Le nouvel Outlook cache un défaut gênant que Microsoft aura du mal à effacer
Le nouvel Outlook de Microsoft traîne une lenteur difficile à ignorer sur Windows 11. Cliquer sur une notification réclame une attente que l'ancienne version ne connaît pas. La cause de ce ralentissement se niche au cœur même de sa conception.

Les logiciels de messagerie occupent une place centrale dans le travail quotidien sur ordinateur. Une notification surgit, on clique, et le message attendu doit apparaître aussitôt. Microsoft pousse depuis des mois sa dernière mouture comme l'avenir du courriel sous Windows. La firme de Redmond dirige même les récalcitrants vers le nouvel Outlook en retirant peu à peu la version historique. Cette transition forcée agace une partie des habitués du logiciel classique.
Le nouvel Outlook coexiste avec la version Classic, une application de bureau native rodée depuis des années. La mouture récente repose sur WebView2, en pratique une simple fenêtre web chargeant le service en ligne. Ce socle technique explique en partie ses difficultés. Elles étaient déjà visibles lors de récents dysfonctionnements après une mise à jour de Windows 11. Le client moderne a beau progresser, son comportement face aux notifications interpelle. Un test détaillé vient chiffrer l'ampleur du problème.
Le nouvel Outlook réclame dix secondes là où la version Classic répond aussitôt
Selon les mesures publiées par le site spécialisé Windows Latest, le contraste entre les deux versions est saisissant. Avec la version Classic, cliquer sur une notification ouvre le message visé quasi instantanément. Le nouvel Outlook, lui, charge d'abord la boîte de réception complète. Le courriel attendu n'apparaît qu'au bout d'une dizaine de secondes. Plus absurde encore, ouvrir le logiciel depuis le menu Démarrer et chercher le message à la main reste plus rapide. Cette manipulation prend environ cinq secondes, soit deux fois moins que la notification.
Cette lenteur découle directement du moteur WebView2, partagé par de nombreuses applications web. La version moderne tourne en dix processus distincts, là où la mouture classique se contente d'un seul. Chaque composant doit sortir de veille avant d'afficher le moindre courriel. La consommation suit la même logique. Au repos, elle grimpe à 490 voire 636 Mo de mémoire vive, contre 117 à 148 Mo pour l'ancienne. La seule issue passerait par un retour au code natif, une piste que l'éditeur explore désormais sérieusement.