15 millions de numéros de sécurité sociale siphonnés : comment vous protéger après le piratage massif d’Almerys ?
Un acteur majeur du tiers payant en France, Almerys, est de nouveau victime d’une cyberattaque d’ampleur : 15 millions de numéros de sécurité sociale auraient été dérobés, mais pas uniquement. Les risques sont importants et les clients de nombreux organismes de santé sont menacés. Voici comment vous en prémunir.

Almerys, un opérateur majeur de la gestion du tiers payant santé en France, a été victime d’une cyberattaque massive il y a quelques jours. L’enjeu est majeur étant donné que la société agit comme prestataire pour plusieurs mutuelles françaises, dont la MGEN, AG2R, Harmonie Mutuelle ou encore Alan.
Almerys avait déjà été la cible d’une cyberattaque en 2024, mais celle-ci pourrait être encore plus importante selon le site French Breaches : 674 organismes seraient potentiellement concernés par cette compromission et plus de 15 millions de numéros de sécurité sociale auraient été volés.
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Quelle est la nature des données dérobées ?
Alan, la fintech qui s’est imposée face aux poids lourds de l’assurance en une décennie, confirme la fuite de données. Leur nature ? Numéro de sécurité sociale donc, état civil (nom, prénom date de naissance), nom de l’assureur, numéro et dates de début et de fin du contrat.
Mais selon l’entreprise, les mots de passe, informations bancaires, de santé (soins, remboursements) et de contact (téléphone, adresse e-mail et postale) ne sont pas concernés par cette fuite massive.
Comment se protéger des risques majeurs induits par cette cyberattaque massive d’Almerys ?
Pour autant, les risques engendrés par le vol combiné de données d’état civil et de numéro de sécurité sociale sont majeurs, au premier rang desquels l’usurpation d’identité, le phishing ciblé et les fraudes administratives. Une vigilance accrue est donc de mise :
- Plus que jamais, méfiez-vous des SMS, e-mails et appels suspects, surtout s’ils disent venir de la sécurité sociale ou de votre organisme de mutuelle.
- Ne cliquez pas sur les liens qui en proviennent.
- Même si l’adresse e-mail de l’expéditeur semble légitime, ne vous y fiez pas : contactez vous-même l’organisme.
- Ne transmettez jamais vos codes de connexion ou d’informations sensibles.
- Surveillez qu’aucune démarche administrative ne soit lancée pour votre compte sans que vous ne l’ayez sollicitée.
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Le nombre de victimes demeure inconnu pour le moment, mais Alan déclare qu’elle informera « individuellement et directement tous les membres concernés » par e-mail. Comme le veut la procédure, Alan assure que les autorités compétentes (CNIL et ACPR) ont été notifiées de l’incident.
Pour stopper l’atteinte aux données, l’entreprise assure que la plateforme concernée a été mise hors service. C’est pourquoi certains professionnels de santé pourraient rencontrer des difficultés pour soumettre des demandes de prise en charge. Alan recommande donc, pour « éviter d’éventuels délais supplémentaires de traitement » et dans la mesure du possible évidemment, « d’attendre avant de soumettre une nouvelle demande ».