iPhone : Apple devra autoriser les App Store alternatifs dès 2022 en Europe

 

Le Parlement européen a adopté deux nouvelles législations sur les services numériques et les marchés numériques. Leur objectif est de cadrer le marché des applications sur les smartphones et les tablettes, que ce soit sur iOS et Android. L’une des conséquences serait l’obligation pour Apple de laisser d’autres boutiques applicatives apparaitre sur les iPhone. Les deux textes doivent encore faire l’objet d’un vote au Conseil européen pour une mise en application en 2022.

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Crédit : Unsplash

L’une des grandes différences entre un iPhone et un smartphone sous Android est l’impression de liberté offerte par le second. Sur les terminaux d’Apple, vous êtes relativement contraints. Si vous voulez installer une application, elle doit être disponible sur l’App Store, sinon ce n’est pas la peine d’essayer. Sur Android, il suffit d’activer une simple autorisation. En outre, les boutiques alternatives sont autorisées : Amazon App Store, AppGallery, Samsung Galaxy Store, etc.

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Apple ne veut pas d’offres alternatives. Que ce soit sur l’App Store ou sur les moyens de paiement. Nous l’avons bien vu lors de l’affaire Fortnite. Pour défendre cette position, la firme de Cupertino explique qu’elle ne pourrait pas être en mesure de sécuriser les données personnelles et bancaires des utilisateurs sans avoir le contrôle de l’ensemble des maillons de la chaîne de valeur. Et, dans une certaine mesure, c’est vrai : en empêchant l’installation d’éléments interdits, Apple empêche aussi les malwares de s’immiscer. Mais cela a aussi un contre-coup : Apple facture lourdement les développeurs pour apporter cette confiance et cette sécurité. C'est la “Taxe Apple”.

L'Europe va obliger Apple à ouvrir iOS aux App Store alternatifs

Aujourd’hui, rien n’oblige Apple à ouvrir son écosystème aux sources tierces d’applications et de services. Mais cela pourrait arriver très rapidement. En effet, le Parlement européen a adopté cette semaine deux textes importants discutés au printemps 2022 : la législation sur les services numériques et la législation sur les marchés numériques. Ils auront pour but de créer un cadre législatif à toutes les questions traitant de l’économie des applications. Le premier s’intéresse aux droits des consommateurs et le second se focalise sur l’équité et l’ouverture des marchés liés aux applications.

Ces textes disent ce que les grands groupes doivent faire et ne peuvent pas faire. Par exemple, elles doivent autoriser l’accès à une concurrence. Et elles s’abstenir « de faire la promotion de leurs propres intérêts ». Margrethe Vestager, fameuse commissaire européenne qui a maintes fois infligé de lourdes amendes aux GAFAM, précise même que ces firmes « devront partager leurs données avec d’autres entreprises et permettre davantage de boutiques d’applications ». Le ton est donné.

Reste à savoir si la Commissaire n’ouvre pas ici la boîte de Pandore vers davantage de liberté, mais aussi vers un marché plus complexe, plus dangereux, moins serein. L’adoption des deux textes de loi n’est qu’une étape. La prochaine est l’adoption définitive par le Parlement européen, puis la publication au journal officiel avant une mise en application 20 jours plus tard. Soit avant la fin de l’année 2022.



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