Des fous du volant utilisent Snapchat pour accuser un faux coupable

 

Sur Snapchat, les personnes ayant reçu une contravention sur la route désignent de faux coupables volontaires. Habitant le plus souvent à l’étranger, ces derniers ne peuvent donc pas recevoir l’amende. Toutefois, cette arnaque a rapidement été débusquée par la gendarmerie du Gard, qui a déjà arrêté quatre individus ayant eu recours au stratagème.

snapchat app store
Crédits : Unsplash

En créant Snapchat, ses développeurs n’avaient sûrement pas prévu que la plateforme allait devenir le réseau social préféré des hors-la-loi. En effet, sa fonctionnalité d’autodestruction instantanée des messages est du pain béni pour tous ceux qui préfèrent voir leur petit commerce passer sous le radar. Le réseau social est ainsi particulièrement prisé dans le milieu de la drogue, comme l’a souligné Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur.

Mais ce n’est pas la seule utilisation détournée que l’on peut en faire. Des gendarmes du Gard ont enquêté sur une nouvelle pratique pour le moins astucieuse. Celle-ci consiste, après avoir commis une infraction routière, à rejeter la faute sur un anonyme via un pseudo Snapchat. « Ainsi, en échange d’une rémunération, un conducteur avec une identité imaginaire ou usurpée est désigné à la place du conducteur contrevenant par la personne contactée via Snapchat », expliquent les autorités.

Ils tentent d’échapper à l’amende grâce à Snapchat, mais se font rattraper

De cette manière, les escrocs en herbe espèrent ne pas avoir à payer la contravention qui leur a été envoyée, tout en conservant leurs points de permis. Pour cela, ils désignent le plus souvent des personnes vivant à l’étranger et ne possédant donc pas un permis français. « Ces conditions rendent impossible une poursuite financière ou une sanction avec une éventuelle perte de points », précise la gendarmerie.

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S’ils pensaient là avoir trouvé une faille dans le système, les arnaqueurs ont vite déchanté. À force d’user de ce stratagème, certaines personnes ont été désignées des centaines de fois, réveillant les soupçons des forces de l’ordre. Il ne leur a pas fallu longtemps avant de remonter à la source et arrêter le véritable coupable. À ce jour, quatre escrocs paraîtront devant le Tribunal Judiciaire de Nîmes en 2022. Ils risquent 3 ans de prison et 45 000 € d’amende.

Source : Actu.fr Occitanie

 



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