Facebook est accusé d’avoir toléré des contenus extrémistes et racistes

 

Facebook est accusé de complaisance envers plusieurs médias conservateurs et d'extrême droite américains. Craignant des sanctions politiques, le réseau social a toujours refusé de sévir à l'encontre des contenus racistes et extrémistes publiés par ces médias. 

Facebook
Crédits : Unsplash

Début du week-end dernier, plusieurs médias se sont attaqués à Facebook. Des articles du New York Times, du Washington Post ou de NBC ont publié des enquêtes démontrant le rôle du réseau social dans la polarisation des opinions politiques aux Etats-Unis. Les enquêtes montrent que Facebook avait pris conscience de son impact négatif sur la population.

Dans ce contexte, un article du Wall Street Journal révèle les dessous de la modération de Facebook. Citant les témoignages de nombreux employés, le journal affirmer que le réseau social s'est montré complaisant avec de nombreux médias conservateurs, dont Breitbart. Créé en 2007 par Andrew Breitbart, ce média politique conservateur est régulièrement qualifié d'extreme droite. Il a souvent été accusé de propos xénophobes ou misogynes ces dernières années. Breitbart fait partie des médias les plus populaires auprès des partisans de Donald Trump.

Facebook craignait des réactions politiques de la part des partisans de Trump

Malgré les dérives extrémistes de Breitbart, Facebook n'a jamais pris des mesures à son encontre. En dépit des critiques formulées par de nombreux employés, le groupe californien n'a pas éjecté Breitbart de la section Actualités de son site web. Cette catégorie est pourtant réservée aux médias fiables.

Selon les employés interrogés par le Wall Street Journal, Facebook appliquait des exceptions pour certains médias conservateurs. D'après des documents internes, le réseau social dispose d'une longue liste de médias et de personnalités qui échappent à son règlement. Facebook exempterait 5,8 millions de personnalités de ses règles de modération afin d'éviter les critiques.

Le groupe craint que de sévir contre certains médias conservateurs ne provoque la colère des dirigeants politiques. Facebook avait notamment peur des attaques de Donald Trump, à l'époque où celui-ci était président, et de ses partisans. “Nous avons peur des réactions politiques si nous appliquons nos politiques sans exemptions”, explique sans détour un cadre Facebook dans une communication interne consultée par le Wall Street Journal.

En parallèle, un nouveau lanceur d'alerte s'est lancé dans une guérilla contre Facebook. Relayé par le Washington Post, il accuse Facebook de faire passer les profits avant les enjeux humains. L'homme faisait partie de l'équipe d'intégrité civique du réseau social.

Source : Wall Street Journal



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