Nébuleuse de l’Anneau : une découverte inattendue révèle le sort funeste qui attendrait la Terre
L’Univers dissimule de nombreuses surprises et les objets astronomiques familiers n’en sont pas exempts. Grâce à un nouvel instrument, la célèbre Nébuleuse de l’Anneau s’est révélée sous un jour nouveau. Et cette découverte donnerait un aperçu du sort funeste que le Soleil pourrait réserver à la Terre.

Nous avons déjà fait, au sein de nos colonnes, une analogie entre Univers et escape game lorsqu’il s’agissait d’évoquer la « véritable » Tatooine, une exoplanète avec deux soleils qui défie les lois cosmiques. L’origine de cette comparaison provient d’un constat : l’espace et ces salles de jeu regorgent d’énigmes à élucider. Pour ce faire, il est parfois nécessaire de repasser derrière ses coéquipiers. Il ne s’agit pas là d’un manque de confiance, mais de s’assurer que l’on ne passe pas à côté de quelque chose d’important.
Cette analogie se vérifie une nouvelle fois aujourd’hui par le biais d’une découverte récente. Elle concerne la célèbre Nébuleuse de l’Anneau – ou Messier 57 (M57) –, située dans la constellation de la Lyre, à près de 2 000 années-lumière de notre planète. WEAVE (WHT Enhanced Area Velocity Explorer), le nouvel instrument du télescope William Herschel (WHT) en Espagne, a offert un regard inédit sur cette « nébuleuse planétaire » – mais qui n’a rien à voir avec les planètes.
La Nébuleuse de l’Anneau dissimule un secret qui donne un aperçu du destin funeste de la Terre
Une équipe de chercheurs de l’University College London a utilisé le mode LIFU (Large Integral Field Unit) de WEAVE : il a permis, pour la première fois, de capturer un spectre de toutes les longueurs d’onde de la lumière visible sur l’ensemble de M57. Comme le souligne Space.com, ette approche inédite leur a permis de découvrir un élément jusque-là insaisissable : au cœur de la Nébuleuse de l’Anneau se trouve en réalité une mystérieuse « barre » composée d’atomes de fer ionisés.
L’étude, récemment publiée dans Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, révèle que sa masse en fer serait équivalente à celle de Mars et qu’elle s’étend sur une distance comparable à 1 000 fois celle séparant Pluton et le Soleil.
Un mystère demeure : comment ce nuage longiligne s’est-il formé ? Plusieurs hypothèses ont été avancées. L’une d’entre elles suggère que l’étoile en fin de vie à l’origine de M57 aurait pu désintégrer une planète rocheuse en orbite, la transformant ainsi en nuage de matière. Si elle s’avère correcte, cela donnerait une idée du sort qui pourrait être réservé à la Terre d’ici 5 milliards d’années, quand le Soleil aura épuisé l’intégralité de son carburant de fusion nucléaire.
Pour élucider ce mystère, les scientifiques prévoient d’approfondir leur étude avec WEAVE. D’abord pour tenter d’identifier si d’autres composants chimiques accompagnent le fer – et lesquels –, ce qui permettrait de déterminer le modèle théorique (et donc l’hypothèse) à privilégier. Découvrir d’autres exemples de structures similaires au cœur de nébuleuses planétaires pourrait également y contribuer.

