Ce VPN aidait les hackers à échapper à la police, Europol intervient
Se croyant en sécurité, des dizaines de cybercriminels se cachaient derrière First VPN. Mais les autorités européennes, avec l’aide d’Europol, ont réussi à « casser » le VPN, mettant ainsi la main sur un vaste réseau de malfaiteurs.

En 2026, les VPN sont plus populaires que jamais. Et, si ces derniers permettent d’accéder à des contenus indisponibles dans votre pays de résidence, nombreux sont les développeurs de VPN à mettre en avant l’aspect sécuritaire de ces outils. En effet, ces derniers chiffrent vos données, pour une sécurité accrue en ligne. Mais il n’aura pas fallu attendre longtemps pour que les cybercriminels en profitent. Des hackers ont ainsi réussi à rendre leurs malwares invisibles grâce à un VPN. Pire encore : des pirates ont déployé des applications VPN qui vous espionnent.
Et pourtant, même le meilleur des VPN ne peut rien pour vous lorsque les autorités décident de tout faire pour vous traquer et vous traduire en justice. C’est en tout cas l’amer constat qu’ont pu faire pas moins de 25 groupes de ransomwares, qui se cachaient derrière First VPN.
L’enquête a débuté en décembre 2021, avec l’aide de l’entreprise de cybersécurité Bitdefender. Et pour cause : First VPN « faisait principalement sa publicité sur des forums cybercriminels connus des autorités et ciblait donc explicitement les cybercriminels comme clients potentiels », selon la police néerlandaise.
Europol : pas de pitié pour les ransomwares
Après une longue enquête, les autorités sont finalement passées à l’action. Celles-ci ont ainsi pu identifier des dizaines de groupes de ransomwares, dont Avaddon Ransomware. Europol affirme également avoir permis d’identifier 506 utilisateurs suspects. Par ailleurs, cette opération de grande ampleur aurait permis de faire progresser une vingtaine d’enquêtes, selon l’agence.
« Pendant des années, le service, connu sous le nom de “First VPN”, était présenté sur des forums cybercriminels russophones comme un outil fiable permettant d’échapper aux forces de l’ordre », explique Europol. « Il proposait des paiements anonymes, une infrastructure cachée et des services spécifiquement conçus pour un usage criminel. »
Ce n’est pas la première fois que l’agence organise une opération de grande ampleur. En effet, plus tôt cette année, Europol a réussi à démanteler un réseau colossal d’arnaques sur le dark web. Dans le cadre de cette opération, pas moins de 373 000 sites ont été fermés en une dizaine de jours.
Source : Europol