Google tient-il les constructeurs en laisse avec les accords de licence d’Android ?

Maj. le 17 mars 2015 à 17 h 04 min

Jusqu’à aujourd’hui, les accords de licence de Google avec les constructeurs étaient restés secrets. Ainsi, tout ce qu’on savait sur le sujet, c’est qu’Android était un système open source, permettant ainsi à n’importe quel OEM d’en modifier les écrous et les boulons comme il le souhaite. Toutefois la récente fuite des conditions générales des accords de licence d’Android, document à l’origine confidentiel, nous démontre aujourd’hui qu’en réalité, tout ça est bien plus complexe qu’on l’aurait cru.

google accord android

Android, un OS open source mais qui reste très réglementé par Google

Grâce à ce document, on apprend qu’en réalité, tout est réglementé où y compris l’endroit ou doit être placé le widget de recherche Google sur un appareil Android

Toutes les applications Google Mobile Service (GMS) doivent être présentes

Mais ce n’est pas tout, ainsi, conformément aux accords de licence,  si un constructeur de smartphones désire préinstaller certaines applications de la firme comme Gmail ou Maps, il devra alors composer avec les règles de Mountain View et intégrant l’ensemble du pack d’application imposé par Google, auquel cas, il n’aura pas le droit de commercialiser ses terminaux :

Les dispositifs ne peuvent être distribués que si toutes les applications Google sont préinstallés.

En résumé, pas question de commercialiser un appareil Android sans Google+, par exemple. Idem pour le Play Store, ce qui permet d’éviter par exemple, que des constructeurs comme Samsung qui possèdent leur propre Store ne remplacent le Play Store de Google par le Samsung Apps. Heureusement, tous les services de la firme ne sont pas sur cette liste de « must-have « , ce qui explique pourquoi les téléphones Android ne sont pas préchargés avec Google Météo, Google Finance et autres.

Le cas des appareils Android sans les services de Google

Par ailleurs, contrairement à ce que laissaient penser certains appareils comme les tablettes Kindle Fire d’Amazon ou autres terminaux proposant une version d’Android personnalisée ou « allégée », ce type d’utilisation « partielle » de l’OS reste également très réglementée. On peut notamment lire qu’il est formellement interdit de distribuer ou d’encourager un tiers à distribuer un kit de développement de logiciel dérivé de Android ou encore de prendre la moindre mesure pouvant favoriser la fragmentation de l’OS.

Par ailleurs si un constructeur désire commercialiser un appareil sans le Play Store ou les services de Google, comme Amazon, l’a fait, il sera dans l’obligation de compenser par ses propres services.

Conclusion

Dans sa définition propre, Android reste un système open source, toutefois, il apparaît que caractéristique, largement mise en avant par Google est loin d’être aussi accentuée que la firme le prétend. Ce qui n’est pas forcément une mauvaise chose, car avec ces accords de licence, la firme impose aux constructeurs des normes de qualité dont le bénéfice revient directement au consommateur, comme c’est par exemple le cas avec les nouvelles règles mises en place qui obligent les constructeurs à sortir leurs appareils sous le versions les plus récentes de l’OS.

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