Microsoft est à nouveau accusé d’espionner les utilisateurs de Windows 10 en collectant une quantité impressionnante de données personnelles. Si la firme s’est toujours défendue en avançant l’argument du diagnostic des problèmes rencontrés par les utilisateurs, le gendarme néerlandais des données personnelles affirme que Microsoft va bien au delà des informations qui lui sont nécessaires.

Windows 10 accusé d'espionner les utilisateurs

Microsoft a toujours été dans le collimateur de l’Autoriteit Persoonsgegeven, l’équivalent néerlandais de la CNIL qui l’accuse depuis plusieurs années de récolter quantité de données personnelles des utilisateurs de Windows 10. L’organisme estimait en 2017 que la firme violait la loi en aspirant des données au-delà de celles qui lui sont nécessaires, et ce, à l’insu des utilisateurs. Il est question, entre autres, des adresses des sites web visités via le navigateur Edge ou encore des données relatives à l’utilisation de chaque application sur Windows 10.

Microsoft est visé par une nouvelle plainte pour collecte illégale de données sur Windows 10

L’entreprise s’est toujours défendue en affirmant que ces données ne servaient qu’à son système de télémétrie. Ce dernier permet de diagnostiquer les problèmes techniques rencontrés par les utilisateurs de Windows 10 afin, selon Microsoft, de l’aider à améliorer ses produits et services. Seulement, de nombreuses organisations ont pointé du doigt l’utilisation de ces données pour la création d’un profil publicitaire propre à chaque utilisateur.

Face à la pression, Microsoft avait fini par faire un pas de bonne volonté en se montrant un peu plus transparent sur les données qu’il collecte tout en modifiant son système pour requérir l’approbation des utilisateurs dans certains cas. Ces mesures ne seraient qu’un leurre selon l’Autoriteit Persoonsgegeven qui affirme dans un communiqué avoir découvert que « de nouvelles collectes de données potentiellement illégales » étaient effectuées par la firme. Une plainte vient d’être déposée par l’organisme auprès de son équivalent irlandais. Le siège européen de Microsoft est en effet situé à Dublin.

Il appartient désormais au DPC irlandais d’enquêter sur la question et de déterminer si Microsoft est en tort. Pour rappel, en cas d’infraction, le RGPD prévoit des sanctions qui peuvent aller jusqu’à 4% du chiffre d’affaires global annuel de l’entreprise fautive.

Source : TechChrunch



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