Les smartphones bientôt capables de réfléchir à notre place, l’ARCEP s’inquiète

Les industriels profitent du développement incessant des nouvelles technologies pour pondre des smartphones toujours plus perfectionnés. Des machines dotées d’une intelligence artificielle hors pair, qui très bientôt, seront en mesure d’agir et de faire davantage de choses à notre place. Un phénomène qui a tendance à inquiéter l'ARCEP, qui prévoit de pallier à ce souci par la régulation des terminaux.

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Petit, facile à transporter et capable de se connecter à tout moment à internet – même dans les trains d’ici fin 2017 – le smartphone est un objet high-tech désormais ancré dans les mœurs. Á tel point qu’il en est même venu à bouleverser les habitudes de chacun du fait de sa capacité à pouvoir être utilisé par tous, n’importe où.

Doté d’une intelligence artificielle toujours plus pointue et développée, le téléphone dernier cri est à présent capable d’exécuter des tâches de lui-même, limitant ainsi les contrôles de l’utilisateur. Une certaine “perte de contrôle” pour ainsi dire, qui amène à se demander si la régulation des terminaux n’est pas la meilleure des solutions à l’heure actuelle.

L'emprise des smartphones sur l'homme, l'ARCEP s'en inquiète !

Interrogé par nos confrères des Echos.fr, Sébastien Soriano, président de l’ARCEP, évoque les risques d’un « monde où les terminaux vont faire les choix à notre place ». L’intéressé appuie ses dires en prenant l’exemple de Spotify, Qobuz ou Deezer, qui pourront être directement choisis par notre téléphone dès lors que l’on veut écouter une musique précise dans la voiture.

Des risques pour l’utilisateur donc, qui ne sera plus libre d’utiliser son smartphone comme bon lui semble et sera beaucoup plus limité quant au fait de pouvoir accéder à internet au moment il le souhaite. Comme si la technologie prenait le dessus sur l’homme (dit comme ça, on se croirait dans I, Robot) !

Selon monsieur Soriano, l’idéal serait alors de changer ces pratiques en préconisant la « régulation par la data, par exemple par la notation ». Il ne s’agirait donc pas d’appliquer une réglementation aux acteurs du marché mais plutôt de « donner au consommateur la possibilité de choisir », et ce, tout en encadrant davantage les opérateurs dans la gestion des réseaux.

Au travers de ces propos, l’Arcep démontre qu’un trop grand laisser-aller des smartphones peut nuire à internet dans sa globalité et donc priver les utilisateurs de tout contrôle à l’avenir. La régulation de la neutralité des terminaux semble en tout cas être un sujet sérieux et auquel bon nombre d’acteurs risquent de s’intéresser si jamais le phénomène s’amplifie.


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