« Steve Jobs est mon héros », Eric Schmidt, président exécutif de Google

Maj. le 5 octobre 2014 à 11 h 27 min

Lors d’une interview devant public dans le cadre de la promotion de son livre, Eric Schmidt a témoigné très naturellement de l’admiration qu’il avait toujours pour son ancien ami et concurrent, Steve Jobs.

eric schmidt steve jobs

Eric Schmidt, le président exécutif de Google a déclaré la semaine dernière que la compétition entre Apple et Google était « plus brutale que jamais ». Ça n’est pas pour autant que Schmidt est froid. L’ancien PDG de Google, qui avait siégé aux côtés de Jobs au conseil d’administration d’Apple, est revenu sur son ancien partenaire.

En effet, lors de la promotion de son livre « How Google Works », accompagné de son coauteur et vice-président des produits Jonathan Rosenberg, au centre des congrès de Santa Clara, devant une salle pleine, on a demandé à Schmidt qui étaient ses héros dans l’industrie tech et en dehors. Schmidt n’a eu qu’une seule réponse, sans hésiter.

Pour moi, c’est facile. Steve Jobs.

Nous pouvons tous aspirer à être un petit pourcentage de Steve

Les gens exceptionnels valent la peine qu’on les côtoie, parce qu’il y a une bonne chance qu’ils changent le monde

Le livre de Schmidt et Rosenberg va dans le sens de la déclaration du premier, puisqu’il décrit Steve Jobs comme étant l’essence du « smart creative », une expression chère à Google désignant les employés qu’ils recherchent, solide techniquement, mais avec des aptitudes créatives.

Ça n’est donc pas une surprise totale que Schmidt ait donné cette réponse. De plus, leur amitié passée n’a rien de secret. Mais ce qui est intéressant c’est que cette réponse soit donnée maintenant, quand on sait ce que sont devenus ces deux géants.

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Si Jobs était un ami, il pourrait être plus surprenant qu’il soit toujours un modèle, ou tout du moins que Schmidt le déclare ainsi, les entreprises étant aujourd’hui plus ennemies que jamais, et Schmidt ayant insisté sur la différence de leur conception même du marché et du monde, dans la même interview où il déclarait que Samsung avait déjà l’iPhone 6 il y a un an.

Mais cela n’avait pas toujours été le cas. Lorsque Schmidt a été approché pour faire partie du conseil d’Apple en 2006, il était déjà CEO de Google, la chose ne semblait donc pas surréaliste, bien que la notion de conflit d’intérêts ait été évoquée alors.

Le divorce n’a eu lieu que plus tard, lorsque les smartphones ont explosé et sont devenus des axes majeurs pour Google comme Apple, moment à partir duquel il ne s’agissait plus d’un vague conflit d’intérêts, mais d’une guerre à couteaux tirés. C’est alors que Schmidt a dû quitter le conseil d’Apple, en août 2009, le grand écart étant devenu impossible. La guerre était définitivement déclarée.

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