En rumeurs depuis quelques semaines déjà, le nouveau casque “1000X The Collexion” de Sony est enfin officiel. Conçu avec tout le savoir-faire Sony, mais s'affichant à plus de 600 €, est-ce le nouveau mètre étalon de l'audio ? Nous avons pu le tester durant plusieurs semaines et vous livrons toutes nos conclusions.
Pour fêter dignement les 10 ans de sa gamme WH-1000XM, Sony a décidé de mettre les petits plats dans les grands en sortant une version « premium » de sa série de casques. Ainsi est né le 1000X The Collexion, un appareil au design léché, aux fonctionnalités inédites et qui s’affiche à un prix… Nettement plus élevé que le récent WH-1000XM6, il fallait s’y attendre.
Les nouvelles options et le gain de confort que procure (sur le papier) ce nouveau casque justifient-ils l’écart de prix entre les deux modèles ? Le nouvel appareil en vaut-il vraiment la peine quand on possède déjà un XM5 ou un XM6, voire un casque concurrent ? Durant trois semaines, nous avons testé le nouveau 1000X The Collexion de Sony et vous proposons un bilan complet du casque.
Prix et disponibilité
Le 1000X The Collexion est au prix de 630 €. L’appareil est disponible dès ce 19 mai 2026.
Pour simplifier sa gamme et faire sobre, Sony décline son casque en deux coloris seulement : blanc ou noir.
Un design revu (et amélioré ?)
Si, au premier abord, le 1000X ressemble quelque peu au WH-1000XM6 sorti l’an passé, il s’en différencie néanmoins dès lors qu’on l’observe un peu plus attentivement. Petite précision, pas forcément inutile : le casque ne se plie pas, contrairement aux différentes itérations du WH-1000XM. Par conséquent, il est composé d’un arceau d’un seul tenant. De chaque côté de cet arceau sont disposés deux branches télescopiques, qui permettent de faire coulisser l’arceau et, donc, de régler la taille du casque. Cette glissière coulisse parfaitement. Ni trop ferme ni trop lâche, elle ne nécessite pas d’être réajustée toutes les 5 minutes.
Sur l’écouteur gauche, on trouve le bouton d’allumage et d’extinction, ainsi qu’une sortie entrée. On profite également de deux petits boutons qui permettent de :
- modifier le contrôle son ambiant (réduction du bruit / son ambiant / désactivation de la fonction en question)
- changer le mode d’écoute (standard / musique / cinéma / jeu / musique de fond)
Sur l’écouteur droit, seul est présent le port USB-C, qui permet de recharger l’appareil. On y trouve également des commandes sur toute sa surface. Comme à l’accoutumée, glisser le doigt vers le haut ou vers le bas permet tantôt d’augmenter le volume, tantôt de le réduire. Glisser le doigt vers l'avant octroie la possibilité de passer au morceau suivant, tandis qu'un glissement vers l'arrière permet de revenir sur la chanson précédente. Une double tape offre le moyen de mettre en pause un morceau ou de le reprendre, mais également de prendre un appel ou de raccrocher. Ici, rien de neuf à l’horizon.
Notez par ailleurs que l’appareil peut aussi être contrôlé par des gestes de la tête. Par son intermédiaire, il est possible d’accepter un appel en opinant du bonnet, ou d’annuler une commande en faisant non de la tête.
Sony a travaillé le design de son casque et a réussi le tour de force de réduire l’épaisseur de ses écouteurs gauche et droite. Alors que ceux du WH-1000XM6 mesurent 45,4 mm de hauteur, les coques du 1000X passent à seulement 40,1 mm.
En revanche, en termes de poids, le casque prend 60 grammes par rapport au WH-1000XM6. Il passe donc la barre des 300 grammes, avec précisément 314 grammes sur la balance. On vous rassure tout de suite : l’ensemble (arceau et écouteurs) étant parfaitement équilibré, on ne ressent nullement ce petit excès pondéral au quotidien. Lors de nos tests, nous sommes restés plus de 4 heures d’affilée avec le casque sur la tête et n’avons jamais ressenti la moindre gêne. Nul doute que le 1000X monte sur le podium des casques premium en termes de confort.
Les larges coussinets des écouteurs sont très agréables et parvienne à englober l’intégralité de l’oreille, là aussi sans qu’aucune gêne ne soit à signaler.
Le 1000X est livré dans une petite sacoche en dur, qui épouse parfaitement la forme du casque et dont le design n’est pas sans rappeler celui d’un sac à main. Original, même si l’accessoire est un peu plus volumineux que le boîtier de transport du WH-1000XM6.
À l’intérieur de ce boîtier de rangement, on ne trouve qu’un seul accessoire : un petit câble Jack. Aucun convertisseur Jack > USB-C n’est livré, contrairement au WH-1000XM6.
Un son à toute épreuve
À l’instar du WH-1000XM6, le 1000X se distingue lui aussi par un rendu audio particulièrement naturel. C'est sur ce terrain que Sony s’éloigne de la plupart de ses concurrents, et notamment Apple, qui privilégie une ambiance sonore plus artificielle.
Nous avons particulièrement apprécié la restitution des basses. Même en réglant l’égaliseur de manière à ce que les basses ressortent davantage, la technologie de Sony fait le nécessaire pour que celles-ci ne soient pas trop « poussives ». Elles sont bien affirmées, sans jamais étouffer les médiums ni les aigus.
Si la technologie DSEE existe depuis 20 ans déjà, Sony continue à l’améliorer de temps à autre. Cela a été le cas en 2016 avec le DSEE HX, puis en 2020 avec le DSEE Ultimate. La même année, Sony donnait également naissance aux DSEE Extreme, mais la technologie était réservée aux smartphones et aux walkmans de la marque… Jusqu’à ce que le WF-1000XM6 fasse son apparition. Très logiquement, le 1000X profite lui aussi de cette technologie.
L'isolation passive du casque est déjà remarquable, mais c'est l'emblématique réduction de bruit active (ANC) de Sony qui impressionne le plus. Et grâce ses 12 micro intégrés et sa technologie Adaptive NC Optimizer, la réduction de bruit est exemplaire. Largement améliorée depuis le XM5, elle franchit un cap grâce à deux atouts :
- Une atténuation plus lourde : Le casque élimine davantage de décibels sur une plage de fréquences plus large, gérant ainsi des bruits ambiants bien plus forts.
- Un processeur QN3 ultra-réactif : Cette nouvelle puce adapte instantanément l'isolation aux variations sonores de votre environnement.
Le résultat est tout simplement exceptionnel. De plus, grâce au réseau de micros embarqués, le mode transparence s'avère lui aussi très naturel.
Une application qui permet de tout régler
Comme avec tous les casques Sony, le 1000X se gère sur smartphone Android ou iOS via l’application Sound Connect (anciennement Headphone Connect, mais renommée depuis octobre 2024).
Celle-ci permet de réellement tout faire concernant les réglages du casque. Il est bien entendu d’activer ou de désactiver l’ANC, de gérer l’égaliseur, mais également d’effectuer d’autres types de réglages propres à Sony.
L’appareil profite d’un mode appelé « 360 Upmix ». En théorie, celui-ci permet de transformer n’importe quelle source audio afin de simuler une ambiance différente parmi les 3 suivantes :
- Musique
- Cinéma
- Jeu
En théorie, cette nouvelle technologie offre une expérience plus immersive à l’utilisateur… C’est du moins ce que promet Sony. Dans la pratique, nous n’avons absolument pas été séduits par l’Upmix. Le mode Musique tente de simuler une salle de concert (ou un grand espace ?) et dénature tous les morceaux que nous avons écoutés.
Enfin, plus anecdotique, on notera quelques petits problèmes de traduction, comme l’égaliseur « Hard » tout bêtement traduit par le terme « Difficile ».
Une autonomie correcte, mais sans plus
En dehors de sa qualité audio, l’autonomie d’un casque reste l’un de ses points fondamentaux. Concernant le 1000X, Sony annonce une durée de vie de 24h en Bluetooth et avec l’ANC activé, et jusqu’à 32 heures sans ANC.
Nos tests se sont approchés de ces valeurs. Nous avons ainsi relevé un peu plus de 23h d’autonomie dans le premier cas, et même davantage que le chiffre annoncé par Sony dans le second cas. Notre casque de test a ainsi tenu 32h15 sans ANC.
Que dire de ces résultats face à la concurrence ? Lors de nos tests, le XM6 avait quant à lui atteint 33 heures avec l'ANC activé. Constat similaire pour le Px7 S3 de Bowers & Wilkins, qui avait dépassé les 30 heures dans les mêmes conditions. En revanche, les AirPods Max 2 d'Apple font nettement moins bien, en affichant seulement une vingtaine d'heures au compteur.
Rien de rédhibitoire, mais une petite ombre au tableau
En lisant cet article, vous avez peut-être remarqué que, concernant l’entrée audio, nous avons évoqué à quelques reprises le port Jack… Mais jamais le port USB-C. Et pour cause : le port USB-C intégré au 1000X ne sert qu’à recharger l’appareil. Le bon point, c’est qu’il est possible de l’alimenter tout en continuant à s’en servir. Le Mauvais, c’est que Sony nous a encore fait le coup du port USB-C qui permet de connecter son smartphone directement sur le casque, et donc de conserver un flux numérique de bout en bout.
Et c’est plutôt dommage, surtout quand on considère que les smartphones munis d’un port Jack sont en totale voie de disparition. Par conséquent, il faut nécessairement passer par un adaptateur (non fourni) et donc transformer le signal numérique en analogique… Et subir par conséquent une légère déperdition.
Alors en conclusion, on achète ou pas ?
Si vous possédez déjà un casque Sony comme un WH-1000XM5 ou un WH-1000XM6, nous ne pourrions vous conseiller de vous tourner vers le nouveau 1000X. Le gain entre les différents modèles est faible, tant en termes d’autonomie que de qualité sonore. Seul le confort peut éventuellement justifier la migration. Mais en termes de prix, le 1000X reste un produit assez onéreux.
Rappelons qu’à son lancement, le 1000XM6 valait 449 €, soit 181 € de moins que le nouveau 1000X. Aujourd’hui, il est même possible de le trouver aux alentours des 380 € en fonction de la période des soldes et autres bons plans ponctuels. La différence tarifaire est de taille. Notez d’ailleurs que le nouveau 1000X ne substitue pas au 1000XM6 sorti en 2025. Les deux appareils cohabitent sur les étals des commerçants.
En revanche, le 1000X The Collexion possède de solides atouts pour qui ne possède pas encore de casque Sony. La qualité audio est remarquable, la réduction de bruit exemplaire et le confort apporté par le casque tout au long de la journée est sans équivalent. Seuls le prix et l'absence d'entrée audio numérique viennent un peu ternir ce tableau si idyllique.













