Maj. le 6 octobre 2018 à 12 h 19 min

D’après l’analyse d’un chercheur en sécurité, l’application Facebook Messenger serait pleine de lignes de code type logiciel-espion.

facebook messenger vie privee

Facebook Messenger cherche manifestement à se faire détester le plus possible. On sait déjà que par le simple fait de son existence, aujourd’hui obligatoire pour quiconque veut utiliser le chat Facebook, l’application ne s’était pas fait aimer par les utilisateurs.

Aujourd’hui, c’est le chercheur Jonathan Zdziarski qui a déclaré avoir passé un peu de temps à explorer les entrailles de l’application et avoir ainsi constaté que celle-ci était pleine de ligne de code « type spyware », conçue pour enregistrer tout ce que nous faisons.

L’informaticien explique que Messenger enregistre pratiquement tout ce qu’un utilisateur fait avec l’application ; ce qu’on écrit et quand, le temps passé en portrait ou paysage ou le temps passé dans l’application face à celui passé alors qu’elle tourne en arrière plan. Zdziarski déclare également que la quantité de code de ce genre trouvée dans l’application Facebook Messenger est inhabituelle :

Messenger montre avoir plus de code type spyware que je n’en ai jamais vu dans des produits spécifiquement destinés à la surveillance d’entreprise.

facebook messenger spyware

L’application que le chercheur a analysée est la version iOS de Facebook, mais malgré les permissions manuelles, il y a fort à parier que les mêmes enregistrements statistiques existent dans la version Android. L’application en avait déjà agacé plus d’un quand le géant décidé que le chat n’était plus possible sur l’application principale, forçant les utilisateurs voulant bénéficier d’une telle fonction à télécharger une application supplémentaire et surtout à basculer de l’une à l’autre.

L’application avait également essuyé des critiques devant le nombre de permissions qu’elle demandait, auxquelles Facebook avait répondu. Mais, quelles qu’aient été les explications de Facebook, son application confirme être une machine à analyser nos comportements, comme le prouve également l’ajout progressif d’un navigateur afin de suivre votre consommation du web.

Encore une fois dans cette situation, il faut se demander si la chose est bien différente de ce que font mille éditeurs de logiciel, parfois juste pour faire progresser leurs produits. Il faut aussi se rappeler qu’au delà de Facebook Messenger, c’est l’écosystème Android et Google en générale qui est caractérisé par la récolte et l’utilisation d’informations. Il ne s’agit pas de juger du fait que cela soit bien ou mal, mais de remettre les choses dans leur contexte.


Update : Facebook n’a pas trainé avant de répondre, via le tweet d’un employé, que de telles fonctions de tracking visent à fournir une application plus rapide et plus efficace.

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