Ces chiffres révèlent à quel point la Ligue 1 est la compétition la plus piratée de France
La Ligue 1 est la compétition la plus piratée de France, et les chiffres font froid dans le dos. Plus d'un fan de foot sur deux admet avoir déjà regardé des matchs illégalement. Derrière ce phénomène, une raison revient presque toujours, le prix des abonnements.

Le piratage sportif est devenu un sujet majeur pour les diffuseurs et les ayants droit. En France, le football est la discipline la plus touchée. Près d'un Français sur quatre aurait déjà eu recours à une offre IPTV illégale pour regarder du sport ou des séries. Ce phénomène dépasse largement le cadre des droits audiovisuels et représente un manque à gagner colossal pour l'ensemble de l'écosystème sportif.
Face à cette réalité, les acteurs du secteur se mobilisent. Des clients de services IPTV illégaux ont déjà été identifiés et condamnés à des amendes en France. C'est dans ce contexte que s'est tenue récemment la conférence « Du péril sportif au trouble à l'ordre public », organisée par l'Association pour la Protection des Programmes Sportifs à Roland-Garros.
La Ligue 1 reste la première compétition sportive piratée, à 54%. Le prix est la principale raison invoquée pic.twitter.com/6uGAhyRFTl
— Pierre Rondeau (@PierreR0ndeau) March 23, 2026
La Ligue 1 est la compétition la plus piratée de France, loin devant les autres championnats européens
Selon les données présentées lors de la conférence « Du péril sportif au trouble à l'ordre public », organisée par l'Association pour la Protection des Programmes Sportifs à Roland-Garros, 54 % des personnes qui regardent du football admettent avoir déjà piraté des matchs de Ligue 1. Plus globalement, 59 % des fans déclarent avoir suivi le championnat par des moyens non officiels, soit environ deux millions de personnes. Douglas Lowenstein, représentant de LFP Media, a présenté ces chiffres lors des tables rondes. La raison la plus souvent avancée reste le prix des abonnements aux diffuseurs. Par ailleurs, 18 % des fans affirment refuser tout simplement de payer pour regarder des matchs.
L'impact financier est considérable. Emmanuel Eschalier, président de l'Association pour la Protection des Programmes Sportifs, chiffre à 1,5 milliard d'euros le manque à gagner lié au piratage sportif en France, dont 290 millions d'euros pour la seule filière des contenus sportifs. Au total, 29 % des spectateurs de sport auraient recours à des offres illicites. Les autorités considèrent désormais ce phénomène comme un enjeu de sécurité et d'ordre public, bien au-delà de la simple question des droits télévisés.