Cette IA peut détecter plus de 100 maladies avant les premiers symptômes, rien qu’en analysant votre sommeil
Et si une simple nuit de sommeil suffisait à prédire l’apparition de certaines maladies ? Une intelligence artificielle développée par des chercheurs américains en est désormais capable. Elle analyse les signaux du corps pendant le repos pour repérer des fragilités invisibles bien avant les premiers symptômes.

Depuis plusieurs mois, les intelligences artificielles progressent dans le domaine de la santé. Certaines sont déjà capables de repérer des anomalies invisibles aux examens classiques. En juillet 2025, une IA spécialisée a détecté des tumeurs cérébrales de moins de 3 millimètres, un seuil jamais atteint auparavant. Des outils comme BrainMets.ai, ou encore MAI-DxO de Microsoft, illustrent la capacité des machines à soutenir le travail médical. Ces innovations promettent une médecine plus rapide, plus précise et moins invasive.
Dans ce contexte, une nouvelle IA semble franchir un cap encore plus impressionnant. Elle s’appuie sur une seule nuit de sommeil pour repérer des signes précoces de maladies. Selon Bill Gates, les médecins pourraient être remplacés par l’intelligence artificielle dans moins de dix ans. Ce nouveau système ne semble pas vouloir lui donner tort.
L’IA SleepFM prédit 130 maladies en analysant une seule nuit de sommeil
Développée par Stanford Medicine, l’IA nommée SleepFM a été entraînée sur plus de 585 000 heures d’enregistrements nocturnes. Ces données, issues de plus de 65 000 personnes, proviennent de plusieurs décennies de suivi. Le programme s’appuie sur la polysomnographie, un examen complet du sommeil qui mesure l’activité cérébrale, la respiration, les mouvements et le rythme cardiaque. D’après l’étude publiée dans Nature Medicine, le modèle peut prédire 130 maladies avec une précision élevée, y compris les risques de décès toutes causes confondues.
L’originalité de cette IA réside dans sa capacité à apprendre sans diagnostic médical initial. Elle détecte seule des corrélations entre les signaux vitaux enregistrés pendant la nuit. Une respiration instable combinée à un rythme cardiaque élevé ou une activité cérébrale inhabituelle peut signaler une fragilité. Ce croisement des données permet d’identifier des déséquilibres que les examens standards ne détectent pas. Le sommeil devient ainsi une source précieuse d’information sur la santé globale.
Ce type d’analyse ouvre une voie nouvelle pour la médecine préventive. Une seule nuit suffit à révéler des tendances invisibles à l’œil nu. Cette méthode non invasive pourrait permettre un dépistage plus précoce et mieux ciblé. Les chercheurs précisent toutefois que les données actuelles proviennent de personnes déjà suivies en laboratoire du sommeil. L’outil ne remplace donc pas les examens médicaux classiques. Mais il pourrait devenir un complément précieux pour surveiller discrètement l’évolution de notre état de santé.

