Surprise ! Jupiter est plus petite que prévu : cette découverte cruciale défie notre vision des géantes gazeuses
Jupiter ne nous a pas encore livré tous ses secrets. La planète a récemment été remesurée grâce à la sonde Juno de la NASA, qui a révélé que la plus grosse planète du système solaire était finalement plus petite qu’on ne le pensait… Cette découverte n’est pas anodine, elle est même cruciale pour notre connaissance des géantes gazeuses.

Jupiter, la plus grosse planète du système solaire, n’a pas fini de surprendre les scientifiques. Ces dernières années, plusieurs trouvailles majeures ont été faites : les chercheurs se sont aperçus que sa Grande Tache rouge se déforme, ils ont enfin découvert combien d’oxygène elle renferme (et ce que cela révèle) et ils ont réalisé que cette géante gazeuse était deux fois plus grosse aujourd’hui. Que pourrait-on apprendre de plus finalement ?
Eh bien, c’est tout l’objet de cet article : Jupiter est finalement plus petite qu’on ne le pensait. Alors non, Jupiter n’a pas fait une cure d’amincissement. Décryptons alors pourquoi la planète a perdu environ 8 kilomètres à l’équateur et près de 24 kilomètres aux pôles par rapport aux précédentes mesures.
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Jupiter est plus petite qu’on ne le pensait, voici pourquoi
Si la géante gazeuse est plus fine et plus courte que ce que l’on croyait jusqu’à présent, ce n’est pas parce que sa taille a changé. Comme le souligne Space.com, cette différence est en fait due à la manière dont elle est mesurée. En effet, la dernière fois que Jupiter a été mesurée, c’était sur la base de 6 points de données, fournis par les missions Pioneer 10 et 11, ainsi que de Voyager 1 et 2.
Désormais, 26 points de données ont été ajoutés grâce à Juno, la sonde de la NASA – qui a également observé la plus grande éruption volcanique jamais détectée dans notre système solaire sur Io, l’une des lunes jupitériennes. L’instrument est en orbite autour de Jupiter depuis 2016. Jusqu’en 2021, elle suivait une trajectoire allongée ; mais depuis l’extension de sa mission, cette dernière a été ajustée afin qu’elle puisse effectuer des survols derrière la planète – si l’on se place du point de vue de la Terre –, tout en envoyant des signaux radio vers notre planète.

Une découverte cruciale pour la connaissance des géantes gazeuses
Cette méthode permet d’estimer la taille de la géante gazeuse, selon que les signaux sont déviés par son atmosphère ou totalement bloqués par son corps massif. Les scientifiques ont donc conclu que Jupiter faisait 8 kilomètres de moins à l’équateur et environ 24 kilomètres de moins aux pôles que ce que l’on avait mesuré précédemment. Cela peut paraître peu, mais c’est crucial pour une modélisation précise de la structure interne de la planète – et ça l’est d’autant plus pour mieux comprendre les géantes gazeuses.
En effet, Jupiter est la référence de ce type de planètes pour les astronomes : mieux la connaître signifie, de fait, mieux appréhender cette catégorie. Selon l’équipe de chercheurs, dont l’étude a été récemment publiée dans la revue Nature Astronomy, ces nouvelles mesures plus fines offrent une meilleure correspondance avec les modèles les plus avancés de la densité interne de Jupiter. Il va donc falloir changer les manuels scolaires qui enseignaient jusqu’à maintenant que la géante gazeuse mesurait 142 984 kilomètres de diamètre à l’équateur et 133 708 kilomètres d’un pôle à l’autre. Ah, sacrée Jupiter… nous réserve-t-elle encore d’autres surprises ?