Google accepte de payer une amende de 392 millions $ plutôt que d’aller au procès

 

Les géants de la Silicon Valley utilisent les données des internautes à des fins de ciblage publicitaire. Les États américains ont décidé de sévir contre cette pratique, lorsqu’elle se fait à l’insu des consommateurs. Ne souhaitant pas s’engager dans un procès à l’issue peut-être plus coûteuse encore, Google a accepté de payer une amende de 392 millions $.

Crédit : Flickr

Plutôt que d’aller au-devant d’un long et coûteux procès, Google a préféré conclure un accord à l’amiable avec quarante États américains. Ces derniers reprochent à la compagnie d’avoir trompé ses utilisateurs concernant la récolte de leurs données de géolocalisation. Un petit arrangement qui coûtera la bagatelle de 392 millions $ à la firme de Mountain View. Elle s’engage également à mieux informer les internautes sur la nature et l’utilisation de leurs données.

Google était accusé d’avoir secrètement récolté les données de géolocalisation des smartphones sous Android et iOS entre 2014 en 2019. Une coalition de « procureurs » américains (les attorneys general) de 40 États s’apprêtait à traîner le géant de la recherche devant les tribunaux. Ils lui reprochaient de ne pas assez informer les internautes sur la manière de désactiver totalement la collecte de données. Pire encore, Google les induisait en erreur en leur laissant croire qu’il suffisait de désactiver la géolocalisation sur leur téléphone.

Google informe mal les utilisateurs de ses services et paie une amende record aux Etats-Unis

En effet, même lorsque la géolocalisation d’un smartphone est désactivée, Google est toujours en mesure de connaître votre emplacement précis et la teneur de vos recherches à travers ses applications Google Search ou même à travers Google Maps. Pendant longtemps, la compagnie ne s’est donc pas privée d’utiliser ces informations pour proposer des publicités ciblées.

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Selon le procureur général du New Jersey, il s’agit de l’accord « le plus important jamais conclu autour de la protection des informations personnelles aux États-Unis ». Pour beaucoup, la signature de cet arrangement pécuniaire sonne comme un aveu de culpabilité de la part de Google. Ce dernier se défend pourtant sur son blog : « l’enquête se basait sur des politiques de produit obsolètes que la compagnie a modifiées depuis. Nous continuerons de déployer de nouvelles fonctionnalités, comme un point d’information central qui soulignera l’emplacement des paramètres clés pour aider les gens à faire des choix informés en ce qui concerne leurs données » ».



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