Facebook n’espionne pas vos conversations : il n’en a pas besoin pour tout savoir

Facebook concentre bien des maux, mais il n’existe aucune preuve comme quoi le réseau social épie et analyse nos conversations. Si l’on a parfois cette impression, c’est car le groupe de Mark Zuckerberg en sait déjà beaucoup sur nous sans avoir besoin de recourir à de telles extrémités

facebook espionnage

Cela nous est tous arrivé au moins une fois : on parle d’un sujet par message, appel vocal ou même en direct avec un interlocuteur et immédiatement après on aperçoit une publicité relative à ce thème sur Facebook ou Instagram. Une conclusion s’impose alors à nous : nos communications téléphoniques sont espionnées et le groupe américain analyse même ce que l’on dit en personne si notre mobile est à proximité. En 2018, Facebook a d’ailleurs admis avoir accès au micro de notre smartphone.

Facebook est mauvais si vous tenez à votre vie privée, mais il y a probablement aussi une part de mythe

Mais Facebook, malgré toutes ses mauvaises pratiques révélées lors de différents scandales, ne va probablement pas aussi loin, estime Cnet. La rédaction du site a mené sa propre étude de cas en se réunissant et en parlant de sujets présélectionnés avec leur smartphone à leurs côtés. Les journalistes ont ensuite consulté leur mobile à la recherche de publicités reliées à ces thèmes. En vain. Des experts en sécurité se sont également penchés sur la question, et n’ont trouvé aucune preuve crédible que le réseau social avait recours à de tels moyens.

Lire aussi : Facebook : votre smartphone espionne vraiment ce que vous dites près de lui selon une enquête choc

En avril 2018, Mark Zuckerberg avait été auditionné par le Sénat américain suite à l’affaire Facebook-Cambridge Analytica. S’il avait pratiqué la langue de bois à un niveau professionnel ce jour là, il s’était au moins montré clair sur ce point : « Vous parlez de cette théorie du complot qui circule, comme quoi nous écoutons ce qui se passe chez vous via votre microphone et l’utilisons à des fins publicitaires. Nous ne faisons pas ça », avait-il assuré au sénateur Gary Peters. Bien sûr, sa parole ne vaut pas grand chose. Mais ce jour là, sa stratégie était l’esquive plutôt que le mensonge.

Ce qui semble être la vérité, c’est que Facebook a recueilli tellement d’informations sur ses utilisateurs par d’autres moyens (activités sur les applications de son écosystème, géolocalisation, intérêt, réseau d’amis, habitudes d’achat…) qu’il les connaît sur le bout des doigts sans avoir besoin de passer au peigne fin ses conversations. Si vous recevez une pub pour un voyage à Istanbul sur Instagram, c’est probablement car Facebook sait que vous aimez les voyages ou que vous avez consulté des contenus relatifs à la ville. Pas parce que vous venez d’en parler à Jérémy et Jessica à la terrasse d’un café. Mais rassurez-vous, il y a plein d’autres bonnes raisons de détester Facebook.



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