Free Mobile : l’ARCEP explique pourquoi les débits 5G de l’opérateur sont une catastrophe

 

Free Mobile refuse de croire qu’il est le pire opérateur 5G en France. L’ARCEP explique la méthodologie utilisée pour mesurer les débits de l’opérateur. Le gendarme des télécoms estime qu’il s’agit d’une méthode équitable entre tous les opérateurs et représentative des usages des utilisateurs. En outre, l’ARCEP affirme que Free Mobile n’a pas contesté la méthode avant les tests.

5G Free Mobile

Tous les tableaux de bord sur le déploiement de la 5G affirment que Free Mobile compte le plus d’antennes. En septembre 2021, sur les 28800 antennes 5G autorisées, plus de 18 000 appartiennent à Free Mobile. Bien sûr, la très grande majorité est convertie de réseaux d’anciennes générations et fonctionne sur la bande de fréquence 700 MHz. Ce que Orange qualifie de « fausse 5G » dans sa communication.

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Le 19 novembre 2021, nous avons relayé dans nos colonnes une étude publiée l’ARCEP (Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse). Ce document affirmait que les débits en 5G de Free Mobile sont les pires en France. À tel point que les chiffres montrent que Free Mobile offre des connexions plus rapides en 4G qu’en 5G. Les résultats de l’étude ont été très largement relayés dans les médias.

Free Mobile conteste la méthodologie utilisée pour mesurer ses débits 5G

Dans son document, l’ARCEP détaille sa méthodologie. Il s’agit d’un fichier téléchargé depuis un serveur qui a été configuré de telle sorte qu’il n’accepte qu’une seule connexion. Le débit est calculé à partir du temps de téléchargement. Cela s’appelle le protocole TCP Cubic monoconnexion. Quelques jours plus tard, Free Mobile a publié une contre-étude, réalisée par un prestataire de l’ARCEP, mais utilisant un autre protocole appelé TCP BBR multi-connexion. Avec ce dernier, le fichier est téléchargé en utilisant plusieurs connexions parallèles.

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Et les résultats sont bien meilleurs. Free affirme même que les débits offerts par son réseau sont les meilleurs parmi tous les opérateurs en utilisant cette méthode. En outre, de nombreuses applications utilisent des connexions multiples. Donc, pour Free, cette méthode apporte une meilleure vision des capacités de son réseau et du service apporté aux consommateurs. L’ARCEP n’est évidemment pas d’accord. Et l’organisme défend son choix.

L'ARCEP explique pourquoi ses tests sont défavorables à Free Mobile

Contacté par nos confrères de Nextimpact, l’ARCEP défend son protocole de test. Le test mono connexion est plus équitable et permet de mesurer la qualité de service « au plus près de l’expérience utilisateur ». Le gendarme ajoute que certains serveurs utilisent les deux protocoles. Mais quand ils coexistent, le protocole BBR phagocyte le protocole Cubic. « Il propose un très bon débit, car il diminue le débit des autres utilisateurs ».

Autre point intéressant, l’ARCEP affirme que Free Mobile n’a contesté les protocoles de test qu’après la publication des résultats de son étude, alors que l’opérateur est au courant de la méthodologie depuis longtemps. Le régulateur explique avoir envoyé la configuration complète des serveurs en mars 2021. « C’est en concertation avec les opérateurs que la méthode est choisie ».

Source : Nextimpact



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