Kaspersky : les Etats-Unis bannissent l’antivirus russe accusé d’espionnage

Maj. le 28 août 2018 à 21 h 14 min

L’éditeur d’antivirus russe Kaspersky est accusé d’espionnage par les Etats-Unis. Le DHS est persuadé que la firme collabore avec le Kremlin, et vient d’ordonner à toutes les agences fédérales américaines de bannir ses logiciels de leurs systèmes informatiques sous 90 jours au maximum. Une décision qui reflète l’envenimement des relations entre la Russie et les Etats-Unis.

Depuis quelques mois, la situation est de plus en plus tendue entre la Russie et les Etats-Unis. La relation entre ces deux grandes puissances s’envenime progressivement, et la guerre froide semble en passe de recommencer. Aujourd’hui, une décision prise par le United States Department of Homeland Security (DHS) vient confirmer cette mauvaise impression. Depuis ce matin, toutes les agences fédérales américaines ont l’interdiction formelle d’utiliser les logiciels de sécurité de l’éditeur russe Kaspersky, qui propose depuis peu un très bon antivirus gratuit.

C’est par le biais d’un communiqué adressé à toutes les agences fédérales que Elaine Duke de la DHS a ordonné aux responsables de toutes les agences fédérales des Etats-Unis d’identifier toute présence ou usage d’un produit Kaspersky au sein de leurs systèmes informatiques sous 30 jours. Par la suite, les agences disposeront ensuite de 60 jours pour supprimer ces logiciels.

Kaspersky : les agences fédérales ont 90 jours pour supprimer ses logiciels

Depuis le mois de mai 2017, le DHS soupçonne les dirigeants de Kaspersky d’être étroitement liés au gouvernement et aux agences de surveillance russes. De même, il s’inquiète à cause d’une loi russe autorisant les agences de surveillance du pays à demander l’aide de Kaspersky pour intercepter les communications sur les réseaux nationaux. Le gouvernement russe pourrait en effet se servir de l’accès aux données des produits de Kaspersky pour compromettre les systèmes informatiques américains et donc la sécurité des Etats-Unis.

Suite à ce communiqué, Kaspersky s’est exprimé, affirmant qu’il n’entretient aucun lien inapproprié avec quelque gouvernement que ce soit. La firme considère que ces accusations sont basées sur de fausses informations et sur des soupçons infondés. Pour prouver son innocence, Eugene Kaspersky se dit prêt à partager le code source de son logiciel de sécurité, et même à jurer devant le Congrès des Etats-Unis. C’est en juillet dernier que le gouvernement américain a commencé à soupçonner Kaspersky d’être affilié avec le gouvernement russe, et à menacer de bannir ses logiciels.

Réagissez à cet article !
Abonnez-vous gratuitement à la newsletter
Chaque semaine, le meilleur de Phonandroid dans votre boite mail !
Demandez nos derniers articles !
Téléchargez GHIDRA et prenez vous pour un espion de la NSA

Le logiciel GHIDRA utilisé par la NSA pour repérer et contrer des programmes malveillants est désormais disponible gratuitement pour tous. Open-source, il peut même être amélioré par la communauté.  Comme promis, la National Security Agency (NSA) des États-Unis a rendu…

CMS : 90% des sites web piratés utilisent WordPress

90% des sites web piratés utilisant un CMS tournent sous WordPress d’après Sucuri, une entreprise spécialisée en sécurité web. Les sites e-commerce sont particulièrement prisés des hackers pour la simple raison qu’ils permettent d’accéder aux données bancaires des utilisateurs. Ce…

Windows : le nombre d’attaques phishing a explosé en 2018

Microsoft révèle dans son rapport Security Intelligence Report 2018 quelle cybermenaces ont visé l’écosystème Windows au cours de l’année passée. Le nombre d’attaques phishing a explosé de 150% tandis que le nombre de ransomware est en déclin. Globalement, le rapport relève…

Chrome : 85% des extensions se moquent de votre vie privée

Une étude Duo Labs autour des extensions Chrome révèle que 85% d’entre elles n’ont aucune politique en matière de vie privée – un document qui explique clairement comment vos données seront utilisées en cas de collecte. Pour en arriver à…

Attention, ce câble USB peut pirater n’importe quel ordinateur

Ce câble USB modifié permet à un attaquant de pirater n’importe quel ordinateur. Conçu par un chercheur en cybersécurité, cet accessoire peut réagir à des commandes à distance transmises par un pirate. Bientôt produit en masse, il est destiné à mettre en garde le grand public…