Rester assis peut aider à préserver la santé de votre cerveau, mais à une seule condition… La voici
Nombreuses sont les personnes qui passent plusieurs heures par jour assises. Et si la sédentarité n’a rien de bénéfique que ce soit pour la santé physique ou mentale, une nouvelle étude vient mettre en évidence l’existence de deux manières de rester assis. Surtout, l’une d’elles peut aider à préserver la santé de notre cerveau sur le long terme.

On le sait, la sédentarité n’est bonne ni pour la santé, ni pour la santé mentale. Et alors que le célèbre seuil des 10 000 pas à faire par jour pour améliorer la santé a été remis en question, une récente synthèse de 85 études met désormais en évidence qu’il existe différents types de positions assises et que toutes ne se valent pas.
Rester assis de manière prolongée a un impact sur la santé du cerveau, cela a déjà été établi. Pourtant, jusqu’à présent, la position assise était traitée comme un tout. Alors que, en réalité, on peut considérer qu’il existe deux manières d’être assis : passive et active. Et cette différence ne serait pas anodine, comme le rapporte Science Alert.
Position assise « active » VS « passive » : ce qui change pour vos neurones
Définissons d’abord ce que l’on entend par position assise « passive » et « active ». Par exemple, regarder simplement la télé appartient à la première catégorie ; lire, utiliser un ordinateur ou jouer à un jeu de société font partie de la seconde. Différencier les deux est pertinent: la position assise active, elle, ne favoriserait pas le déclin cognitif.
Cela ne veut pas dire pour autant qu’il faut passer toutes ses journées assis : pratiquer une activité physique régulière est essentiel pour se maintenir en bonne santé. Mais à choisir, la position assise active – contrairement à celle passive – sollicite le cerveau, préservant sa santé par la même occasion.
Il est donc « meilleur » pour la santé cognitive de lire ou de travailler sur l’ordinateur que de regarder la télévision, les chercheurs ayant constaté que les positions « actives » présentaient « des associations largement positives avec la santé cognitive, améliorant des fonctions telles que les fonctions exécutives, la mémoire situationnelle et la mémoire de travail », là où celles passives sont généralement associées à des effets préjudiciables pour le cerveau – comme le risque accru de démence. L’impact observé est mesuré, mais suffisant pour être considéré.
Surtout, il ne s’agit pas là d’une étude avec des recommandations irréalistes. Les résultats, publiés dans le Journal of Alzheimer’s Disease, présentent des efforts concrets et faciles à mettre en place au quotidien pour préserver la santé du cerveau sur le long terme – l’analyse s’étant appuyée sur des activités sédentaires classiques plutôt que sur des programmes spécialement pensés pour l’entraînement cognitif. En effet, le chercheur en santé publique Paul Gardiner (Université du Queensland) rappelle : « La plupart des gens passent de nombreuses heures assis chaque jour, donc le type de position assise compte vraiment ». Les scientifiques espèrent que cela ouvrira la voie à une approche plus nuancée.

