En soutien aux Gilets Jaunes, Anonymous met en ligne les données personnelles de 498 policiers

Maj. le 12 décembre 2018 à 19 h 37 min

Une cyberattaque des Anonymous a mis en ligne les données personnelles de 498 policiers syndiqués. Après enquête, ce piratage aurait été mené depuis l’étranger en soutien au mouvement des Gilets Jaunes. 

cyberattaque met ligne 500 policers gilets jaunes

« Notre organisation a été la cible d’un piratage informatique orchestré par les ANONYMOUS » annonce le syndicat policier Alliance sur son compte Twitter. Selon nos confrères de LCI, les données personnelles piratées ont rapidement été mises en ligne sur le Darknet et sur certains forums. On y trouve les adresses mail, numéros de téléphone, identités et fonctions de près de 500 policiers membres du syndicat. Dans certains cas, on peut même y découvrir leur affectation dans les rangs du ministère de l’Intérieur.

Les Anonymous piratent les données personnelles de 498 policiers pour soutenir les Gilets Jaunes !

La liste, publiée sur le Darknet et certains forums, avec le hashtag Gilets Jaunes et #ACAB (All Cops Are Bastards), est signée de « Anonymous Anarchist Agency » et d’un texte de revendication. Sans surprise, les pirates se disent solidaires avec le mouvement des Gilets Jaunes, qui bloque les rues de France depuis plusieurs semaines. Anonymous y exprime sa « solidarité avec les camarades qui subissent la répression en France ». Vendredi 7 décembre, le dispositif policier prévu pour la manifestation des Gilets Jaunes à Paris avait déjà fuite sur la toile.

Lire aussi : Gilets Jaunes – des sites institutionnels visés par des cyberattaques

Peu après la cyberattaque, Alliance a annoncé son intention de porter plainte. « Tous nos collègues de la DGSI et, plus largement, ceux bénéficiant d’une habilitation secret défense ont été sécurisés en premier lieu il y a quelque temps » assure Frédéric Lagache, syndicaliste chez Alliance. « Certains de nos adhérents sont mécontents, voire inquiets, et on les comprend » regrette le responsable.

La Direction générale du renseignement intérieur (DGSI) a rapidement ouvert une enquête. Pour l’institution, il s’agit d’une « entrave au fonctionnement d’un système de traitement automatisé de données à caractère personnel mis en oeuvre par l’Etat et en bande organisée » et pour « association de malfaiteurs en vue de commettre ce délit ». L’enquête a d’ores et déjà mis le doigt sur une adresse IP localisée à étranger, révèle LCI. On vous en dit plus dès que possible.

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