Taxe GAFAM : Leclerc critique un « bal des hypocrites » au gouvernement

La taxe GAFAM s’est trouvée un nouveau détracteur en la personne de Michel-Edouard Leclerc, le patron de l’enseigne de distribution éponyme. Il dénonce une mesure inefficace et un « bal des hypocrites » au gouvernement comme chez les députés.

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Crédit : Jean-Louis Zimmermann / Flickr

La taxe GAFAM a été adoptée en France après des mois de discussions, mais les polémiques autour d’elle ne s’arrêtent pas. Après que Donald Trump a menacé de représailles sur le vin français, estimant que la taxe visait injustement les grandes groupes technologiques américains, c’est au tour de Michel-Edouard Leclerc, PDG de l’enseigne de distribution française, d’émettre de sérieux doutes quant à la légitimité et à son efficacité, rapporte Capital.

Taxe GAFAM : une mesure inefficace selon Michel-Edouard Leclerc

Et ce qu’on peut dire, c’est qu’il n’y va pas de main morte. Il évoque un « bal des hypocrites » au gouvernement en prenant l’exemple d’Amazon qui va répercuter la taxe sur les vendeurs tiers, qui vont eux-mêmes compenser en augmentant leurs prix. Au final, ce sont donc les consommateurs qui vont trinquer. « C’était pourtant prévisible, non ? Après tout, quand l’Etat augmente la taxe sur les alcools, on finit par la retrouver in fine sur l’étiquette en rayon… », explique-t-il.

L’exécutif n’est pas seul à en prendre pour son grade : le législatif n’est pas épargné non plus. « Et les députés qui depuis quelques heures protestent contre la réaction d’Amazon, se rendent-ils compte qu’en même temps, ils reconnaissent l’inefficacité de la loi qu’ils viennent tout juste de voter ? », écrit-il dans sa note de blog.

Lire aussi : Taxe GAFAM : le G7 trouve un accord pour imposer les géants du numérique

Selon lui, le fond est bon, il faut « s’attaquer aux discriminations fiscales » et « rechercher les ressources de demain dans les nouvelles transactions digitales ». Mais en plus de remettre en cause l’inefficacité de la réforme, la forme pêche. La France a créé un incident diplomatique pas forcément nécessaire avec les États-Unis en nommant explicitement les GAFAM. Au final, Michel-Edouard Leclerc y voit plus un moyen « de gagner des soutiens dans l’opinion française » que de rétablir une justice fiscale. Alors, la taxe GAFAM, simple opération de communication ?

Source : Capital

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