Tesla est la cible d’une nouvelle plainte suite à un accident mortel impliquant son Autopilot. Les circonstances sont similaires à celles d’un autre drame de 2016, laissant penser que le constructeur n’aurait pas corrigé un défaut de caméra de son système. Mais la responsabilité devrait être attribuée au conducteur, qui n’avait pas les mains sur le volant au moment de la collision. 

tesla model x
La Tesla Model X

La famille d’un homme de 50 ans, décédé au volant de sa Tesla Model 3 suite à accident de la route alors qu’il utilisait la fonctionnalité d’aide à la conduite Autopilot, a décidé de porter plainte contre le constructeur automobile rapporte The Verge. Jeremy Beren Banner est la quatrième personne à mourir après un crash alors que l’Autopilot était activé. Et c’est le deuxième fois que l’affaire va se résoudre devant un tribunal. La première fois faisait suite à la mort en mars 2018 d’un certain Wei Huang, qui conduisait une Tesla Model X avec Autopilot.

Tesla : l’Autopilot était activé, le conducteur aurait retiré ses mains du volant

La victime conduisait sur une autoroute de Floride à 109 kilomètres par heure au moment des faits. La voiture électrique connectée est entrée en collision avec un semi-remorque, provoquant un déchirement de la toiture. La course du véhicule s’est arrêtée près de 500 mètres après le lieu d’impact.

L’avocat de la famille estime qu’un défaut de la technologie Autopilot est à l’origine de l’accent qui a coûté la vie à Jeremy Beren Banner. Tesla, qui a ouvert une enquête en interne, admet que son logiciel d’aide à la conduite était bien activé. D’après la marque et un rapport du National Transportation Safety Board (NTSB), le conducteur aurait allumé l’Autopilot environ 10 secondes avant la collision. Deux secondes plus tard, soit huit secondes avant le drame, ses mains n’étaient plus détectées sur le volant. Or, il est obligatoire de garder ses mains sur le volant et de continuer à regarder la route avec l’Autopilot.

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En 2016, un cas similaire avait eu lieu. Encore sur une autoroute de Floride, un homme conduisant une Tesla avec l’Autopilot actif avait trouvé la mort en percutant un semi-remorque dans des circonstances similaires. Tesla avait alors admis un défaut de son système et que ses caméras n’avaient pas réussi à reconnaître le blanc du camion à cause du ciel lumineux. Mais la faute avait été attribuée au conducteur qui n’avait pas été assez vigilant. L’Autopilot a beaucoup évolué depuis 2016 mais les plaignants pourraient arguer que le défaut qu’il y avait il y a trois ans et qui était censé avoir été corrigé est peut-être toujours présent. Dans tous les cas, si Tesla apporte la preuve que Jeremy Beren Banner n’avait pas les mains sur le volant, il ne risque pas grand chose.

Source : The Verge



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