YouTube est le royaume de la désinformation en ligne d’après ces 80 organisations

 

YouTube serait-il devenue la plateforme de la désinformation en ligne ? D'après ces 80 organisations spécialisées dans la vérification des faits ou Fact-Checking, le service de Google est le principal vecteur de fake news. Ils appellent la direction de YouTube à prendre des mesures pour améliorer la situation.

youtube fact checking
Crédits : YouTube

Avec la pandémie, les théories complotistes et les fake news ne se sont jamais propagées avec une telle efficacité et avec une telle ampleur. Que ce soit sur les vaccins, le Covid-19, la 5G ou d'autres sujets sensibles, la désinformation est partout. Dans une lettre publiée le 12 janvier 2022 sur le site Poynter, 80 organisations spécialisées dans le fack-checking, ou la vérification de faits, pointent du doigt la responsabilité de YouTube dans la diffusion des fausses informations.

En effet, il considère la plateforme de Google comme “l'un des principaux vecteurs de désinformation en ligne et de fausses informations dans le monde”. On retrouve parmi les signataires de grands noms comme PoliticFact, The Washington Post, Africa Check ou l'organisation caritative britannique Full Fact.

Ils reprochent notamment à YouTube de ne pas en faire assez pour lutter contre la diffusion de fausses informations et de permettre ainsi à “des acteurs sans scrupule d'utiliser sa plateforme comme une arme pour manipuler et exploiter les autres”. Dans cette lettre, les organisations font évidemment référence aux sujets précédemment cités, mais aussi à la fraude électorale et aux discours haineux. Après l'attaque du Capitole par des partisans de Donald Trump, YouTube s'était engagé à bannir toute vidéo réfutant les résultats des élections présidentielles américaines.

Les organisations suggèrent des axes d'améliorations

Bien entendu, les signataires de la lettre ont également suggéré plusieurs axes d'améliorations :

  • S'engager en faveur d'une plus grande transparence concernant la désinformation sur la plateforme
  • Proposer du contexte et démystifier les vidéos contenant des fake news plutôt que de se limiter à la simple suppression des vidéos
  • Mettre en place des sanctions contre les récidivistes
  • Améliorer la détection des fausses informations dans d'autres langues que l'anglais
  • Repenser les algorithmes de recommandation afin qu'ils ne promeuvent “pas activement la désinformation auprès de ses utilisateurs et ne recommande pas de contenu provenant de chaînes non fiables”

Bien entendu, YouTube a réagi rapidement à la publication de cette lettre. Sa porte-parole Elena Hernandez affirme que la plateforme a investi des moyens conséquentspour connecter les gens à des contenus faisant autorité, réduire la propagation de la désinformation et supprimer les vidéos violentes”. Elle ajoute : “Nous sommes toujours à la recherche de moyens significatifs pour nous améliorer et nous continuerons à renforcer notre travail avec la communauté de vérification des faits”. La cadre rappelle notamment que YouTube a interdit les pubs et vidéos qui renient le réchauffement climatique, bannit les vidéos antivax et a mis en place un système pour alerter les internautes de la présence de fausses informations.

Les médias et les ONG à l'origine de cette lettre sont prêts à apporter leur aide à YouTube. “Nous souhaitons vous rencontrer pour discuter de ces questions et trouver les moyens d'une collaboration, et nous attendons avec impatience votre réponse à cette offre”, peut-on lire en conclusion.

Source : 20 minutes



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