Une planète trop petite ne pourrait jamais abriter la vie, les scientifiques savent enfin pourquoi
Les scientifiques rêvent de trouver la vie sur d'autres mondes depuis longtemps. Une nouvelle étude vient de fixer une limite de taille en dessous de laquelle tout espoir s'effondre. Une planète trop petite perdrait son atmosphère avant même que la vie puisse émerger.

Les astronomes ont recensé des milliers de mondes rocheux au fil des dernières décennies. Beaucoup se situent dans la zone habitable de leur étoile, là où l'eau liquide peut exister. Un équilibre chimique rarissime explique pourquoi la Terre reste habitable parmi tant d'astres. Les chercheurs veulent savoir lesquels méritent d'être scrutés en priorité. Une planète sans atmosphère ne peut héberger aucune forme de vie connue. La taille du monde compterait bien plus qu'on ne le pensait.
Des chercheurs américains se sont penchés sur un facteur négligé, la taille d'une planète rocheuse. Des astronomes ont récemment détecté une atmosphère autour de la planète rocheuse LHS 1140 b, preuve que certains mondes lointains y parviennent. L'équipe de Michelle Hill, planétologue à l'université de Californie à Riverside, a simulé le sort d'astres semblables au nôtre mais plus petits. Chaque monde du modèle gravitait dans la zone habitable d'une étoile proche du Soleil.
Une planète doit atteindre au moins 80 % de la taille de la Terre pour garder son atmosphère
Une planète doit mesurer au moins 80 % du diamètre terrestre pour conserver durablement son atmosphère. Selon une étude publiée dans The Planetary Science Journal, l'équipe de Michelle Hill a modélisé le sort des gaz de mondes rocheux sur plusieurs milliards d'années. En dessous de cette taille, un astre perd son enveloppe gazeuse plus vite que ses volcans ne la reconstituent. Sa gravité plus faible et son champ magnétique réduit ne retiennent plus les gaz. Son manteau se refroidit aussi plus tôt, ce qui coupe les éruptions capables de renouveler l'air.
Le carbone changerait toutefois la donne pour les plus petits corps célestes. Un monde riche en cet élément rejette davantage de dioxyde de carbone lors des éruptions, une molécule lourde et difficile à perdre. Dans ce cas, une planète grande comme 60 % de la Terre pourrait garder son enveloppe gazeuse. Les chercheurs avancent aussi une seconde chance pour les astres déjà dépouillés. Des impacts de comètes ou d'astéroïdes leur apporteraient hydrogène et oxygène. Ces éléments reconstitueraient une atmosphère bien plus tard.