Comment payer moins cher la recharge de sa voiture électrique ?

 

Recharger sa voiture électrique a un coût, qu’il est possible de maîtriser à bien des niveaux afin de réaliser des économies. Recharge gratuite, conseils pour limiter les tarifs de la recharge à domicile, astuces pour choisir la bonne borne publique et bien d’autres thèmes encore sont abordés dans notre dossier, qui devrait vous aider à mieux gérer votre budget et à dépenser moins d’argent.

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Charge sur borne privée ou sur borne publique ?

L’une des promesses de la voiture électrique, en plus d’être moins néfaste pour l’environnement que les véhicules thermiques, est la possibilité de réaliser des économies à long-terme sur le carburant. En effet, recharger la batterie d’une voiture en électricité coûte moins cher que de faire un plein d’essence ou de diesel. Et en prenant quelques précautions et en adoptant certains comportements, le consommateur peut même encore réduire le coût de la recharge de sa voiture électrique. Nous passons ici en revue plusieurs options permettant de maitriser son budget recharge, toutes n’étant bien entendu pas forcément adaptées à votre situation. Mais vous devriez tout de même pouvoir suivre au moins l’un de nos conseils pour réduire la facture et optimiser vos dépenses.

Trouver des bornes de recharge gratuites

Il est possible de recharger sa voiture électrique sans avoir à débourser quoi que ce soit en débusquant une borne de recharge gratuite. Il est possible d’en trouver sur le parking de certaines entreprises, renseignez-vous auprès de la vôtre pour savoir si un tel dispositif existe et dans le cas contraire, vous pouvez souffler l’idée à votre direction d’installer une ou plusieurs bornes de charge. Certains parkings publics ou privés proposent également des stations de charge. Il faut payer le stationnement comme n’importe quel autre conducteur, mais l’utilisation des bornes de recharge n’entraîne aucun surcoût. Quand vous réservez un hôtel, n’hésitez pas à vérifier si celui-ci dispose d’un parking avec borne de recharge, elles y sont de plus en plus fréquentes.

Il est aussi possible de trouver des bornes de recharge publiques chez certains concessionnaires, qui les mettent à disposition de la clientèle. C’est par exemple le cas de Renault et Nissan. On note aussi un nombre croissant de commerces, grandes surfaces, centres commerciaux, et même restaurants, qui investissent dans des bornes de recharge, mises à disposition des consommateurs. Ils espèrent ainsi attirer de nouveaux clients avec cet argument, qui pourront dépenser durant le temps de recharge. Chez les supermarchés, les enseignes allemandes Aldi et Lidl notamment misent sur les bornes électriques. Auchan a aussi commencé à s’y mettre. Le géant suédois de l’ameublement Ikea offre aussi un tel service dans quasiment tous ses magasins en France. Il est parfois nécessaire de demander un badge d’accès à l’accueil pour profiter de la station de recharge.

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La Renault Zoe, un bestseller en Europe

Des points de recharge peuvent aussi être mis en place sur la voirie par les collectivités. Le mode de fonctionnement est alors décidé au cas par cas par l’autorité locale : accès totalement libre (un cas de figure rare), accès par badge payant, accès par badge gratuit pour les résidents…

Il est possible de localiser les bornes de recharge gratuites via l’outil bien pratique Chargemap. Il dispose d’un filtre permettant de faire apparaître uniquement les stations libres d’accès gratuitement. De plus, la plateforme indique la puissance de la charge dont dispose la borne et informe de sa disponibilité immédiate ou de son occupation. Un bon moyen de dénicher les bons plans près de soi.

Bien sûr, se brancher sur une borne gratuite a aussi ses inconvénients. Elles sont certes généralement rapides, en tout cas plus que les installations électriques que l’on trouve dans la plupart des domiciles, mais elles ne sont souvent pas disponibles à tout moment, peuvent être déjà occupées, ou situées dans un lieu dans lequel il ne vous convient pas d’attendre que la recharge se fasse. Il y a forcément des contraintes à rouler gratuitement sans payer son électricité.

Recharger sa voiture électrique à domicile plutôt que sur des bornes payantes

Dans la mesure du possible, mieux vaut brancher son véhicule sur un réseau électrique domestique. La recharge est certes plus lente, mais son coût est aussi réduit. Anticipez vos besoins en consommation pour éviter d’utiliser des bornes publiques payantes. Cela vaut surtout pour les utilisateurs qui effectuent des trajets courts régulièrement plutôt que de longues distances bien sûr. Pour en savoir plus à ce sujet, nous vous conseillons la lecture de notre dossier consacré au coût de la recharge de sa voiture électrique à domicile.

Comment économiser sur la recharge d’une voiture électrique à domicile ?

Recharger son véhicule à la maison est en moyenne moins cher que de passer par les bornes prévues par les constructeurs de voitures électriques. Et il est possible de faire encore baisser la facture à coup d’optimisations ici et là. Mises bout à bout, celles-ci permettent de faire d’importantes économies sur le long terme.

Recharger sa voiture électrique de nuit à domicile

Certains contrats d’électricité permettent de bénéficier de tarifs préférentiels pour une consommation électrique nocturne. Cela donne la possibilité aux conducteurs d’effectuer leurs trajets durant la journée et de recharger la batterie de leur véhicule à moindre coût lorsqu’ils n’en ont de toute manière plus besoin. Pour rappel, il n’est pas nécessaire d’attendre d’arriver en heure creuse pour brancher sa voiture électrique. Les différents modèles proposent des fonctionnalités de programmation de la charge qui permettent de décider quand celle-ci doit débuter, soit depuis le tableau de bord du véhicule soit depuis une application mobile. Les détails d’une telle option varient selon les fabricants, qui font parfois payer cette fonction. Il est aussi possible de lancer une programmation directement depuis sa borne de recharge sur certains modèles.

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Coût de recharge moyen d’une voiture électrique à domicile pour 100 kilomètres d’autonomie selon EDF

Attention, en contrepartie de ce prix attractif de l’électricité aux heures creuses, le coût en heures pleines est légèrement plus élevé. Également, le prix de l’abonnement peut se montrer plus élevé. Il est donc conseillé de souscrire un tel contrat seulement si votre consommation est élevée, à hauteur d’une recharge quotidienne par exemple. Faites vos calculs en fonction de vos besoins pour savoir si cela vaut le coup de passer vers un tel contrat. Prenez en compte dans l’équation la différence de prix de la recharge avec le tarif de nuit et la différence de coût de l’électricité de jour en fonction de la consommation de votre véhicule et de votre domicile ainsi que l’écart de prix entre les abonnements pour estimer quelle est la meilleure solution.

Des contrats d’électricité pensés pour les possesseurs de voiture électrique

Mais alors, quels sont ces fameux abonnements qui permettent de recharger sa voiture électrique à moindre coût à certains horaires ? Les offres des fournisseurs d’énergie en la matière ne sont pas encore légion contrairement à chez certains de nos voisins (Allemagne, pays scandinaves) où le développement du marché automobile électrique est plus fort, mais il existe tout de même quelques possibilités intéressantes :

  • L’un des abonnements les plus connus est celui d’EDF, baptisé Vert Électrique Auto, qui offre un tarif du kWh 50% moins cher en heure creuse qu’en heure pleine. Deux options sont disponibles. L’une avec les heures creuses uniquement (8 heures par jour durant la nuit pour la plupart, mais avec possibilité que les plages horaires soient séparées, c’est-à-dire que les 8 heures ne sont pas forcément consécutives, d’où l’intérêt de la programmation de la charge comme expliqué plus haut). La seconde option inclut les heures creuses en semaine, mais aussi le tarif préférentiel pour les jours de week-end et les jours fériés. À savoir, cette deuxième alternative n’est disponible que pour les logements équipés d’un compteur communicant Linky. Les deux offres sont sans engagement avec un prix du kWh bloqué pendant trois ans.
  • Engie propose lui aussi une solution pour les propriétaires de voiture électrique avec Elec’,Car. Là aussi, la promesse est une électricité 50% moins chère pendant les heures creuses, encore une fois généralement la nuit. Comme Vert Électrique Auto, Elec’,Car est également un abonnement sans engagement avec un prix du kWh garanti pendant trois années.
  • Il n’est plus possible de souscrire le contrat Total Spring Mobilité Verte, qui ne reste disponible que pour ceux qui sont déjà abonnés. Mais nous avons un remplaçant avec Heures Super Creuses de son successeur Total Direct Energie. Nous avons ici une philosophie bien différente de celle des deux concurrents cités plus haut. L’offre comprend une baisse de prix de 50% du kWh par rapport au tarif réglementé des heures pleines 4 heures par jour (les heures super creuses) de 2h à 6h puis une réduction de 29% durant 4 autres heures (les heures creuses), de 23h à 2h et de 6h à 7h. Il faut avoir un boîtier Linky pour bénéficier de cet abonnement. Le contrat est sans engagement, mais le prix de l’électricité peut être réévalué après 12 mois.

Dans les trois cas, l’électricité fournie est d’origine 100% renouvelable, provenant notamment du solaire et de l’éolien.

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Renseignez-vous sur les offres de votre fournisseur d’énergie

Pour nous montrer un petit peu plus concrets, nous allons comparer le coût moyen estimé de la recharge à moyen terme (pour 10 000 kilomètres parcourus) selon que le véhicule soit rechargé à domicile en heures pleines ou en heures creuses :

  • Tesla Model 3 : 288 euros en heure pleine et 173,4 euros en heure creuse
  • Renault ZOE : 254 euros en heure pleine et 153 euros en heure creuse
  • BMW i3 : 320 euros en heure pleine et 192 euros en heure creuse
  • Nissan Leaf : 397 euros en heure pleine et 238 euros en heure creuse

Comme vous pouvez le constater, logiquement, les économies réalisées avec la recharge en heure creuse sont de plus en plus intéressantes à mesure que le véhicule consomme de l’énergie. Si vous êtes en possession d’une Renault ZOE que vous n’utilisez que de temps en temps, ces contrats ne sont peut-être pas faits pour vous, car avec le prix plus élevé de l’abonnement ne sera pas forcément rentabilisé. Mais si vous êtes au volant d’une Nissan Leaf et que vous parcourez beaucoup de kilomètres, ce type d’offre devient rapidement attractif.

Produire sa propre électricité

Investir dans un véhicule électrique et une installation de recharge pour celui-ci, c’est miser sur l’avenir. Alors, pourquoi ne pas passer à l’étape supérieure et produire sa propre électricité ? Bien entendu, les investissements à consentir sont extrêmement importants, mais peuvent permettre d’être autonome en électricité sur le long terme, au-delà même de la seule recharge de son véhicule. De plus, l’État a prévu des aides pour ce genre d’initiatives. Nous pensons notamment aux panneaux solaires et aux modules photovoltaïques, les plus simples à mettre en place. Il faut cependant bien se renseigner avant de se lancer pour être certain d’atteindre la rentabilité à long terme en fonction de sa situation. Les éoliennes domestiques et l’énergie hydroélectrique concernent bien moins d’individus, mais peuvent se révéler intéressantes dans certains cas. Rentrer dans les détails de cette question nécessiterait un dossier à lui tout seul, recentrons-nous donc sur la recharge de sa voiture électrique.

Quelle borne de recharge à domicile pour voiture électrique choisir ?

Si vous optez pour une installation à domicile pour économiser sur le coût de la recharge à long terme, vous allez devoir investir dans ce que l’on appelle communément une wallbox. Pour rappel, il est risqué de brancher son véhicule sur une prise de courant classique, qui n’est pas prévue pour. La recharge sera lente et surtout, peut poser des problèmes de sécurité majeurs et des incidents graves. Dans le cas de l’utilisation d’une prise domestique standard, il est impératif de faire vérifier son infrastructure électrique par des professionnels.

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Il est donc recommandé de se tourner vers les fameuses wallbox, plus performantes, fiables et sécurisées. Il faut choisir celle qui peut répondre à nos besoins, mais il ne s’agit pas non plus de prendre le modèle le plus haut de gamme puisque nous cherchons ici à réduire nos coûts. Il va donc falloir que vous trouviez la formule équilibrée. Pour cela, analysez bien vos habitudes de consommation et vos besoins pour faire le bon choix.

Les facteurs à prendre en considération sont :

  • Le modèle de voiture électrique : un véhicule gourmand en énergie peut demander une puissance de charge supérieure pour obtenir une bonne autonomie par heure de charge.
  • Le temps de recharge disponible : si vous ne pouvez pas laisser charger la voiture longtemps consécutivement (que ce soit pour rester en heures creuses, pour des questions logistiques ou professionnelles…), mieux vaut miser sur une charge plus rapide pour remonter rapidement la batterie.
  • La manière de conduire : si vous êtes plutôt du genre agressif au volant, la consommation du véhicule va augmenter et vous allez devoir recharger le véhicule soit plus longtemps, soit avec une puissance de charge plus élevée.

Il existe quatre standards de recharge principaux pour les solutions à domicile :

  • 2,2 kW : 15 kilomètres d’autonomie pour une consommation moyenne de 15 kWh/100 km
  • 3,7 kW : 25 kilomètres d’autonomie pour une consommation moyenne de 15 kWh/100 km
  • 7,4 kW : 50 kilomètres d’autonomie pour une consommation moyenne de 15 kWh/100 km
  • 11 kW : 75 kilomètres d’autonomie pour une consommation moyenne de 15 kWh/100 km

On peut même atteindre jusqu’à 22 kW sur les bornes les plus puissantes. Les deux premiers points renseignés ci-dessus sont les principaux éléments permettant de décider quelle est la puissance de charge adéquate pour vous. Si vous pouvez recharger votre véhicule toutes les nuits pendant les huit heures creuses, pas besoin d’investir dans une wallbox 11 kW par exemple, vous pouvez vous contenter de 3,7 kW ou 7,4 kW pour réaliser des économies.

Une wallbox coûte généralement entre 500 et 1200 euros, mais on en trouve à des prix bien plus élevés. Dans la plupart des cas, il n’y a pas de raison de se tourner vers ces wallbox premium au coût prohibitif. À cette somme de l’achat de l’équipement, il faut ajouter les frais d’installation par un professionnel agréé. Ceux-ci sont variables, dépendant notamment de l’aménagement de votre domicile.

Parmi les produits recommandables, on retrouve les bornes de charge de Circontrol, Legrand, Evbox, E-Station, Green Motion, VE-Tronic, Pulse et bien d’autres acteurs encore. Vérifiez que le produit soit certifié IP64 résistant aux intempéries, indispensable puisque la wallbox est très souvent à l’extérieur. Ne négligez pas non plus la résistance aux chocs IK10. Le design est secondaire, mais autant bien voir si la borne vous plaît esthétiquement, elles sont moins discrètes que les prises de courant. Enfin, toutes les wallbox ne se valent pas en termes de fonctionnalités : suivi de la consommation, gestion et adaptation intelligente de la charge, contrôle depuis le mobile…

wallbox

Si vous n’êtes pas trop exigeant en termes de puissance de charge et de fonctionnalités, sachez qu’une alternative intermédiaire entre la prise de courant classique et la borne de charge est la prise renforcée, qui peut faire passer jusqu’à 3,7 kW. Suffisant pour certains types d’utilisateurs. Ce type de prise peut être acheté pour 80 à 100 euros, même s’il existe des modèles plus coûteux. Comme pour la borne, mieux vaut s’attacher les services d’un électricien pour la mise en place. La prise renforcée représente un investissement de départ bien plus doux qu’une wallbox.

Les aides et subventions pour l’installation d’une borne de recharge

L’État prévoit des coups de pouce aux consommateurs intéressés par la pose d’une borne de recharge pour véhicule électrique à son domicile, mais il n’est pas le seul. Il est aussi possible d’aller voir ce que proposent certaines collectivités territoriales ou les constructeurs automobiles directement.

  • Crédit d’impôt : Depuis la loi de finances pour 2020 publiée au Journal officiel du 29 décembre 2019, le crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) s’est transformé en prime forfaitaire. Si vous êtes propriétaire (en maison individuelle ou en logement collectif) et quel que soit votre niveau de revenu, le montant forfaitaire de ce crédit d’impôt est de 300 euros pour les dépenses effectuées à partir du 1er janvier 2020. Pour un achat réalisé en 2019 (ou justification d’un devis et du versement d’un acompte en 2019), l’ancienne méthode du crédit d’impôt s’applique, à savoir le remboursement de 30% du prix de l’équipement, les frais d’installation étant exclus du calcul.
  • Solution Individuelle du programme Advenir : Mise en place par l’Avere (Association pour le développement de la mobilité électrique), cette aide est quant à elle réservée aux logements collectifs, mais pour un usage individuel (un particulier disposant d’une place dans un parking par exemple). Il est alors possible de faire financer 50% du coût de l’installation, avec un plafond de 600 euros (ou jusqu’à 960 euros dans le cas où l’installation intègre un pilotage énergétique). Plusieurs conditions doivent être respectées pour prétendre à cette aide : l’installateur et le matériel électrique doivent être labellisés Advenir et la puissance des bornes de recharge doit être inférieure ou égale à 22 kW.
  • Ville de Paris : La ville de Paris peut prendre en charge une partie des frais engagés par les syndics et bailleurs sociaux assurant la gestion d’immeubles parisiens. Nous avons d’abord une aide de 50% du montant hors-taxe des travaux pour un pré-équipement électrique, jusqu’à un maximum de 4000 euros, dans le cadre de l’installation d’une borne de recharge ou la rénovation d’une colonne montante pour véhicules électriques ou hybrides dans leur parking. Un second volet des aides est le financement de 50% du montant des travaux pour installer des bornes de recharge à destination des habitants ou des visiteurs, avec un maximum de 500 euros par point de charge et quatre points de recharge maximum, soit un plafond de 2000 euros.
  • Région Grand-Est : Un programme de subventions en faveur des collectivités, des entreprises et du résidentiel collectif a été mis en place. Il est cumulable avec l’aide du programme national Advenir décrit plus haut. Les bailleurs et syndics de copropriété peuvent déposer un dossier pour obtenir une aide à hauteur de 70% des coûts, jusqu’à 1300 euros par point de recharge. Comme pour Advenir, la puissance de la borne ne doit pas être supérieure à 22 kW.
  • Les constructeurs automobiles : Certaines marques facilitent l’accès aux bornes à domicile aux acheteurs de l’un de leurs modèles de véhicule électrique. Renseignez-vous auprès de votre concessionnaire pour savoir si vous pouvez y prétendre. Par exemple, Nissan offre l’installation d’une prise 2,2 kWh ou participe aux frais de la pose d’une wallbox de son partenaire Proxiserve pour l’achat d’une LEAF. Peugeot peut quant à lui inclure une prise renforcée quand vous acquérez une de ses voitures électriques, les coûts d’installation restant par contre à votre charge.
  • TVA réduite : N’oubliez pas qu’au titre des travaux d’amélioration de la qualité énergétique des logements de plus de deux ans, la TVA est réduite de 20 à 5,5%. Sont concernés la pose, l’installation et l’entretien des matériaux et équipements éligibles au crédit d’impôt transition énergétique, dont les bornes de recharge.

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Comme vous pouvez le voir, il existe des solutions répondant à de multiples situations. Même si vous vivez en copropriété, vous pouvez essayer de convaincre votre syndic ou bailleur d’installer une ou des bornes de recharge avec pour argument l’existence de ces aides. Gardez aussi à l’esprit que le gouvernement prévoit un bonus écologique ainsi qu’une prime à la conversion pour l’achat ou la location longue durée d’une voiture électrique.

Recharger sa voiture électrique sur des bornes publiques payantes

Parfois, il n’y a pas le choix, il faut passer par une borne publique payante pour recharger son véhicule électrique : pour recharger très rapidement sa voiture, parce qu’il n’y a pas d’autres options disponibles… S’il faut privilégier les bornes gratuites ainsi que la recharge à la maison pour économiser de l’argent, vous allez peut-être devoir consentir à payer plus cher votre recharge de temps en temps. On estime qu’entre 5 et 10% des recharges de voiture électrique se font sur une borne publique payante. Mais même dans ce cas, il existe quelques astuces à connaître pour essayer de gagner quelques euros.

Chargemap

Nous mentionnions la plateforme collaborative Chargemap un peu plus tôt pour trouver des bornes de recharges publiques gratuites, sachez que le service permet également de trouver des bornes publiques payantes à proximité de soi via la géolocalisation ou n’importe où en France et si vous désirez par exemple anticiper un point de charge dans la préparation d’un long trajet. Pour chaque borne, vous pouvez accéder à des informations bien utiles comme le réseau dont elle fait partie, le mode de paiement, le prix, la vitesse de charge, si elle est en cours d’utilisation, si elle est toujours en service… Rendez-vous sur le site Chargemap.com ou sur l’application mobile disponible Android et iOS pour ce faire. À noter que la « carte des bornes de recharge de voiture électrique » du gouvernement (data.gouv) est en fait une intégration de Chargemap.

chargemap

Un autre intérêt de Chargemap est de comparer le coût de la recharge entre les bornes qui sont disponibles aux alentours pour pouvoir choisir la plus économique. Vous pouvez aussi vous renseigner sur les méthodes de paiement acceptées (badge du réseau, application mobile, carte bancaire, carte d’abonnement…) pour ne pas faire le voyage jusqu’à la borne pour rien si vous n’êtes finalement pas en mesure de l’utiliser. Les tarifs y sont bien détaillés, avec le prix de lancement de la borne, le prix au kW, le prix de l’occupation le cas échéant en cas de blocage de la borne, la différence de prix entre journée et nuit s’il y en a une…

Depuis peu, Google Maps permet de trouver une station de recharge compatible avec sa voiture électrique, mais l’outil nécessite encore bien des améliorations et nous préférons utiliser Chargemap pour le moment, plus complet en la matière. Mais les évolutions de Google Maps dans le futur sont à surveiller : il est déjà possible de filtrer en fonction du type de prise ou de savoir si une borne est libre ou occupée pour éviter les temps d’attente, et des nouveautés devraient peu à peu enrichir l’expérience. Waze s’adapte lentement à ce nouveau besoin, mais sachez qu’il est possible de chercher une borne depuis Chargemap puis de lancer la navigation vers celle-ci en destination sur Waze directement.

Nextcharge et Plugshare sont également des solutions convenables pour trouver une borne publique.

Recharger la nuit aussi sur les bornes publiques

Nous vous avons expliqué que certains contrats d’électricité permettent de recharger son véhicule à moindre coût lors des heures creuses à domicile. Sachez qu’il est également possible de réaliser de sacrées économies sur certaines bornes publiques en rechargeant une fois la nuit tombée. C’est par exemple le cas des stations faisant partie du réseau Révéo. Sur une borne standard (jusqu’à 22 kVA), le prix de la connexion avec une heure de charge inclue est de 1,5 euro pour les abonnés et de 3 euros pour les non-abonnés et itinérants. Ensuite, la minute supplémentaire est facturée 0,025 euro de 7h à 21h, mais devient gratuite de 21h à 7h, même pour les utilisateurs qui ne sont pas abonnés. Une bonne occasion de faire le plein à moindres frais, surtout pour les modèles de voiture électrique équipés d’une batterie grande capacité.

prix recharge réseau Révéo

Et Révéo n’est pas le seul à proposer des tarifs attractifs la nuit. Belib’, le réseau mis en place par la Ville de Paris, incite également les utilisateurs à attendre des horaires tardifs pour recharger leur véhicule électrique. Les détenteurs d’un badge Belib’ peuvent en effet recharger gratuitement leur voiture entre 20h et 8h sur les bornes numéro 2 (limitées à 3 kW) du réseau.

Choisir sa borne et son réseau de recharge public en fonction du prix

Commençons par rappeler comment fonctionnent les infrastructures de recharge. L’on peut trouver une borne seule ou plusieurs bornes regroupées au même endroit pour créer une station. Ces bornes font partie d’un réseau, chaque réseau fixant ses conditions tarifaires, ses moyens de paiements, choisit le type de prises proposé, la puissance de charge… Nous avons ensuite les opérateurs, qui sont en charge de la gestion des bornes et des stations. L’opérateur est parfois la même entité que le réseau, mais certains réseaux sont gérés par des opérateurs externes. Ce qu’il faut  retenir en tout cas, c’est que tous les réseaux ne délivrent pas les mêmes performances, sont plus ou moins présents selon les régions et ne fixent pas les mêmes prix. Il est donc important de les comparer pour savoir lesquels il vaut mieux privilégier en fonction de votre situation.

  • Les Superchargeurs Tesla ne sont disponibles qu’aux véhicules du constructeur automobile américain. Le fabricant estime que son écosystème est assez évolué et en avance sur son temps pour se permettre de faire bande à part. Ils ont la particularité d’être extrêmement puissants. Les conducteurs sont facturés au kWh, le tarif étant fixé à 0,30 euro par kWh en France. Dans certaines zones, le tarif est calculé à la minute, avec un Tarif 1 qui s’applique lorsque les véhicules chargent jusqu’à 60 kW et un Tarif 2 prévu au-delà de 60 kW. Le Tarif 1 est deux fois moins élevé que le Tarif 2, encourageant les utilisateurs à privilégier des charges courtes.
tesla superchargeur
  • Le réseau Ionity est développé par un consortium de grands constructeurs automobiles allemands comprenant BMW, Mercedes, Ford et les marques du groupe Volkswagen (VW, Audi, Porsche, Seat, Skoda, Lamborghini…), qui en sont les fondateurs. Il est accessible à tous les possesseurs de voiture électrique, mais les fabricants cités ci-dessus proposent des tarifs préférentiels à leurs clients. Hyundai Motor ayant investi dans Ionity en 2019, les véhicules Hyunday et Kia seront aussi sujets à des offres plus attractives dès début 2021. La majorité des bornes du réseau se trouvent sur les autoroutes et viennent concurrencer les Superchargeurs Tesla en matière de charge ultrarapide puisqu’elles peuvent délivrer jusqu’à 350 kW. Mais la vitesse a un prix. Dans l’hexagone, le prix « général » est de 0,79 euro la minute (ou 0,39 euro sur une borne plus lente). Généralement, chaque station Ionity est composée à la fois de bornes rapides et de bornes moins véloces pour laisser le choix aux conducteurs. En fonction du pass utilisé, le tarif peut être plus élevé. Chaque constructeur ayant contribué au réseau propose par contre des offres à leurs clients. L’Allemagne accueille logiquement le plus de stations du réseau, suivie de la France.
  • Passons rapidement sur le réseau Allego. S’il est l’un des plus denses d’Europe, il n’est que peu présent en France et se concentre essentiellement aux Pays-Bas d’où il est originaire, et dans la partie flamande de la Belgique. Quelques stations sont aussi présentes en Allemagne, au Luxembourg et au Royaume-Uni. Il peut servir aux frontaliers et aux voyageurs, alors que le déploiement de bornes 350 kW est prévu dans le futur en France. Comptez entre 0,325 et 0,793 € le kWh pour une recharge comprise entre 11 kW et 50 kW.
  • Lidl a aussi son infrastructure de bornes de recharge, et même si ce n’est pas forcément intuitif au premier abord, il n’est pas à négliger et se montre plutôt intéressant. Principal atout de ce réseau : son accès est gratuit et ne nécessite même pas de badge, fait assez rare pour être souligné en ce qui concerne les bornes publiques. La puissance des bornes varie entre faible (7 à 22 kW) à modéré (50 kW), mais cela permet tout de même de redonner un bon coup de jus à sa batterie le temps de faire ses courses. Le déploiement des bornes est assez intensif en France, et 900 nouvelles devraient faire leur apparition en 2021. Vérifiez sur Chargemap que la borne soit bien en service avant de vous y rendre, leur entretien n’est pas toujours assuré.
  • Le réseau Fastned est une alternative sur le segment de la recharge ultrarapide et doit arriver en France sous peu. Mais pour l’heure, il est essentiellement présent aux Pays-Bas seulement.
  • Autolib’ est de retour à Paris depuis fin 2018 après avoir été laissé à l’abandon durant quelque temps. Le tarif est particulièrement attractif : 120 euros l’année pour un accès illimité aux bornes du réseau (600 euros pour les professionnels faisant une exploitation commerciale du véhicule, comme les taxis ou VTC). Celles-ci sont par contre limitées à un faible 3,7 kW et la recharge est donc lente. Ce réseau est utile pour les résidents de Paris qui n’effectuent pas de longues distances.
  • Belib’ est une alternative proposée aux Franciliens. Ce réseau a été installé en partenariat avec la filiale d’EDF Sodetrel, renommée depuis IZIVIA. Il dispose d’une flotte de bornes plus rapides que celles d’Autolib’, même si certaines restent limitées à 3 kW. Avec le badge à 15 euros, le prix est de 0,016 euro la minute durant la première heure puis de 0,266 euro la minute au-delà de 60 minutes. Sur les bornes 3 kW, la charge est même gratuite la nuit (entre 20h et 8h). Le tarif est par contre identique à ces horaires par rapport à la journée pour les bornes rapides qui vont jusqu’à 22 kW. Il est aussi possible de s’y brancher sans pass, mais le prix passe alors 0,067 euro la minute la première heure et conserve le tarif de 0,266 euro la minute au-delà.
  • Le cas du réseau Corri-Door est particulier. Bien connu des possesseurs de voiture électrique qui empruntent régulièrement l’autoroute, il est aujourd’hui réduit à peau de chagrin. IZIVIA, l’opérateur du réseau, a en effet mis hors service début 2020 près de 200 bornes de recharge dans les stations-service du territoire suite à plusieurs incidents impliquant les bornes Corri-Door. L’un des réseaux de recharge emblématique en France tourne aujourd’hui au ralenti avec très peu de stations disponibles.
voiture électrique batterie

Il existe de très nombreux réseaux, mais nous avons passé en revue la plupart des solutions majeures aujourd’hui. Sachez également que chaque constructeur auto commercialisant des modèles de véhicules électriques a aussi son propre réseau avec des bornes disponibles sur leurs points de vente et leurs concessions. Certaines enseignes développent également leur réseau, même si Lidl a de l’avance dans le domaine. Même des commerces de plus petite envergure s’y mettent. Les distributeurs de carburant passent aussi lentement le cap, mais les stations-service sont encore mal équipées. Nous avons cité les réseaux parisiens, mais plusieurs autres grandes métropoles françaises et collectivités ont également lancé leur réseau de recharge de voiture électrique.

Les badges d’accès multiréseaux

Certaines bornes de recharges sont réservées aux consommateurs qui ont souscrit un abonnement et possèdent un badge d’accès. D’autres bornes sont accessibles à tous, mais nécessitent un badge pour bénéficier d’un tarif plus attractif. Un sésame qui est rapidement rentabilisé si vous rechargez régulièrement votre voiture électrique sur une borne de recharge publique. Certains pass ne donnent accès qu’à un unique réseau. D’autres donnent accès à un réseau de bornes spécifique dans sa formule standard, mais autorisent aussi les clients à payer un supplément pour avoir recours à d’autres réseaux. Et enfin, la dernière catégorie regroupe les solutions dont l’essence est de permettre de brancher son véhicule sur les bornes de charge d’un grand nombre de réseaux.

  • Le Chargemap Pass est un badge provenant du service Chargemap que nous vous avons déjà présenté. Il ne requiert aucun abonnement, ni mensuel ni annuel, mais coûte 19,90 euros à la commande. Il donne accès aux bornes de grands réseaux européens tels Allego, Corri-Door, Ionity ou encore NewMotion. Les prix de la charge varient ensuite en fonction du réseau utilisé. Certains peuvent faire payer plus cher un utilisateur avec un badge Chargemap qu’un autre avec un badge provenant directement de sa plateforme. En plus du tarif de lancement de la borne et de l’électricité, l’utilisateur doit aussi s’acquitter du paiement d’une petite commission pour Chargemap à chaque recharge. Le Chargemap Pass est très utile pour accéder à un grand nombre de bornes à travers la France et l’Europe sans avoir à payer d’abonnement.
  • Le Pass IZIVIA (ex-Sodetrel) est l’un des plus connus, car il s’agit d’une offre d’une filiale (à 100%) d’EDF, et donc particulièrement mise en avant par cette dernière. Il permet d’accéder à tous les réseaux de bornes de recharge disponibles en Europe, le prix d’une recharge variant en fonction de la borne. Comme avec le Chargemap Pass, une commission, fixe, est prélevée à chaque utilisation. Trois formules sont proposées. Avec ACCESS, le Pass coûte 15 euros et ne requiert pas d’abonnement. La charge coûte 1€ par 5 minutes sur le réseau Corri-Door. ZEN repose sur un abonnement mensuel de 3 euros, avec l’achat du badge pour 10 euros. Sur Corri-Door, le tarif passe alors à 0,70€ pour 5 minutes de charge. Enfin, l’offre PREMIUM coûte 30 euros par mois et 10 euros supplémentaires au début pour obtenir deux cartes pass. Chaque mois, deux heures de charge sont offertes sur le réseau Corri-Door et le prix des 5 minutes passe à 0,50€. À vous de choisir ce qui vous revient le moins cher à long terme en fonction de vos besoins et de vos habitudes. Pensez aussi à vérifier si vous accès facilement à des bornes Corri-Door si vous prenez une formule avec abonnement, sachant que le réseau a perdu la majorité de ses bornes sur autoroute récemment. Des réductions intéressantes sont disponibles pour certains utilisateurs : les clients Europcar, les conducteurs qui ne rechargent qu’en Seine-Maritime… L’accès en illimité aux 40 points de charge du réseau Grand Nancy coûte 150 euros par an avec IZIVIA.
pass izivia
  • Le KiWhi Pass est un autre badge multiréseaux, qui permet d’utiliser un grand nombre de bornes publiques installées en France et en Europe. Il revendique 22 000 points de charge répartis en 90 réseaux et plus encore à venir. Il sert à accéder aux bornes Auchan et IKEA, ce que peu de cartes multiréseaux permettent. Deux offres sont disponibles. Le KiWhi Pass CONFORT coûte 24 euros par an puis une commission de 35 centimes d’euro par acte de charge est appliquée. Petit avantage : il est possible avec cette formule d’associer plusieurs cartes à un abonnement, et donc de partager un compte. Pour les usagers plus occasionnels, le KiWhi Pass À L’ACTE sera plus adapté. Pas d’abonnement, mais il faut payer son badge 19 euros. Puis pour chaque recharge, 70 centimes d’euro de frais sont prélevés.
  • NewMotion n’est pas que le réseau de bornes du groupe Shell, mais commercialise aussi des cartes ou clés NewMotion. Son fonctionnement diffère beaucoup des autres options. Pas de paiement de la carte ou de la clé ni d’abonnement, mais un coût de transaction de 0,35 euro pour chaque recharge effectuée en itinérance c’est à dire sur une borne qui ne fait pas partie du réseau NewMotion. Un plafond de 20 transactions par mois en itinérance est fixé pour privilégier son propre réseau. Le pass donne accès à 155 000 bornes de recharge publiques en Europe. Une bonne option si vous avez une borne NewMotion à proximité de chez vous ou que vous n’avez pas besoin de recharger tous les jours.
  • Le Pass Freshmile donne accès à 55 000 bornes de recharge. Ile ne fonctionne pas avec un système d’abonnement et le coût du badge (livré au choix sous forme de carte ou de porteclé ) est plutôt faible : 4,99 euros. Le prix de la charge sur borne du réseau Freshmile est aussi très bon. Mais par contre, le prix d’une recharge sur la borne d’un autre réseau peut vite s’envoler. Vient s’ajouter aux tarifs pratiqués par l’opérateur de la borne une commission qui n’est pas fixe, mais varie en fonction de la consommation. Comptez 0,19 euro par kWh et 0,01 euro par minute sur les bornes de recharge normale 3-22 kW et 0,19 euro par kWh et 0,22 euro par minute sur les bornes de recharge rapide 44-50 kW. Bien sûr, les bornes gratuites le restent sans frais supplémentaires. Pour les utilisateurs qui ne roulent pas beaucoup ou qui ont accès à des bornes Freshmile, ce pass vaut le coup, sinon mieux aller voir ailleurs.
  • La clé ou carte PlugSurfing revendique le plus grand réseau de recharge européen, avec notamment une très forte présence en Allemagne. Bon à savoir pour les transfrontaliers ou les voyageurs réguliers. Le badge est vendu 9,95 euros et ne nécessite pas d’abonnement. En contrepartie, le coût de la charge peut vite s’avérer important entre les coûts fixés par l’opérateur de la borne et la commission perçue par PlugSurfing. Le montant de la commission diffère selon le réseau de la borne. Il est par exemple élevé sur Corri-Door : 79 centimes d’euro pour activer la borne puis 0,288 euro par minute. Mieux vaut choisir une borne rapide avec une telle formule.
  • Belib’ Itinérance est à réserver aux résidents de l’Île-de-France. Le badge coûte 15 euros et l’abonnement est de 1,5 euro par mois. Il permet d’accéder à plusieurs réseaux de bornes de recharge à Paris et ses alentours en plus de celui de Belib’, dont IONITY, Corri-Door ou Indigo. Il existe une formule sans abonnement qui ne sert qu’à utiliser les bornes Belib’. Le tarif de ces dernières est de 0,016 euro la minute durant la première heure puis de 0,266 euro la minute au-delà de 60 minutes. Pour les autres bornes disponibles avec le badge Belib’ Itinérance, le prix fixé par leurs opérateurs s’applique.

Il est souvent  possible de recharger son véhicule électrique sans badge sur une borne publique, en passant par une application par exemple, ou en payant une carte prépayée. Mais le coût de la recharge va généralement augmenter. Sur le long terme, à moins de n’utiliser son véhicule qu’avec parcimonie, mieux vaut investir dans un pass.

L’écoconduite pour dépenser moins dans la recharge de sa voiture électrique

Pour économiser de l’argent dans la recharge de son véhicule électrique, il suffit de consommer moins d’énergie. Et comme pour les véhicules thermiques, quelques gestes simples permettent de réduire la facture et de rendre la voiture moins énergivore.

La façon de conduire

Votre comportement au volant participe beaucoup à la consommation du véhicule. Mieux vaut adopter une conduite souple et basée sur l’anticipation vis-à-vis des autres usagers de la route, des feux tricolores ou de la signalisation que de miser sur une approche plus agressive, avec une vitesse élevée et des freinages brusques par exemple. Les recommandations de la sécurité routière sont les suivantes : un démarrage en douceur et l’utilisation du frein moteur plutôt que la pédale de frein pour ralentir. Sur les modèles thermiques, une bonne gestion des rapports de vitesse permet d’éviter les surrégimes et ainsi d’économiser du carburant, mais cette dimension de l’écoconduite ne concerne pas les véhicules électriques.

nissan leaf
La Nissan Leaf est un modèle de voiture électrique plébiscité par les consommateurs

La réduction de la vitesse contribue également à consommer moins d’énergie, n’hésitez pas à rouler 10 km/h en moins que la limite autorisée, cela ne peut être que bon pour votre portefeuille, mais aussi pour votre sécurité. Et vous ne perdez pas tant de temps que cela au final, surtout que vous augmentez l’autonomie du véhicule et que vous passez de fait moins de temps à le recharger.

Préparation et entretien

Vérifiez la pression des pneus régulièrement. S’ils sont sous-gonflés, en plus d’avoir une tenue de route moins confortable, le véhicule va devoir compenser en consommant plus. D’une manière générale, une voiture, qu’elle soit électrique oui thermique, doit être en bon état pour des questions aussi bien de sécurité que de consommation.

Déchargez le véhicule de tout ce dont vous n’avez pas besoin : plus il est lourd, plus il consomme. Pour un départ en vacances par exemple, privilégiez un coffre de toit qu’une galerie de toit pour le poids. Et ne roulez pas avec s’ils sont vides, retirez-les de la voiture dès que vous n’en avez plus utilité.

Ayez un usage proportionné de la climatisation. Coupez-la quand vous n’en avez plus besoin, ne la mettez pas trop forte, privilégiez d’autres moyens de vous rafraichir si possible, car cette fonctionnalité peut exiger un besoin important en énergie. N’oubliez pas qu’étant dans un véhicule électrique, il n’y a nul besoin de laisser tourner le moteur pour bénéficier de la climatisation à l’arrêt. Idem pour le chauffage, qui doit être utilisé sans abus.

Enfin, quand vous programmez votre trajet, essayez d'emprunter des routes sur lesquelles il n’est pas nécessaire de rouler vite (les autoroutes notamment, qui en plus font payer le passage par des péages) et sans trop de dénivelés positifs. Dans la mesure du possible évidemment, il ne s’agit pas non plus de faire un trop long détour qui serait contre-productif. Pensez aussi que les routes les moins encombrées autorisent le mieux de respecter les principes de l’écoconduite et que les descentes permettent d’économiser de l’énergie, voire d’en créer.

Quelles voitures électriques consomment peu ?

renault zoe
La Renault Zoe est une voiture électrique qui consomme peu

Pour dépenser moins dans la recharge de sa voiture électrique, il faut tout simplement choisir un modèle peu gourmand. Généralement, il faut se tourner vers les petites et légères citadines pour réaliser des économies, à l’achat comme ensuite à la recharge. Une imposante Nissan Leaf va forcément consommer plus qu’une compacte Renault ZOE. Ci-dessous, nous vous indiquons la consommation WLTP de plusieurs modèles populaires pour vous faire une idée :

  • Tesla Model 3 : 15 kWh/100 km
  • Renault ZOE : 13,2 kWh/100 km
  • BMW i3 : 16,6 kWh/100 km
  • Nissan Leaf : 20,6 kWh/100 km
  • Hyunday Kona : 14,3 kWh/100 km
  • DS 3 Crossback : 15,62 kWh/100 km
  • Citroën C-Zero : 12,5 kWh/100km
  • Kia e-Niro : 15,9 kWh/100 km

La mesure du cycle WLTP est plus stricte que le protocole NEDC se rapprochant bien plus d’une utilisation en conditions réelles du véhicule. Mais reste bien sûr une donnée théorique calculée à partir d’une procédure qui couvre plusieurs besoins et situations, mais qui ne correspondra jamais exactement à votre consommation propre. En adoptant l’écoconduite et pour un usage urbain, votre consommation sera moindre que celle indiquée par le WLTP. Par contre, si vous empruntez l’autoroute, la consommation va exploser et sera bien plus forte. Cet indicateur demeure toutefois pertinent dans le but de comparer les différents modèles et de se faire une vague idée de ce que pourrait être votre consommation avec un véhicule en particulier.

 



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