Cette batterie développée par Volkswagen pourrait doubler l’autonomie de votre smartphone
Les batteries de nos smartphones stagnent depuis des années. Les fabricants peinent à proposer un vrai bond technologique malgré des années de recherche. Une équipe de chercheurs coréens vient pourtant de franchir une étape majeure avec une batterie sans anode aux performances inédites.

Les fabricants de smartphones se livrent une bataille acharnée sur l'autonomie. Les capacités des batteries augmentent chaque année et les puces consomment de moins en moins. L'autonomie a même dépassé le prix comme premier critère d'achat d'un téléphone, signe que les utilisateurs réclament bien plus. La Chine travaille déjà sur ses propres normes pour encadrer les batteries solides de nouvelle génération, preuve que la course aux alternatives s'accélère partout.
C'est dans ce contexte que des chercheurs des universités coréennes POSTECH et KAIST viennent de publier une étude remarquée. Selon une étude publiée dans la revue Advanced Materials, leurs travaux pourraient transformer durablement l'autonomie de nos téléphones.
Une batterie sans anode atteint le double de la densité énergétique et pourrait transformer l'autonomie de nos smartphones
Les chercheurs coréens ont atteint une densité énergétique de 1 270 Wh/L. Les meilleures batteries lithium-ion actuelles plafonnent autour de 700 Wh/L. C'est presque le double. Pour y parvenir, l'équipe a supprimé l'anode traditionnelle en graphite. À la place, les ions lithium se déposent directement sur un collecteur en cuivre lors de la charge. Ce procédé libère donc de l'espace dans la cellule et augmente considérablement la quantité d'énergie stockée.
L'obstacle principal de cette technologie reste la formation de dendrites. Ces filaments métalliques apparaissent lors des cycles de charge et peuvent endommager la batterie. Pour y remédier, l'équipe a combiné deux innovations. Un cadre polymère intégrant des nanoparticules d'argent guide le dépôt du lithium de manière uniforme. Un électrolyte spécifique crée ensuite une couche protectrice qui limite la croissance de ces filaments. Résultat, la batterie conserve 81,9 % de sa capacité après 100 cycles.
Les chercheurs ont validé ces performances sur des cellules de type pochette, plus proches des batteries embarquées dans nos téléphones. Pour le moment, cette technologie reste au stade prototype et les experts estiment qu'une production de masse n'est pas envisageable avant au moins cinq ans.