LinkedIn espionnerait discrètement votre navigateur Chrome, des milliers d’extensions concernées
LinkedIn est accusé d’injecter du JavaScript afin d’analyser les navigateurs web de ses visiteurs à leur insu. Le site, propriété de Microsoft, collecterait des données, telles que les extensions Chrome installées sur votre ordinateur.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le célèbre réseau social dédié aux professionnels, LinkedIn, est un habitué des polémiques de grande ampleur. En 2018, le site a par exemple violé le RGPD et utilisé 18 millions d’adresses mail pour la publicité ciblée sur Facebook. Quelques années plus tard, une fuite massive a exposé les données de près de 500 millions de comptes, qui ont ensuite été mises en vente par un pirate. Et les choses semblent s’empirer en 2026…
« BrowserGate ». C’est le nom d’un nouveau rapport publié par Fairlinked e.V., qui pointe du doigt certains agissements secrets de LinkedIn. Le site est en effet accusé d’utiliser un fichier JavaScript sans prévenir ses utilisateurs, ce dernier servant à vérifier la présence de plus de 6000 extensions de navigateurs.
LinkedIn : « Les affirmations faites sur ce site sont totalement fausses. »
Mais ce n’est pas tout. En effet, selon BleepingComputer, ce script permettrait à LinkedIn d’avoir accès aux spécifications de l’appareil concerné, telles que l’état de la batterie, la langue utilisée, la mémoire disponible et même la résolution d’affichage.
« LinkedIn analyse plus de 200 produits concurrents directs de ses propres outils commerciaux, notamment Apollo, Lusha et ZoomInfo. Comme LinkedIn connaît l’employeur de chaque utilisateur, il peut cartographier quelles entreprises utilisent quels produits concurrents. Il extrait les listes de clients de milliers d’entreprises de logiciels à partir des navigateurs de leurs utilisateurs, sans que personne ne le sache. », indique le rapport.
Quoi qu’il en soit, LinkedIn a fermement nié ces accusations. « Les affirmations faites sur ce site sont totalement fausses. La personne à l’origine fait l’objet de restrictions de compte pour scraping et autres violations des conditions d’utilisation de LinkedIn. », explique l’entreprise.
En revanche, LinkedIn reconnaît sa possibilité de vérifier certaines extensions de navigateurs pour des raisons de sécurité. « Pour protéger la confidentialité de nos membres, leurs données et garantir la stabilité du site, nous recherchons certaines extensions qui collectent des données sans consentement ou enfreignent nos règles. », admet l’entreprise. Il est par ailleurs important de rappeler que LinkedIn peut maintenant utiliser vos données personnelles pour entraîner son IA.
Source : Bleeping Computer