Plus d’1 Français sur 3 utilise l’IA pour draguer sur les applications de rencontre
De plus en plus de Français confient la séduction sur les applications de rencontre à une IA. Et la plupart des utilisateurs n’assument pas.

L’IA peut constituer un bon outil de productivité lorsqu’elle est bien utilisée, mais de nombreuses personnes y ont aussi recours pour draguer sur les applications de rencontre. “Cet été, plus d’un tiers des Français (37 %) avouent avoir fait appel à une intelligence artificielle pour séduire”, apprend-on d’une enquête conduite par Nation AI. Et ce taux ne devrait qu’augmenter dans les mois qui viennent, puisque 29 % des sondés envisagent de passer à l’acte. Seuls 31 % des individus interrogés écartent totalement cette idée.
Pour quelles raisons préfèrent-ils confier à l’IA le soin de mener les discussions ? Pour 58 % d’entre eux, il s’agit de rédiger ou d’améliorer un message à une personne qui leur plaît. 53 % des répondants admettent qu’ils peuvent aussi demander un coup de pouce de l’IA pour trouver quoi répondre quand ils ne savent pas quoi dire. 49 % lui font appel pour décrypter un message reçu et comprendre les intentions de l’autre. Des tâches comme le choix ou la retouche des photos de profil, la rédaction de la bio, trouver des idées de rendez-vous ou de sorties et l’obtention de conseils sur l’apparence ou la tenue sont aussi citées, mais moins fréquemment.
L’IA est utilisée de bien des manières pour draguer, mais les utilisateurs dissimulent la vérité
Heureusement, l’IA reste un simple outil pour la majorité des utilisateurs. Seuls 2 % lui ont délégué une conversation entière, du premier message au rendez-vous. Ils sont par contre 6 % à l’avoir laissé gérer plusieurs échanges d’affilée, presque en pilote automatique. 15 % confessent avoir envoyé son texte tel quel, sans rien changer, et 28 % en le modifiant légèrement. Pour 31 % des sondés, l’IA sert à suggérer des idées, mais l’écriture reste de leur fait. Et dans 17 % des cas, elle est appelée pour corriger la forme : orthographe ou reformulation des phrases.
L’usage de l’IA dans de tels contextes reste tabou. Nombreux y ont recours sans l’assumer. Ils sont 72 % à ne jamais l’avoir admis à leur interlocuteur. 12 % ont fini par le reconnaître un peu plus tard, et seulement 7 % préviennent dès le début de la conversation.