D’après Microsoft, l’IA va remplacer les cadres et employés de bureau dans moins de 2 ans
L’intelligence artificielle pourrait bouleverser le monde du travail bien plus vite que prévu. Le patron de Microsoft AI estime que la plupart des emplois de bureau seront automatisés d’ici 18 mois. Son annonce choc relance le débat sur l’avenir des cadres et employés qualifiés.

Depuis deux ans, les dirigeants de la tech multiplient les déclarations sur l’impact de l’IA. En 2025, plusieurs responsables expliquaient que la technologie pouvait déjà accomplir de nombreuses tâches de bureau. Pourtant, les licenciements massifs restaient limités. Beaucoup d’entreprises hésitaient encore à franchir un cap symbolique.
Selon plusieurs analystes, la technique était prête, mais l’image publique freinait les décisions. Puis Amazon a supprimé 30 000 postes en quelques mois, dont 16 000 dans les bureaux, pour accélérer l’automatisation. Aujourd’hui, Microsoft adopte un discours encore plus direct sur le remplacement des emplois qualifiés.
Microsoft AI affirme que l'intelligence artificielle égalera les humains dans la plupart des métiers de bureau d’ici 18 mois
Mustafa Suleyman, directeur général de Microsoft AI, estime que l’intelligence artificielle atteindra un niveau de performance humain pour la majorité des tâches professionnelles. Lors d’un entretien accordé au Financial Times, ce dernier affirme que la plupart des métiers de bureau pourraient être automatisés d’ici 12 à 18 mois. Il cite les avocats, comptables, chefs de projet et professionnels du marketing. Selon lui, ces fonctions reposent largement sur un travail informatique répétitif et structuré. Il évoque une phase intermédiaire qu’il nomme « intelligence artificielle capable », située entre les modèles actuels et une intelligence artificielle générale.
Cette position rejoint d’autres dirigeants du secteur. Le patron d’Anthropic estime que la moitié des emplois de bureau débutants pourraient disparaître en cinq ans. Une simulation du MIT indique que 11,7 % des travailleurs américains pourraient être remplacés par l’intelligence artificielle, soit l’équivalent de 1 200 milliards de dollars de salaires. D’autres études sont plus prudentes.
Le MIT rapporte aussi que 95 % des usages d’IA générative en entreprise n’ont pas encore d’effet mesurable sur les profits. Malgré ces réserves, Microsoft anticipe la création de milliards d’agents numériques capables d’exécuter des tâches spécifiques pour chaque organisation. Selon son dirigeant, ces systèmes pourront ainsi être personnalisés pour chaque entreprise, administration et même pour des usages individuels précis.