Hadopi s’avoue désarmée face aux nouveaux moyens de piratage

Quelques jours après la publication de cet article, 1fichier.com nous a contactés pour faire valoir son droit de réponse qui est à retrouver en fin d’article.

Hadopi fait un nouveau bilan sur la lutte contre le piratage et avoue être dépassée par la complexification des canaux de téléchargement et de consommation de contenus protégés par droits d’auteur. Son fameux plan de riposte graduée a plus que jamais du plomb dans l’aile et l’autorité ne s’en cache désormais plus.

Hadopi

Le 22 janvier 2019, Hadopi a publié un nouveau rapport qui en en fait une mise à jour sa cartographie des téléchargements illégaux précédemment réalisée en 2012. L’autorité de lutte contre le piratage dresse un état des lieux qui laisse transparaître un aveu d’impuissance. Et pour cause, en quelques années, le réseau de sites de consommation illégale de contenus protégés par droit d’auteur s’est complexifié au point d’enrayer ses plans. L’épée de Damoclès ne fait plus vraiment peur d’autant qu’avec 101 contraventions en 9 ans pour Hadopi, on ne peut pas vraiment parler d’efficacité de l’autorité.

Hadopi a du mal à suivre le rythme de sophistication des réseaux de piratage

Hadopi note qu’actuellement en France, 55 % des films et 50 % des séries consommés sont piratés. À sa création en 2009, et ce, jusqu’à des années pas si lointaines, les téléchargements illégaux passaient essentiellement par les échanges peer-to-peer via des logiciels comme eMule et plus tard par les nombreuses applications de téléchargement Torrent. Mais comme le constate Hadopi dans sa nouvelle cartographie, les canaux d’échange ou de consommation se sont densifiés : nous sommes davantage à l’ère du streaming, des téléchargements directs, du stream-ripping, du débridage, de l’utilisation de DNS alternatifs et Seedbox ou encore de l’IPTV.

Les sites UpToBox, 1Fichier et Uploaded qui sont les trois plus gros acteurs du téléchargement direct ont un trafic de plus d’un million de visiteurs par mois en France. En dehors des films et séries, les jeux vidéo, la musique ou encore les programmes sportifs sont très populaires auprès des pirates. Le piratage des contenus sportifs via l’IPTV a par exemple atteint une proportion de 29%, une tendance qui a beaucoup à voir avec la multiplication et le renchérissement des abonnements aux chaînes sportives : Canal+, BeIn Sports et maintenant RMC Sport et Media Pro qui s’invitent comme des troubles-fêtes sur ce marché.

Pour ne pas arranger les choses, Hadopi explique que l’utilisation massive des VPN rend davantage difficile l’identification des pirates. En conclusion, l’autorité avoue carrément être désarmée et demande plus de moyens et de pouvoir pour proposer des solutions adaptées à la lutte contre ces nouveaux circuits.

 

Droit de réponse de la société DSTORAGE éditeur du site 1fichier.com : La société DSTORAGE s’inscrit en faux contre les allégations contenues dans l’étude mise en ligne par l’HADOPI relative à l’écosystème du piratage qui porte atteinte à son honneur et à sa considération en la présentant comme un acteur majeur du secteur de la contrefaçon en ligne.

La société DSTORAGE tient à rappeler qu’elle est un simple hébergeur au sens des articles 14 de la directive e-commerce et 6-I-2 de la LCEN et qu’elle n’est en rien assimilable à un site de direct download. Elle n’entretient aucun lien avec les sites visés dans l’étude de l’HADOPI consacrée à l’écosystème illicite des biens culturels dématérialisés.

En outre, la société DSTORAGE tient à rappeler que, contrairement aux sites appartenant à l’écosystème du piratage, elle est d’une transparence à toute épreuve en affichant clairement une politique de retrait, une politique de confidentialité des données à caractère personnel de ses utilisateurs et respecte l’ensemble des obligations légales inhérentes à sa qualité d’hébergeur en conformité avec le droit européen et français.

Par ailleurs, la société DSTORAGE tient à rappeler qu’elle ne cherche nullement à dissimuler ses activités exercées depuis le territoire français.

Réagissez à cet article !
Abonnez-vous gratuitement à la newsletter
Chaque semaine, le meilleur de Phonandroid dans votre boite mail !
Demandez nos derniers articles !
WorldWideWeb : testez le tout premier navigateur web créé en 1990

Le CERN, l’organisation européenne pour la recherche nucléaire vient de recréer WorldWideWeb, le premier navigateur web créé par Tim Bernes-Lee en 1990. Cet hommage à l’ancêtre des navigateurs intervient à l’occasion de ses 30 ans d’anniversaire. Vous avez envie de…