Facebook traque les utilisateurs qu’il juge dangereux et vous en faites peut-être partie

 

Facebook a constitué un fichier listant des personnes qu'il juge dangereuses pour sa propre sécurité. Leurs données personnelles et même leur géolocalisation sont traquées par le réseau social. Et si vous avez déjà insulté Mark Zuckerberg ou Facebook, il est fort possible que vous en fassiez partie. 

mark zuckerberg

Facebook espionne tous ses utilisateurs, on le savait déjà. Mais on apprend désormais que le réseau social tient une liste restreinte de personnes qu'il estime dangereuses pour sa propre sécurité. D'après une enquête de CNBC relayée par BFMTV, le réseau social suit particulièrement à la trace ces individus, jusqu'à surveiller leur géolocalisation. Un fichier recense également toutes leurs informations personnelles, collectées grâce aux algorithmes de Facebook.

Facebook a un fichier de personnes dangereuses

Ce fichier a été créé dès 2008, selon d'anciens employés de Facebook interrogés. Il s'intitule “BOLO”, pour “be on lookout”, qu'on peut traduire par “sous surveillance”. Des centaines de personnes en font partie. Comment fait-on pour s'y retrouver ? Et bien il suffit d'avoir insulté ou menacé l'entité Facebook, Mark Zuckerberg ou un employé du groupe. Si vous avez commenté “fuck you Mark” en réponse à une publication du patron de la société, vous avez de bonnes chances d'y être par exemple. Certains anciens salariés de Facebook peuvent également s'y retrouver.

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“Notre équipe de sécurité utilise des mesures conformes aux normes de l’industrie pour détecter et contrer les menaces crédibles de violence contre nos employés et notre entreprise”, a assuré un porte-parole de Facebook au média américain. Tim Bradley, consultant pour une entreprise de sécurité, déclare d'ailleurs à CNBC que plusieurs autres grandes compagnies ont recours aux mêmes procédés.

S'il semble assez injuste de se retrouver ainsi fiché pour avoir critiqué Facebook, il s'agit de mesures préventives visant à protéger les équipes du groupe. On se souvient notamment de la fusillade qui avait eu lieu dans les locaux de YouTube. Dans le papier de CNBC, il est fait mention d'un cas lors duquel un individu venu déjeuner avec un employé de Facebook a été escorté hors du campus par la sécurité car elle faisait partie sans le savoir de ce fichier BOLO.



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