Ces mystérieux points rouges détectés par James Webb viennent de révéler leur véritable nature
Les étranges points rouges capturés par James Webb intriguent les astronomes depuis leur découverte. Plusieurs théories ont tenté de les expliquer, sans jamais convaincre totalement. Une nouvelle hypothèse change radicalement la donne.

Depuis sa mise en service, le télescope spatial James Webb multiplie les découvertes qui bousculent les théories établies. Parmi elles, ces minuscules points rouges détectés dans l'univers primitif ont rapidement attiré l'attention des chercheurs. Baptisés Little Red Dots, ces objets compacts et très lumineux étaient jusqu'ici soupçonnés d'abriter les tout premiers trous noirs supermassifs de l'univers. Leur comportement et leur lumière particulière continuaient pourtant de résister à toutes les explications proposées. Aucun modèle ne parvenait à rendre compte de l'ensemble de leurs caractéristiques observées.
Face à ces incertitudes, les hypothèses se sont multipliées au fil des mois. Certains chercheurs avaient même suggéré que ces points rouges constituaient une toute nouvelle classe d'objets cosmiques, sans équivalent connu dans l'univers local. C'est dans ce contexte qu'une équipe internationale d'astronomes vient de proposer une piste radicalement différente.
Les “Little Red Dots” de James Webb pourraient être des amas d'étoiles en train de naître
Selon cette étude publiée sur la plateforme scientifique arXiv, ces points rouges ne seraient pas des trous noirs en formation, mais des amas globulaires en cours de construction. Ce sont des groupes dense de milliers à millions d'étoiles, lié par la gravité. Dans ce scénario, leur lumière proviendrait d'une très jeune population d'étoiles. Elle est accompagnée d'une étoile supermassive de courte durée de vie, des millions de fois plus lumineuse qu'une étoile ordinaire. Ce type d'astre hypothétique, encore jamais observé directement, servirait de phare temporaire pendant la formation de l'amas. Les chercheurs estiment que ces étoiles géantes seraient apparues moins d'un milliard d'années après le Big Bang.
Cette hypothèse présente plusieurs atouts. Le nombre de points rouges observés à différentes époques de l'univers correspond bien à ce que l'on attend des amas globulaires aujourd'hui. Leur distribution dans le temps colle aussi à l'âge des amas globulaires pauvres en métaux, parmi les plus anciens connus. Des zones d'ombre subsistent cependant. Les températures et la luminosité observées ne correspondent pas encore parfaitement aux modèles actuels. Les chercheurs devront affiner leurs calculs avant de pouvoir confirmer cette piste prometteuse.