Le gouvernement adopte le contrôle parental obligatoire, qu’est-ce que ça change ?

 

L’Assemblée nationale a adopté la proposition de loi qui vise à promouvoir le contrôle parental sur tous nos appareils. Concrètement, les fabricants devront proposer par défaut d’activer l’option lors du premier allumage, mais les utilisateurs auront le choix de refuser. Elle doit d’abord être validée par le Sénat avant sa mise en application.

enfant reseaux sociaux
Crédits : Unsplash

« 82 % des enfants de 10 à 14 ans déclarent aller régulièrement sur Internet sans leurs parents, tandis qu’en moyenne, tous âges confondus, 70 % des enfants indiquent regarder seuls des vidéos en ligne ». Ce constat, soulevé par la proposition de loi qui souhaite faire la promotion du contrôle parental. Présenté à l’Assemblée nationale en novembre dernier, celui-ci vient d’être définitivement adopté.

Contrairement à ce que souhaitait initialement Emmanuel Macron, cela ne veut pas dire que le contrôle parental sera activé par défaut sur tous les nouveaux appareils. En revanche, les constructeurs devront impérativement proposer une solution intégrée sur leurs prochains modèles. Il sera ensuite demandé à l’utilisateur s’il souhaite l’activer ou non.

Le contrôle parental sera présent dans tous les appareils

Alors que « seuls 46 % des parents indiquent avoir mis en place des solutions de suivi de l’activité de leur enfant, tel que le contrôle parental », toujours selon la proposition de loi, cette dernière vise donc à promouvoir la technologie auprès des adultes ayant des enfants à charge. L’Agence Nationale des Fréquences (ANFR) sera chargée de vérifier sa bonne application par les constructeurs.

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Pour les députés, c’est un bond en avant pour la protection de l’enfance qui vient d’être fait. Aujourd’hui, ils sont de plus en nombreux à utiliser régulièrement un appareil connecté à Internet, parfois même dès la primaire. Ce dispositif permettra donc de limiter les risques que ceux-ci tombent sur du contenu inapproprié pour leur âge.

« Ainsi, bien que souvent sous-estimée par les parents, la navigation autonome sur Internet apparaît généralisée », précisent les députés. La loi n’est toutefois pas encore définitive. Pour cela, il faut d’abord que le Sénat examine le texte et appose sa validation. Emmanuel Macron pourra alors lancer pour de bon son déploiement. Réponse dans quelques semaines, donc.



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