L’Arcom va bloquer les IPTV pendant la Coupe du Monde : les utilisateurs risquent “un écran noir au moment d’un penalty”
L'Arcom annonce le déploiement d'un nouveau dispositif de blocage en temps réel des services IPTV en France pour la Coupe du monde de football.

“Un écran noir au moment d'un penalty”. Telle est la menace adressée par l'Arcom aux utilisateurs d'un service IPTV pendant la Coupe du monde 2026 de football, dont le premier match se joue ce 11 juin. La directrice générale adjointe de l'Arcom, Pauline Combredet-Blassel, vient d'annoncer la mise en place d'un nouveau système de blocage des flux pirates en temps réel pour la compétition. Celui-ci avait déjà été testé pendant Roland-Garros il y a quelques jours, et va être pleinement déployé à l'occasion du Mondial.
“L'intérêt du blocage IP, c'est de toucher les serveurs. Une fois qu'on touche la source, c'est quand même beaucoup plus compliqué de créer de nouvelles plateformes”, déclare-t-elle à Radio France. Elle explique que les pirates peuvent créer autant d'adresses internet qu'ils veulent, mais “qu'une fois que les serveurs ne sont plus accessibles, c'est quand même plus compliqué de se répliquer”.
L'Arcom va bloquer les fournisseurs d'IPTV à la source
On ne sait pas si ce nouveau dispositif va faire ses preuves ou non, mais si c'est le cas, le grand bénéficiaire sera beIN Sports. Le groupe audiovisuel est le seul diffuseur en France à retransmettre l'intégralité des matchs et à mettre en place un programme complet centré autour de la Coupe du Monde. Pour y accéder, il faut normalement souscrire un abonnement payant.
M6 et M6+ diffuseront en clair 54 matches du tournoi, dont tous ceux de l'équipe de France, les demi-finales et la finale. Le contenu de M6 étant gratuit, il est moins sujet à la piraterie, mais pour certains utilisateurs qui n'ont pas la TNT ou de box TV, il peut être plus simple de passer par un flux pirate qu'officiel pour regarder la chaîne.
beIN Sports réclame l'automatisation des blocages pour plus de réactivité et porter un coup aux plateformes IPTV. “Aujourd'hui, en Espagne, ils bloquent 10 000 adresses de services pirates sur une journée de championnat. C'est ce qu'on bloque en France en une année”, dénonce Sarah d'Arifat. Elle oublie cependant de préciser que ces blocages massifs en Espagne touchent aussi des services légaux et légitimes par ricochet, alors que l'efficacité contre les services qu'ils sont censés attaquer est loin d'être prouvée.