WhatsApp : Édouard Philippe a tort de l’utiliser, met en garde Edward Snowden

Les membres du gouvernement qui utilisent WhatsApp ou Telegram commettent une erreur selon Edward Snowden. Pour le lanceur d’alerte, ces applications de messagerie n’offrent pas le niveau de sécurité requis pour échanger des informations sensibles. Edward Philippe connu pour être actif sur WhatsApp est notamment interpellé.

Edward Snowden : utiliser WhatsApp et Telegram est une erreur pour les membres du gouvernement

Edward Snowden était invité sur France Inter lundi 16 septembre. Au nombre des sujets abordés figure l’utilisation des applications de messagerie sécurisées, comme WhatsApp et Telegram. Selon le lanceur d’alerte, « si quelqu’un au gouvernement s’occupe de questions sensibles et utilise WhatsApp, c’est une erreur ». 

WhatsApp, Telegram : des applications risquées pour les communications sensibles

« Facebook est propriétaire de WhatsApp qui lui enlève, couche après couche, ses différents niveaux de protection, depuis qu’ils ont racheté l’entreprise », explique le lanceur d’alerte. « Ils disent ‘non, non, nous n’écoutons pas les conversations, vu qu’elles sont chiffrées ». Pourtant selon Snowden, « ils essaient bien d’écouter ces conversations en invoquant des raisons de sécurité nationale ».

Parce qu’elles sont connues pour chiffrer les échanges de bout en bout, les applications de messagerie sécurisées ont toujours la cote chez les hommes politiques. Emmanuel Macron utilise par exemple Telegram alors qu’Édouard Philippe est plus actif sur WhatsApp. Selon Edward Snowden, les membres du gouvernement feraient une erreur en se croyant à l’abri.

Le lanceur d’alerte reconnait toutefois que n’importe laquelle de ces deux applications vaut toujours mieux que des SMS ou des messages non chiffrés. Mais WhatsApp et Telegram « sont extrêmement risqués si vous êtes Premier ministre ». Tant qu’a utiliser une application de messagerie sécurisée,Snowden préfère encore Signal  et Wire qui selon lui « utilisent le meilleur chiffrement possible ».

Depuis peu, les agents de l’administration française sont invités à utiliser l’application Tchap développée spécialement afin d’éviter que des informations sensibles transitent par des serveurs étrangers. Mais elle non plus n’est pas à l’abri des problèmes de sécurité comme l’a prouvé il y a quelques semaines le chercheur français Elliot Alderson.

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