Twitter attaque Elon Musk en justice, son célèbre emoji caca se retourne contre lui

 

Twitter a intenté un procès à Elon Musk pour tenter de forcer ce dernier à aller jusqu'au bout de l'achat de Twitter pour 44 milliards de dollars. Dans sa plainte, Twitter a évidemment intégré tous les mèmes que le milliardaire a postés sur le réseau social.

elon musk
Crédits : Daniel Oberhaus

La tentative d'Elon Musk de se soustraire au paiement de 44 milliards de dollars pour Twitter vient de prendre une nouvelle tournure. Après avoir retiré son offre il y a quelques jours en déposant auprès de la Securities and Exchange Commission une demande de résiliation de son accord d'achat du réseau social pour 54,20 dollars par action, on s’attendait à ce que Twitter l’attaque en justice pour le pousser à conclure l’achat.

Le réseau social a finalement mis sa menace à exécution en attaquant le milliardaire en justice dans le Delaware pour l’obliger à conclure l’accord aux conditions convenues. La société accuse notamment Elon Musk d’avoir saccagé l'entreprise, d’avoir perturbé son fonctionnement et d’avoir détruit la valeur des actionnaires. Le milliardaire avait notamment prévu de licencier des employés, et l’action de Twitter a chuté de près de 35 % ces dernières semaines. « Musk refuse d'honorer ses obligations envers Twitter et ses actionnaires parce que l'accord qu'il a signé ne sert plus ses intérêts personnels », indique la plainte.

Twitter porte plainte contre Elon Musk pour le forcer à conclure l’accord

La plainte décrit une longue liste de violations contractuelles importantes par Musk qui ont jeté un froid sur Twitter et ses activités, et demande au tribunal d'obliger la réalisation de la fusion dès que les quelques conditions en suspens seront satisfaites. Pour rappel, l'avocat de Musk a allégué que Twitter a retenu les données demandées par Musk permettant d’évaluer le nombre de faux comptes sur la plateforme. Pourtant, on sait que l’entreprise lui avait finalement donné accès à l’API dite “firehose” (tuyau d’incendie) qui contient chaque tweet publié sur la plateforme.

De son côté, Musk a toujours contesté cette affirmation, une étude prouvait d’ailleurs que près de 20 % des comptes étaient des robots. L'accord est maintenant susceptible de faire l'objet d'une longue bataille judiciaire pour déterminer si Twitter peut forcer Musk à conclure l'accord et à devenir son propriétaire, ou du moins l'obliger à payer le milliard de dollars prévu comme indemnité de rupture dans l'accord initial.

Plusieurs sociétés d’investissement avaient d’ailleurs déjà conseillé à Musk de se retirer du deal et faire une offre moins importante, qui correspondrait mieux à la valeur actuelle de l’entreprise. Il pourrait ainsi renégocier le rachat à un tarif beaucoup plus abordable, et économiser au passage quelques milliards de dollars. Cependant, Twitter est désormais bien déterminé à faire plier le milliardaire pour qu’il s’acquitte de la totalité du montant promis pour le réseau social.

La plainte contient tous les mèmes d’Elon Musk sur Twitter

« Après avoir monté un spectacle public pour mettre Twitter en jeu, et avoir proposé puis signé un accord de fusion favorable au vendeur, Musk croit apparemment qu'il – contrairement à toute autre partie soumise au droit des contrats du Delaware – est libre de changer d'avis, de saccager l'entreprise, de perturber ses opérations, de détruire la valeur des actionnaires et de s'en aller ». Twitter fait évidemment référence à tous les mèmes postés par Elon Musk sur Twitter, et l’entreprise a évidemment pris le temps de tous les inclure dans sa plainte.

Parmi eux, on retrouve notamment l’emoji caca que le PDG de Tesla avait envoyé à Parag Agrawal, le PDG de Twitter. Pour rappel, ce dernier avait déclaré que la méthode utilisée par Elon Musk et ses équipes pour calculer le nombre de faux comptes ne pouvait pas mener à des résultats fiables. Pour cela, il faudrait plutôt analyser des données confidentielles, que seul Twitter possède. Le principal concerné avait répondu, avec toute la sobriété qu’on lui connaît… un emoji caca.

La plainte répertorie également le mème le plus récent du milliardaire, posté il y a quelques jours pour se moquer de Twitter. Ce dernier indique que Twitter sera finalement forcé de rendre publiques les informations relatives aux faux comptes lors du procès, alors qu’elle avait précédemment rejeté toutes ses demandes.

Malgré la plainte, Elon Musk semble toujours prendre la situation à la légère, et continue de poster d’autres mèmes sur son compte personnel. Dans une ultime provocation, le PDG s'est moqué il y a quelques minutes de la pensée politique de gauche de la plupart des employés de la société, mais a finalement rapidement retiré le tweet.



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