Test LG G Flex 2 : un écran incurvé pour se démarquer

Maj. le 4 mars 2018 à 14 h 08 min

Avant de sortir son G4, LG renouvelle un autre haut de gamme, j’ai nommé le G Flex 2. Le smartphone ne manque pas d’ambition. Non seulement il est équipé du puissant Snapdragon 810 de Qualcomm mais dispose aussi d’un étonnant écran incurvé.

Avec le test du LG G Flex 2, nous allons voir si la marque coréenne a été en mesure de corriger les soucis d’ergonomie de son prédécesseur et si le flagship est à la hauteur de sa réputation. De même, nous sommes très curieux de découvrir si l’écran incurvé est un réel « plus » pour ce smartphone. Les réponses à ces questions (et plus encore) sont à lire dans notre test complet.

Fiche technique du LG G Flex 2

Malgré des controverses au niveau de la chauffe, le constructeur a fait confiance à Qualcomm en équipant le smartphone du Snapdragon 810. Son écran reste 1080p mais dispose d’une belle résolution de 403 ppp. Notons aussi que le modem interne gère la 4G de catégorie 6 (jusqu’à 300 Mbps en débit descendant).

Chaque photo du test s’agrandit après avoir cliqué dessus, histoire d’en profiter dans des dimensions plus flatteuses.

L’emballage est très classique pour un smartphone. On retrouve la traditionnelle boite qui laisse découvrir rapidement le G Flex 2 puis, sous un tiroir nous trouvons les différents accessoires. A savoir un casque intra-auriculaire et différents embouts, le câble microUSB et un adaptateur secteur.

Notons qu’il n’y a aucun manuel mais un guide de démarrage rapide pour profiter du flagship le plus rapidement possible.

L’écran incurvé au service du design

Le premier élément qui frappe reste, bien entendu la forme adoptée. L’ensemble du smartphone est ainsi incurvé afin d’épouser au mieux le drôle d’écran de l’appareil. Félicitons d’ailleurs LG pour avoir largement revu la prise en main du flagship. Contrairement au G Flex premier du nom, ici, il est très agréable de manipuler le téléphone qui tient bien en mains.

LG fait à nouveau le choix d’une coque en plastique avec un toucher très agréable malgré un traitement plutôt ordinaire. Le constructeur dispose de lignes assez sobres, l’ensemble est racé, on note le souci de proposer un bel objet venant du constructeur coréen. Les intentions sont louables et notables. Par ailleurs, vous pouvez observer l’emplacement du port SIM ainsi que celui de la microSD avec l’obligation d’enlever la coque arrière.

Comme d’habitude sur les appareils à grandes diagonales de LG, les principaux boutons de contrôles sont situés à l’arrière du téléphone. Il s’agit du bouton Power et des boutons de volume (soit la même configuration que le Zenfone 2). Au-dessus de ces derniers se trouvent un dual-LED Flash ainsi qu’un autofocus laser que LG exploite depuis quelques flagships maintenant. Enfin, un port infrarouge est disponible sur le bord supérieur.

LG G Flex 2, comparatif Zenfone 2

Pour un 5,5 pouces, le G Flex 2 s’en sort très bien avec une épaisseur comprise entre 7 mm et 9,4 mm environ. On se situe peu ou prou dans les dimensions du OnePlus One. Le Zenfone 2 de Asus se montre bien plus massif en comparaison des deux smartphones en présence. Notons pour finir sur cette partie, que le dernier né de LG n’est pas pensé pour être flexible, attention au poids qui pourrait être appliqué dessus. Sans être fragile, l’appareil me semble à prendre avec soin.

Un affichage Full HD très propre

Comme je l’évoquais furtivement précédemment, l’écran embarqué dispose d’une dalle OLED prometteuse sur le papier. Combinée à la définition de 1920 x 1080 pixels et d’une résolution de 403 PPP, l’écran enthousiasme par un rendu des couleurs flatteur et une densité des noirs fantastique. Merci à la technologie OLED.

Comme vous pouvez le voir, les couleurs s’affichent à merveille et sont magnifiées par un contraste de haute qualité. Sur notre modèle de test (un modèle commercial), nous n’avons pas détecté de souci dans les couleurs primaires, ni même sur le blanc qui ne vire pas vers une autre tendance. Ajoutons que les angles de vision sont excellents et la réactivité aux petits oignons. Bien joué.

L’affichage de jour confirme les bonnes sensations ressenties et malgré des reflets indéniables, il reste possible d’utiliser le téléphone dans la plupart des cas. Seule la lecture d’un texte peut se révéler fastidieuse dans de telles conditions extrêmes. Autre tendance, dans une salle obscure, il est possible d’exploiter le smartphone sans trop en demander à nos petits yeux. Notons tout de même une luminosité maximum qui ne semble pas si exceptionnelle.

Le Snapdragon 810 dans les benchmarks

LG a fait confiance à Qualcomm et son Snapdragon 810. Ce dernier fait beaucoup parler de lui en raison d’une chauffe supposée importante et des performances à relativiser. Qu’en est-il dans les faits ? On peut déjà vous dire que le smartphone tire habilement partie du SoC.

Commençons par l’habituel AnTuTu où le G Flex 2 décroche un prometteur 48110. Une performance confirmée sous 3D Mark où le précieux remporte un joli 22685. C’est quasiment le même score obtenu par le HTC One M9. Normal, les deux smartphones partagent le même SoC ainsi que le GPU Adreno 430.

Sans grande surprise, PC Mark dispose d’un solide 4406, une petite surprise néanmoins, le Zenfone 2 de Asus se permet de faire mieux ici avec 5666 points. Sous le super optimisé Epic Citadel, nous obtenons 48,9 FPS en moyenne en Ultra High Quality. Basemark X confirme la tendance avec 18918 points en réglage High. Ici le Zenfone 2 ne peut rivaliser par exemple. Notons que la chauffe se fait surtout sentir sur la partie supérieure durant les benchmarks qui sollicitent fortement le SoC.

A la lumière du tableau comparatif des benchmarks, il devient évident que le Snapdragon 810 (et l’Adreno 430) forme un SoC redoutable. Avec lui, les jeux 3D les plus puissants du moment tourneront à fond. Mais on peut néanmoins regretter un boost de performance pas aussi flagrant qu’escompté en comparaison d’un Snapdragon 801. Quoiqu’il en soit, ce G Flex 2 est une belle bête qui ne déçoit pas vraiment sur ce point.

Sur PC Mark, la pluie de bons scores se poursuit avec 5666 au compteur tandis que Epic Citadel s’en sort avec un solide 47,8 FPS en Ultra High Quality. Basemark X dispose d’un massif 12004 en réglage High.  Au sujet de la chauffe, celle-ci se fait sentir au dos dans une zone proche du capteur photo, mais elle se dissipe relativement bien à travers l’ensemble de l’appareil. Rien d’anormal ici. Retrouvez les autres tests dans le tableau récapitulatif ci-dessus.

Android Lollipop et la surcouche de LG

Équipé de Android Lollipop (version 5.0.1), LG compte aussi beaucoup sur sa surcouche Optimus UI pour enrichir l’expérience utilisateur. Celle-ci reprend les très grandes lignes vues sur le G3 de la marque. Pas d’innovation donc, mais le retour des fonctions chères à LG.

Citons en premier lieu Knock Code et Knock On. Celles-ci permettent de configurer un certains nombres de gestes à effectuer écran éteint afin de déverrouiller ou de lancer une application spécifique. Knock Code va même plus loin, il est possible d’entre sa suite de gestes préférés (des zones de l’écran) et, après plusieurs erreurs le smartphone est bloqué. A ce moment, seul un code PIN préalablement enregistré peut déverrouiller l’appareil. Efficace.

Dans le même ordre d’esprit, vous apprécierez Smart Cleaning, un petit outil qui permet de nettoyer les fichiers temporaires qui se se développent au sein du système. On se demande encore pourquoi il ne s’agit pas d’une fonctionnalité par défaut dans Android. Signalons aussi la présence d’un explorateur de fichiers bien pratique.

Un petit mot sur le rendu de l’interface. Celle-ci fait la part belle aux codes couleurs introduits par Google avec Lollipop. Au programme donc, du flat design et des teintes volontiers chaleureuses, très colorées. On aime ou pas, mais l’ensemble se révèle agréable à découvrir au fur et à mesure.

Soirée Disco avec les enceintes ?

Sur ce point, nous ne nous attendons rarement à des merveilles tant la finesse des appareils d’aujourd’hui rend compliqué l’intégration de bonnes enceintes. Ici, nous sommes dans la bonne moyenne niveau volume possible, même si le maximum ne m’a pas semblé très haut. En revanche, notons la bonne tenue du son sans grésillement ou saturation (par exemple sur How to be a Werewolf ou le synthétique Remurdered de Mogwai).

Attention néanmoins, les enceintes étant au dos. Il faudra veiller à ne pas les obstruer sous peine d’obtenir un son étouffé et franchement médiocre. Une fois passé au casque avec les intra-auriculaires fournis par LG, nous sommes alors comme souvent dans une toute autre dimension. Il nous est alors permis d’apprécier une prise jack de qualité, sans souffle disproportionné. Une réussite donc.

Des photos classes sans effort

LG équipe son G Flex 2 d’un capteur photo de 13 mégapixels et d’un autofocus laser. Ça ne vous rappelle rien ? Il s’agit sensiblement d’une configuration similaire à celle du G3 particulièrement apprécié. Ce couple photo est-il aussi performant ici ? La réponse oui, plutôt deux fois qu’une.

En cours de journée ensoleillée, le résultat est sans appel, LG fait un sans faute. Les clichés sont détaillés, avec un piqué visible et, ce qui impressionne, c’est une prise de vue très rapide. A l’usage, il semble que l’autofocus laser fasse des merveilles. Quelques réglages existent pour modifier quelques détails. Par ailleurs, le mode HDR magnifie peut-être un peu trop les photos. Il est presque à considérer comme un effet visuel supplémentaire.

En mode macro, le capteur se montre tout aussi à l’aise sur les quelques exemples illustrés ici. Et même si nous avons été particulièrement sadique sur les clichés de nuit, notons que le miracle est aux abonnés absents. Gros grain, et perte de détail deviennent alors inévitables, comme tous les appareils du marché. Ni plus, ni moins. La partie photo du G Flex 2 nous a donc plutôt enthousiasmé.

LG G Flex 2, sans HDR
Sans HDR

LG G Flex 2, avec HDR
Avec HDR

LG G Flex 2, profondeur de champ

LG G Flex 2, android avec surcouche

LG G Flex 2, mode nuit

LG G Flex 2, mode nuit médiocre

LG G Flex 2, sensibilité lumière

LG G Flex 2, mode macro

LG G Flex 2, Snapdragon 810

LG G Flex 2, stabilisateur OIS

Une autonomie étonnante

Avec une batterie de 3000 mAh et une définition d’écran de seulement 1080p. Seulement, car le LG G3 avait quant à lui un écran quad-HD bien plus énergivore. Avec PC Mark et son outil de test de batterie, nous obtenons ainsi 4h55 seulement. A relativiser car il s’agit de conditions très actives de test. En pratique, le téléphone s’en sort très nettement mieux.

D’après mes constatations personnelles, le G Flex 2 tient à l’aise une journée loin du chargeur avec une utilisation conjointe de surf en 4G et en WiFi, mais aussi des appels téléphoniques ainsi qu’une poignée de jeux 3D. Notons que pour les plus gourmands (Republique, Real Racing 3), la batterie descend très nettement plus vite. En ayant un usage plus minime, il semble possible d’atteindre les deux jours.

Le Snapdragon 810 se comporte finalement bien au niveau de l’autonomie, il parvient sans peine à réguler le besoin de puissance pour trouver juste milieu entre performances et économie de batterie. Il s’agit d’une réussite dans la continuité de ce que nous sommes habitués à voir sur le créneau des flagships.

Et les options téléphoniques

Pas de souci majeur constaté sur la partie téléphonie. Le LG G Flex 2 accepte ainsi les micro SIM. Le réseau a été très bien capté dans les conditions de test (avec l’opérateur Prixtel, fonctionnant sur le réseau SFR). De plus, le volume proposé semble suffisant pour pouvoir discuter dans tous les environnements urbains habituels.

Le smartphone est aussi compatible avec la 4G, et de ce point de vue, sous réserve de disposer d’une couverture suffisante, les débits nous ont semblé bons. Surfer sur le web est fluide tandis que les usages habituels, messageries, Facebook, Twitter, emails, se font sans noter de ralentissements liés à la connexion mobile.

L’accroche GPS est aussi précise et la navigation en mode piéton se montre agréable sans noter de perte de signal. LG a fait du bon boulot.

 

LG G Flex 2

Avec le G Flex 2, LG a revu sa copie de fond en comble pour proposer un appareil au format incurvé enfin intéressant à prendre en main. En gommant plusieurs petits défauts de son prédécesseur, le constructeur parvient à proposer non seulement un smartphone à la conception particulière mais aussi une bête de course grâce au puissant SoC Snapdragon 810.

Alors, certes, peut-être que nous aurions préféré encore plus du dernier né de Qualcomm qui n'apporte pas toujours autant de performances en plus en comparaison de la génération précédente (Snapdragon 801 et 805), mais il semble difficile de nier les qualités bien réelles de l'appareil. A commencer par une autonomie honorable grâce à de belles optimisations sur la consommation.

Reste une ultime question. A plus de 500 euros, soit le tarif de la plupart des flagships vendus en France, on peut légitimement s'interroger sur l'intérêt de l'écran incurvé au quotidien. Soyons clairs, si son usage est agréable, il ne faut pas non plus s'attendre à une révolution particulière dans les tâches quotidiennes. Reste qu'il dispose d'un joli design, d'un bel écran et qu'il se démarque aussi de la concurrence. De quoi déclencher l'acte d'achat ?

Design

Ecran

Performances

Interface

Audio

Appareil photo

Autonomie

Note finale

Avec ce positionnement tarifaire, LG joue dans la cour des grands. Et si son smartphone améliore encore la formule présentée avec le G3, force est de constater que la principale innovation se résume à l'écran incurvé. Pour les amateurs éclairés, cet argument peut faire la différence, mais il y a peut-être de quoi se demander s'il ne serait pas plus judicieux d'attendre le G4 dont la sortie ne va plus tarder et qui devrait apporter supposément plus de nouveautés au monde Android. Retenons un smartphone très pratique, bien fini, bien pensé, mais cher, en attendant une réelle démocratisation de ce type d'écran.
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