Volkswagen est mis en examen en France pour tromperie, 6 ans après le Dieselgate

 

Volkswagen paye les frais du Dieselgate en France. L’affaire, qui a éclaté en 2015, a révélé que le constructeur cachait les réelles émissions de CO2 de ses véhicules grâce à un logiciel intégré. Les autorités françaises se saisissent enfin du dossier et place le groupe sous contrôle judiciaire.

Volkswagen
Crédits : Unsplash

Il est désormais temps de payer les pots cassés. Volkswagen a annoncé aujourd’hui avoir été mis en examen en France pour « tromperie », dans le cadre du scandale Dieselgate. L’affaire remonte à 2015, date à laquelle le groupe allemand reconnaît publiquement avoir installé un logiciel à l’intérieur de ses voitures capable de cacher les réelles émissions de CO2 de ces derniers. Les relevés ont souligné des chiffres jusqu’à 40 fois supérieurs aux normes autorisées.

Mais depuis, le dossier patine. Avant ce nouveau rebondissement, il a d’abord fallu que la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) rende son verdict sur l’affaire. Fin 2020, celle-ci déclare illégale l’activité de Volkswagen, qui s’est empressé de contredire ce jugement. Cela n’a cependant pas suffi à lui faire échapper à la justice française. Le groupe est désormais placé « sous contrôle judiciaire avec obligation de déposer un cautionnement d’un montant de 10 millions d’euros et obligation de constituer une sûreté sous forme de garantie bancaire pour un montant de 60 millions d’euros ».

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Volkswagen refuse de payer une nouvelle fois pour le Dieselgate

La France n’est toutefois pas la première sur le dossier. Nicolas Huc-Morel, l’avocat de Volkswagen, rappelle que les faits qui lui sont reprochés sont « inclus et identiques à ceux déjà tranchés en Allemagne ». Dans un communiqué, le groupe complète en déclarant que « la procédure contre Volkswagen AG s’est achevée en Allemagne en 2018 avec le paiement d’une amende d’un milliard d’euros pour des faits allégués identiques, incluant les véhicules commercialisés en France ». Il se désengage ainsi de « tout préjudice » pour les utilisateurs français.

De ce fait, Volkswagen estime « qu’une double condamnation pour des faits allégués identiques devrait être proscrite ». Au total, le Dieselgate a déjà coûté 30 milliards d’euros au constructeur, dont la majorité aux États-Unis. Pour autant, sa popularité en Europe ne faiblit pas puisqu’il se positionne numéro 1 de la voiture électrique sur le vieux continent en avril 2021. Hier, PSA et Fiat Chrysler, les deux entités de Stellantis, ont également été mis en examen dans le cadre de l’affaire.

 



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