Le premier vaccin créé à l’aide de l’IA testé sur des humains : quels résultats ?
Pour lutter contre le coronavirus, des chercheurs ont mis au point un vaccin grâce à l'intelligence artificielle. Des humains l'ont reçu afin de vérifier son efficacité. Voici le verdict.

Si au quotidien, l'intelligence artificielle est surtout synonyme de ChatGPT, Gemini ou encore Claude, la technologie est aussi largement utilisée à l'abri des regards du grand public. Notamment dans le domaine de la médecine. À ce niveau-là, il y a du bon comme du mauvais. On sait déjà que l'IA est plus douée que les praticiens quand il s'agit de poser un diagnostic. Une véritable révolution entachée par le fait que l'IA échoue souvent dans les tâches les plus simples du milieu médical.
Pas de quoi décourager les chercheurs pour autant. Des virologistes de l'Université de Cambridge viennent d'ailleurs de franchir une étape très importante. Ils ont pu essayer un vaccin développé à l'aide de l'intelligence artificielle sur des sujets humains. Objectif : trouver un vaccin universel contre le coronavirus, qui comme la grippe mute régulièrement. En est-on déjà là ? Non, mais on s'en approche fortement.
Développé grâce à l'IA, un vaccin contre la Covid-19 donne des résultats encourageants
Le vaccin, de son petit nom pEVAC-PS, a été créé à l'aide d'une technologie IA appelée Digitally Immune Optimised Synthetic Vaccine (DIOSynVax). Il a pour particularité d'être administré sans aiguille. Le groupe de test comportait 39 personnes de 18 à 50 ans. Chacune a reçu un dosage variable du produit. Les scientifiques ont ensuite enregistré plusieurs indicateurs : le déclenchement ou non d'une réponse immunitaire et des réactions physiques attendues, ainsi que la tolérance au vaccin.
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Il s'avère qu'aucun des 39 volontaires n'a manifesté d'effets indésirables. Certains ont connu des épisodes mineurs de Covid-19, ce qui était prévu et attendu. Il reste cependant beaucoup à faire avant de crier victoire. De l'aveu même des équipes, les sujets de test ne sont pas assez représentatifs de la population générale, étant tous originaires de la même région.
De même, plusieurs n'avaient pas été exposés à des variantes spécifiques du coronavirus avant l'étude, ce qui a pu impacter leur réactions immunitaires. Les chercheurs soulignent que leurs résultats restent tout de même prometteurs quand à l'usage de l'IA dans le développement de remèdes.
Source : Journal of Infection