Cette éruption solaire vient de couper les communications radio et pourrait offrir des aurores boréales
Le Soleil vient de lâcher une puissante éruption, accompagnée d'un nuage de plasma en route vers la Terre. Le choc pourrait survenir dès cette nuit. Des aurores boréales sont attendues dans le ciel.

Le Soleil traverse actuellement le pic de son cycle d'activité de onze ans. Cette période, dite de maximum solaire, se caractérise par une multiplication des éruptions et des éjections de masse coronale. Ces phénomènes projettent dans l'espace d'énormes nuages de particules chargées et de champ magnétique. Quand ils atteignent notre planète, ils peuvent perturber les satellites, les réseaux électriques et les communications. Les mécanismes qui alimentent ces tempêtes font l'objet de recherches récentes. Elles commencent à mieux expliquer comment notre étoile fabrique ses orages magnétiques.
C'est dans ce contexte que le Soleil a produit dimanche un nouveau flare de grande ampleur. Le phénomène est parti de la région de taches AR4436. Cette zone pivote actuellement vers la face de notre étoile orientée vers la Terre. Les perturbations causées par ce type d'événement sur nos communications peuvent être immédiates, comme l'ont montré plusieurs épisodes récents.
Le Soleil provoque des coupures radio et propulse un nuage de plasma vers la Terre
Selon le NOAA Space Weather Prediction Center, ce flare a atteint la classe M5.7. C'est un niveau puissant sur l'échelle solaire. Le pic s'est produit le 10 mai à 15h39 (heure française), déclenchant aussitôt des coupures radio au-dessus de l'Atlantique. Les signaux haute fréquence utilisés par les aviateurs, les marins et les radioamateurs ont été touchés. L'événement s'est accompagné d'une éjection de masse coronale, un nuage de plasma projeté dans l'espace. Selon le centre américain et le Met Office britannique, ce nuage devrait frôler notre planète aux alentours du 13 mai. Un impact oblique pourrait déclencher une tempête géomagnétique mineure, de niveau G1.
Cette tempête reste modérée, mais elle suffit à déclencher des aurores boréales aux hautes latitudes. Le nord du Royaume-Uni et le nord des États-Unis sont en première ligne. Des aurores pourraient même être observées dans le nord de la France si les conditions sont favorables. La date n'est pas sans rappeler un épisode marquant. Le 10 mai 2024, une tempête G5 avait coloré le ciel jusqu'en Floride et dans le sud de l'Europe. C'était la plus intense depuis 2003. Les deux agences préviennent que de nouvelles éruptions sont possibles dans les prochains jours. Les régions AR4436 et AR4432 pourraient émettre des flares de classe M voire X.