Tricherie : les smartphones dans le viseur de l’Education nationale !

C’est un député qui a fait cette proposition d’utiliser des « Cages de Faraday » dans les universités pour empêcher les étudiants de tricher lors des examens, le Ministère de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur a balayer cette proposition sans hésitations.

Triche par smartphone

Ce n’est pas la première proposition de ce genre, 4 ans auparavant le député UMP Jean-Claude Guibal avait fait une suggestion au ministre de l’Education nationale de l’époque, utiliser des brouilleurs d’ondes dans les structures étudiantes. Cette suggestion a aussi été rejetée très rapidement.

Luc Chatel, le ministre de l’Education nationale de l’époque, avait mis en avant les coûts d’installation et de maintenance de ces brouilleurs et l’opposition que pourrait émettre le personnel des structures étudiantes. Au-delà de ces arguments, la loi elle-même empêche ce genre de pratique : (Article L33-3-1)

l’utilisation de tout dispositif destiné à rendre inopérants des appareils de communications électroniques de tous types, tant pour l’émission que pour la réception est prohibée

La nouvelle proposition concerne les « Cages de Faraday » qui est le même principe que les brouilleurs, mais de manière un peu différente, sans aucun courant une « Cage de Faraday » permet de protéger d’éventuelles perturbations électromagnétiques et par conséquent de couper le réseau de nos téléphones portables.

détecteur de téléphone portable
Voici un détecteur de téléphone portable

Le ministère de l’Education nationale donne une réponse assez similaire à celle donnée pour les brouilleurs :

L’importance des moyens techniques et financiers à mettre en oeuvre pour expérimenter, et a fortiori pour généraliser si les résultats sont concluants, la transformation d’une salle d’examen en cage de Faraday pour lutter contre tous types de tricherie aux examens par voie électronique, ne permet pas une telle opération

Encore une fois c’est surtout un souci financier qui bloque la réalisation de ce projet, le ministère reste sur des pratiques beaucoup plus simples, l’obligation de chaque étudiant ou élève de déposer ses affaires personnelles à un endroit donné et qu’il ne puisse par la suite plus utiliser son téléphone, car il est censé l’avoir déposé.

Pour accompagner cette obligation il y a aussi la présence des détecteurs de téléphone portable qui sont le moyen technique le moins coûteux pour essayer de dénicher les récalcitrants. Est-ce la bonne solution pour éviter les triches ? Que pensez-vous de la décision du ministère de l’Education nationale ?

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