Tinder : un utilisateur victime de vingt mille appels malveillants après une rupture

Les applications de rencontre ont beau cartonner, certains utilsiateurs y vivent parfois des histoires surprenantes. C’est le cas de Guillaume, un utilisateur de Tinder qui a été victime de harcèlement après avoir mis un terme à une liaison née sur l’application.

tinder cauchemar

L’histoire de Guillaume, utilisateur de Tinder, est inédite. A tel point que l’avocat des parties civiles l’a baptisée “affaire Tinder” nous rapporte le Parisien. Tout commençait pourtant de manière on ne peut plus banale.

Guillaume, 43 ans, fraîchement divorcé, tente l’aventure des applications de rencontre et s’inscrit sur Tinder. Rapidement (quel tombeur !), Guillaume rencontre Mme B. Pendant deux mois, ils vivent une relation. Jusqu’ici tout va bien. Sauf que ce cher Guillaume met fin à cette liaison “de façon très violente” assure l’avocate de la prévenue, Me Limoux. Pourtant, c’est bien Guillaume qui fait figure de victime dans cette affaire.

Quand une rencontre Tinder vire au cauchemar

Son ex-petite amie était convoquée le 9 janvier 2019 au tribunal correctionnel de Paris pour violence, violence sur mineure de moins de 15 ans, harcèlement et appels téléphoniques malveillants. L’avocat de Guillaume, Me Arash Derambarsh liste plusieurs évènements justifiant ces accusations.

Guillaume aurait été victime de harcèlement. Son ex-petite amie aurait passé “plus de 20 000 coups de fil” à son domicile et dans l’un des six salons de coiffure que Guillaume dirige. La victime aurait été obligée de fermer deux de ses salons, les employés se faisant insulter par Mme B. Elle aurait même déversé des ordures dans l’immeuble de Guillaume. Ce dernier aurait des vidéos et photos pour preuves. En juillet 2018, la fille de Guillaume, 13 ans, aurait ouvert la porte à Mme B. qui l’aurait frappé violemment à l’épaule. Guillaume aussi a été victime de la violence de son ex-petite amie (mordu et frappé au visage) : quatre jours d’arrêt de travail et quinze de plus pour le traumatisme psychologique subi. Guillaume a même été contraint de déménager. “Un cauchemar” dit-il.

Malgré des preuves irréfutables, le président du tribunal a renvoyé l’affaire au 6 mars 2019, faute de temps. “Comment pouvez-vous envisager que je traite ce dossier en quinze minutes” a-t-il déclaré.

En attendant, il a renforcé le contrôle judiciaire de Mme B. et demandé une expertise psychiatrique. Selon son avocate, Mme V. est “partie en vrille” parce qu’elle souhaitait “obtenir une explication”.

Et vous, avez-vous des histoires insolites liées à Tinder (ou autre) à nous raconter ?


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