Face aux mots de passe, les baby-boomers battraient la génération Z sur un point bien précis
Les mauvaises habitudes en matière de mots de passe ne connaissent pas d'âge, pourtant elles ne frappent pas tout le monde pareil. Une étude mondiale s'est penchée sur les écarts entre les générations. Les baby-boomers y ressortent bien plus rigoureux que la génération Z.

La sécurité en ligne repose encore largement sur nos mots de passe, malgré leurs nombreuses failles. Les campagnes de sensibilisation se multiplient, sans toujours changer les habitudes des internautes. Beaucoup gardent le même code pendant des années, ou le réutilisent sur plusieurs comptes. Ce réflexe expose pourtant chaque service à une compromission en chaîne. Le World Password Day rappelait récemment ces réflexes dangereux qui fragilisent encore les profils en ligne des utilisateurs.
Un cliché voudrait que les plus jeunes maîtrisent naturellement ces questions mieux que leurs aînés. La réalité se révèle plus nuancée, notamment sur la fréquence de renouvellement des mots de passe. La génération Z les met à jour bien moins souvent que les autres tranches d'âge. Les baby-boomers, à l'inverse, se montrent les plus assidus sur ce terrain. Ce laxisme rappelle ces codes toujours aussi faibles que des millions d'internautes continuent de recycler sans crainte.
Les baby-boomers renouvellent leurs mots de passe bien plus souvent que la génération Z
Cet écart entre générations ressort d'une large enquête sur les mots de passe. Selon NordPass, seuls 54 % des sondés ont modifié leur code le plus ancien au cours des douze derniers mois. Les baby-boomers, en particulier les 55-64 ans, arrivent en tête des utilisateurs qui les rafraîchissent le plus. La génération Z ferme la marche, avec des mots de passe parfois inchangés depuis l'enfance. Le nombre moyen de codes gérés par personne a également chuté, passant de 168 en 2024 à 120 cette année.
Cette assiduité des baby-boomers cache toutefois une faiblesse dans leur méthode. Les plus âgés confient souvent leurs mots de passe à leur mémoire ou à une feuille de papier. La génération Z privilégie les navigateurs et les gestionnaires dédiés, plus pratiques mais parfois plus exposés aux fuites. Un mot de passe jamais changé n'est pas forcément sûr, prévient Karolis Arbaciauskas, responsable produit chez NordPass. Il n'a peut-être pas fuité, ou son propriétaire ignore simplement qu'il l'a déjà été.