L’électrique pousse l’essence vers la sortie : pour la première fois en Europe, le challenger dépasse le vétéran
C’est un signal fort : en décembre dernier, l’électrique a détrôné l’essence pour la première fois en Europe. Mais ce n’est pas la seule tendance se dessinant à l’horizon que l’on peut relever. Voici ce qu’il y a à retenir des chiffres clés du marché de l’automobile en 2025.
L’ère du tout-électrique n’est pas encore là, en revanche, il semble que l’on s’en approche – du moins en Europe. Si la part des véhicules hybrides domine l’industrie, les voitures électriques (VE) grappillent peu à peu du terrain, leur immatriculation ayant connu une hausse impressionnante en 2025.
Surtout, après avoir dépassé le diesel à la fin de l’année 2023, une nouvelle étape historique vient d’être franchie sur le Vieux Continent : pour la première fois, les ventes de VE ont surpassé celles des véhicules thermiques. C’était en décembre dernier. Voici ce que cela révèle du marché de l’automobile.
Les voitures électriques poussent les thermiques vers la sortie de route
En 2022, l’Europe a pris une décision radicale : interdire la vente des voitures thermiques dès 2035. Et si un potentiel assouplissement de cette mesure est en discussion, une tendance semble se dessiner : celle du remplacement des motorisations traditionnelles – à savoir le diesel, qui ferme aujourd’hui le classement, et l’essence qui suit apparemment la trajectoire amorcée par le roi du marché déchu.
En décembre 2025, les Européens (UE, Royaume-Uni, AELE) ont acheté 308 955 VE : cela représente une hausse de plus de 50 % par rapport à l’année précédente. Les VE ont ainsi dépassé, pour la première fois, le nombre de voitures à essence vendues et elles connaissent une croissance bien plus forte que les hybrides (5 %).
Desserrons la focale pour observer une tendance plus globale. Si l’on dresse le bilan des immatriculations de voitures en 2025, voici ce que l’on obtient d’après InsideEVs :
- Hybrides : Près de 4,6 millions d'unités, soit une hausse de 12,4 %.
- Essence : 3,5 millions d'unités, soit une baisse de 18,9 %.
- Électriques : Près de 2,6 millions d'unités, soit une hausse de 29,7 %.
- Hybrides rechargeables : Plus d’1,2 million d’unités, soit 33,4 % de hausse
- Diesel : 1 million d'unités, soit une chute de 24 %.
Plusieurs éléments sont à retenir. Premièrement, la transition vers le tout-électrique semble s’instaurer progressivement, l’élan est donné en tout cas en Europe – pour le reste du monde, c’est une autre question. Puisque, si les hybrides non rechargeables demeurent en tête du classement – probablement préférées pour leur polyvalence –, le gap avec les VE ne cesse de s’amenuir. L’essence conserve la médaille d’argent, mais sa part de marché connaît un net recul.
Ce dépassement de l’essence par l’électrique en décembre envoie un signal fort, symptomatique de plusieurs causes se télescopant : notamment l’arrivée exponentielle de modèles abordables, des efforts du Vieux Continent probablement aussi, de la sensibilisation et des avantages des VE sur les thermiques, comme la durabilité.


