Google Maps confirme que le floutage des prisons françaises a commencé : pourquoi sont-elles encore visibles ?

Google Maps commence enfin à flouter les prisons françaises : la ministre de la Justice Nicole Belloubet avait écrit le 9 octobre à des responsables de Google pour que 49 établissements pénitentiaires, visibles dans la webapp de cartographie satellite, soient enfin floutées. Ces vues aériennes pouvaient en effet servir à préparer des évasions… Des responsables de Google ont assuré à la ministre que le floutage a commencé – mais de nombreuses prisons restent encore visibles. 

La prison de Réau, toujours visible dans Google Maps
La prison de Réau, un exemple d’établissements sensibles encore visibles dans Google Maps

Début octobre, la Garde des Sceaux Nicole Belloubet écrivait à Google pour exiger le floutage des prisons françaises, parfaitement visibles pour nombre d’entre-elles dans la vue satellite de Google Maps. Très remontée, la ministre s’étonnait que malgré ses relances, ces vues satellites soient toujours disponibles à la vue de tous, y compris de criminels qui souhaiteraient mettre sur pied des évasions. Ce mardi 16 octobre 2018, Nicole Belloubet vient de confirmer que le floutage « a commencé » : elle explique à nos confrères de CNews avoir reçu  « Il y a quelques jours », une réponse à son courrier « pour [lui] expliquer le programme de déploiement du floutage ».

Google Maps commence à flouter les prisons

La ministre sera mise à jour de l’avancement de ce floutage « toutes les trois semaines ». Ce floutage commence effectivement à être actif. On ne peut par exemple plus voir la prison des Beaumettes à Marseille, ou encore celle du Bois D’Arcy dans les Yvelines. Néanmoins, certains établissements comme la prison de Réau d’où s’était évadé Rédoine Faïd restent encore parfaitement visibles dans la webapp de cartographie. Le public a ainsi accès à un plan détaillé des lieux, de ses coursives, terrains et différentes zones. Mais pourquoi Google prend-t-il autant de temps pour flouter ces images ?

En fait, ce n’est pas Google qui s’occupe du floutage. L’application de cartographie repose en effet sur des images venant d’entreprises tierces. Dans la foulée de la missive de Nicole Belloubet, Google avait ainsi expliqué avoir envoyé à ses fournisseurs « une liste de sites sensibles, en leur demandant de prendre les mesures nécessaires afin de nous transmettre des images conformes à la législation en vigueur dans les plus brefs délais ». Il reste néanmoins étonnant que les fournisseurs en question ne se soient pas conformés à la Loi interdisant de mettre à la disposition du public ces images de sites sensibles dès le départ…

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