Ticket de caisse : il disparaitrait pour les achats de moins de 10 € dès 2020

 

Le ticket de caisse pourrait disparaître pour les achats de moins de 10€ dès 2020, selon une nouvelle Loi qui vise également à ce qu’il ne soit plus proposé pour les achats de moins de 30 € d’ici 2022. Les tickets de caisse sont à la fois une source de gaspillage et de pollution au bisphénol A, un composé classé cancérigène et perturbateur endocrinien.

Ticket de caisse
Source : Pixabay

Les tickets de caisse pourraient bientôt disparaitre, en tout cas sous la forme imprimée que nous connaissons. Pour bien en comprendre la raison, il faut savoir une ou deux choses sur ces petites facturettes qui font partie de notre quotidien. Pour des raisons diverses, notamment pour réduire les coûts d’exploitation, l’écrasante majorité des caisses enregistreuses en France et dans le monde édite les tickets de caisse sur du papier spécial, qui noircit au contact de la chaleur.

Les tickets de caisse sont une source de bisphénol A

Les imprimantes qui éditent les tickets de caisse ne contiennent ainsi pas d’encre : il leur suffit de chauffer le papier selon des motifs précis pour que le texte y reste immortalisé noir sur blanc. Or, le problème, c’est que ce papier tire ses propriétés d’un composé extrêmement toxique : le bisphénol A. Celui-ci est classé comme perturbateur endocrinien et parfois comme cancérigène avéré.

Autrefois très présent dans tous types d'emballages – y compris alimentaires – le bisphénol A est progressivement retiré de la circulation. Une loi de 2015 l’a ainsi interdit dans tout ce qui touche aux aliments. Mais ce composé reste encore très utilisé. Or, parce que les tickets de caisse font partie de notre quotidien, ils sont à eux-seuls responsables de 15% des risques d’exposition au bisphénol A !

Le cas de la France est particulier : les commerçants l’impriment systématiquement, alors que ce n’est pas obligatoire. L’impression des tickets de caisse est en effet facultative pour les achats inférieurs à 25 €, et chez nombre de nos voisins européens, il n’est d’ailleurs imprimé que sur demande. Du coup, des députés cherchent depuis un certain temps à limiter leur édition.

Une proposition de loi de la députée LREM Patricia Mirallès déposée le 16 juillet 2019 proposait ainsi déjà d’interdire son impression dès 2020 lorsque le client ne le demandait pas. Mais le gouvernement a décidé de reprendre la mesure à son compte, qui sera intégrée sous la forme d’un amendement au projet de Loi sur l’économie circulaire, examiné à partir du 25 novembre 2019.

Si le texte est adopté, cela signifie qu’il faudra demander un ticket de caisse pour qu’il soit imprimé pour les achats inférieurs à 10€ dès 2020. Mais ce seuil sera porté à à 20 € en 2021 puis 30 € en 2022. Cette mesure s’accompagnera de campagnes de sensibilisation. Certaines enseignes comme Uniqlo ou Nature et Découvertes ont déjà pris les devants, et proposent à leurs clients de recevoir une facture électronique par mail plutôt que d’imprimer des tickets de caisse.

Une pratique vraisemblablement appelée à se généraliser : les alternatives au bisphénol A ne sont en effet pas moins toxiques, et le passage à d’autres technologies d’impression semble plus coûteux que de passer à des factures 100% dématérialisées. Que pensez-vous de la disparition du ticket dee caisse ? Partagez votre avis dans les commentaires.



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