Snapchat est le “réseau social de la drogue” selon le ministre de l’Intérieur

 

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin s'est attaqué à Snapchat lors d'une interview donnée à France Inter. Le locataire de la place Beauvau assure que Snapchat est devenu le nouveau “réseau social de la drogue” et appelle les dirigeants à prendre leurs responsabilités pour endiguer ce phénomène.

snapchat
Crédits : Flickr

Comme vous le savez peut-être, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a fait de la lutte contre le trafic de drogues l'une de ses priorités. Dans un entretien accordé à l'Express ce mardi 18 mai 2021, le locataire de la Place Beauvau a rappelé à ce sujet que 1700 opérations de police ont été menées sur les 4000 points de deals connus en France depuis le début d'année 2021.

Et si les autorités font tout leur possible pour stopper l'activité “en bas des immeubles”, le combat contre le trafic de stupéfiants doit se poursuivre sur les réseaux sociaux, et plus précisément sur Snapchat comme l'a préconisé Gérald Darmanin lors d'une interview donnée dans la matinale de France Inter ce mercredi 19 mai.

Il a notamment dénoncé “l'ubérisation” du trafic de drogue, “des livraisons à domicile” rendues possible par Snapchat, Telegram et d'autres services de messagerie instantanée qui proposent notamment des conversations éphémères, soit des messages qui disparaissent après une certaine durée.

Snapchat doit prendre ses responsabilités d'après Gérald Darmanin

C'est sur Snapchat que les livreurs de drogue donnent leurs rendez-vous, comme vous donnez rendez-vous sans doute pour livrer une pizza… C'est totalement démoralisé si j'ose dire. Et effectivement, des scooters, un certain nombre de faux VTC, des livraisons à domicile, évitent le travail que nous faisons dans l'espace public, c'est-à-dire le point de deal en bas de l'immeuble”, précise Gérald Darmanin au micro de France Inter.

Le numéro six du gouvernement appelle d'ailleurs les dirigeants de Snapchat à prendre leurs responsabilités, pour que des mesures strictes soient prises afin d'empêcher ces trafics sur leur réseau social. Néanmoins, le ministre reconnaît qu'il s'agit d'une première victoire,  “puisque nous faisons reculer de l'espace public, du bas de l'immeuble les gens qui trafiquent”.

Pour rappel, en 2017 Snapchat était mêlé à des affaires de trafics de stupéfiants. En effet, Snapchat était utilisé à l'époque pour recruter des dealers dans différentes villes de France, et notamment à Grenoble. Autre exemple, lors du Black Friday 2019, de nombreux dealers se servaient d'Instagram et d'autres réseaux sociaux pour mettre leurs produits disponibles sur le dark web.

Source : France Inter



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