Les meilleurs forfaits mobiles Free pas chers

Dire que Free a jeté un pavé dans la mare des offres mobiles à son arrivée en 2012 est un doux euphémisme. C’est un véritable raz-de-marée qu’a provoqué l’entreprise en obtenant le statut de quatrième opérateur de téléphonie mobile après s’être imposée comme fournisseur d’accès Internet incontournable. Sa politique de prix agressive a obligé ses concurrents à s’adapter, pour le plus grand bonheur des consommateurs. Découvrez ici les meilleurs bons plans de Free mobile pour vous doter d’un forfait mobile pas cher.

Non content de son succès en tant que fournisseur d’accès à Internet, particulièrement grâce à sa Freebox et aux très nombreux services proposés, Free s’est lancé avec fracas dans le mobile. La volonté de Xavier Niel, son PDG, a toujours été de maintenir une offre simple. Si depuis elle s’est largement diversifiée pour l’Internet domestique, l’offre Free Mobile est restée relativement simple avec seulement 2 offres bien distinctes et une série spéciale.

Entre l’obtention de la licence 3G fin 2009, de la licence 4G en septembre 2011 et le lancement de l’offre commerciale Free Mobile en janvier 2012, les opérateurs concurrents ont cherché à préparer le terrain. Il faut se souvenir que Free a une réputation de pirate, dans le bon sens du terme, que son patron, Xavier Niel, met d’ailleurs régulièrement en avant. Free a toujours cherché à imaginer des solutions agressives, en dehors des sentiers battus. Il ne fallait donc pas s’attendre à ce que l’entreprise s’assagisse en tant qu’opérateur mobile. Au contraire même, en tant que dernière arrivée, elle se devait de frapper fort. Et elle l’a fait. Avec une offre à 2 euros, absolument inédite voire impensable à l’époque et une autre à moins de 20 euros promettant un Internet illimité, le tout sans engagement, c’était la catastrophe assurée pour les autres opérateurs. Mieux, le forfait à 2 euros est offert aux abonnés Free, tandis que le forfait à 19,99 euros diminue à 15,99 euros mensuels. Grâce à cela, en à peine plus d’un mois, Free Mobile avait déjà obtenu 4 % de part de marché avec plus de 2 millions et demi de clients. Si SFR a créé RED by SFR, Bouygues a lancé B&You et Orange a imaginé Sosh, c’est directement en réponse à l’arrivée de Free Mobile sur le marché. Il fallait à tous les opérateurs tenter d’éviter une hémorragie de clients vers le nouveau venu, quitte à proposer des offres plus alléchantes avec des marges plus faibles.

Le seul opérateur qui a choisi une voie différente est Orange. L’opérateur historique a signé un partenariat avec Free Mobile afin de lui louer un accès à ses réseaux 2G et 3G. Ainsi les clients de Free Mobile peuvent se connecter aux antennes-relais d’Orange dans les zones encore non couvertes par le nouvel opérateur. Cela les autorise également, dans le pire des cas, à passer des appels vocaux ou à envoyer et recevoir des SMS par le réseau 2G pour lequel Free ne dispose d’aucune fréquence. Toutefois, ce contrat est limité par l’ARCEP. En effet, un nouvel opérateur se voit contraint par l’Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes de déployer ses propres antennes afin de disposer d’un réseau couvrant une certaine proportion de la population et du territoire. Cette itinérance a été vue par Bouygues et SFR comme favorisant le nouvel entrant alors que ces deux entreprises avaient dû investir massivement pour déployer leur réseau. Alors qu’il devait durer 6 ans seulement, cet accord d’itinérance a déjà été prolongé par Orange et Free qui y trouvent tous deux un intérêt. Devant s’arrêter à la fin de l’année, les 2 opérateurs se sont une nouvelle fois entendus pour continuer à travailler main dans la main jusqu’au 31 décembre 2022. L’ARCEP est actuellement en train de consulter les acteurs du marché avant de rendre son avis définitif. De plus, excellente nouvelle pour les abonnés qui pouvaient avoir des difficultés de transition d’une antenne Orange à une antenne Free, l’opérateur a mis à jour son infrastructure depuis 2019 permettant dorénavant un retour plus rapide vers le réseau Free Mobile celui-ci étant plus rapide puisque non bridé, contrairement au réseau 3G Orange, limité à 384 kb/s.

À l’heure actuelle, Free Mobile compte plus de 17 000 antennes 3G et 15 500 antennes 4G en service sur plus de 19 600 autorisées à émettre. Grâce à elles, Free revendique un taux de couverture 3G de 99 % de la population française et 94 % du territoire. En 4G, la couverture est légèrement plus faible, avec 95 % de la population pour 77 % du territoire. Comme pour les autres opérateurs, la couverture 5G est à ce jour inexistante puisque le gouvernement français n’a pas encore mis en vente les fréquences dédiées. Si Free s’impatiente, Bouygues préfèrerait une ouverture des enchères seulement en fin d’année voire en 2021.

Des offres sans engagement

À l’heure actuelle, Free propose 2 offres sans engagement. Cela signifie qu’il suffira d’une lettre recommandée ou plus simple, de changer d’opérateur par portabilité du numéro pour mettre fin au contrat. Au moment de la souscription à l’abonnement, il faudra acheter une carte SIM, facturée 10 euros. Il est possible de l’obtenir depuis le site Internet mobile.free.fr, mais également dans l’une des 85 boutiques Free Center et même par l’intermédiaire de l’une des 1000 bornes interactives disponibles dans certains commerces de proximité, dont de nombreux magasins de presse.

« Le Forfait Free » à 19,99 €

Sans engagement sur la durée, « le Forfait Free » est proposé pour 19,99 euros par mois. Il permet un accès Internet en 4G+ illimité. Le comportement du forfait est légèrement différent pour ceux qui disposent d’un abonnement Free pour leur Internet à domicile. En effet, dans ce cas le prix chute à 15,99 euros par mois et surtout la 4G+ est réellement illimitée sans baisse du débit une fois les 100 Go de données consommés, la 3G sur les réseaux Free ou Orange verra sa vitesse de transfert réduite une fois ce palier atteint.

Évidemment, les appels vers les téléphones fixes ou mobiles ainsi que les SMS sont gratuits vers la France métropolitaine et les DOM. Les MMS illimités vers la métropole sont payants vers les DOM. L’accès à FreeWiFi est inclus, il permet d’accéder aux hotspots ouverts sur les Freebox de tous les abonnés.

Ce forfait est très intéressant pour tous ceux qui voyagent régulièrement ou qui ont des amis ou de la famille à l’étranger. En effet, il est possible sans aucun coût supplémentaire d’appeler depuis la France les fixes de 100 destinations et même les mobiles des États-Unis, du Canada et de Chine. Grâce au roaming, il possible d’utiliser son smartphone sans frais supplémentaire depuis une large partie du monde. Il est en effet possible d’accéder à Internet à hauteur de 25 Go par mois depuis 65 pays, dont toute l’Amérique du Nord et pratiquement toute l’Eurasie. Mieux encore depuis l’Europe, les DOM, les États-Unis, le Canada, l’Afrique du Sud, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et l’Israël, il est possible de passer des appels et d’envoyer SMS et MMS en illimité vers tous les téléphones du pays et de France.

Toutefois, il faudra porter attention à un détail qui peut avoir de l’importance pour ceux qui auraient un smartphone un peu ancien. En effet, pour un smartphone 3G uniquement, le trafic Internet est limité à 3 Go avant d’être ralenti.

Le Forfait Free à 2 €

Ce petit forfait répondra aux utilisateurs aux besoins les plus limités. S’il offre les SMS illimités depuis la France, les DOM et l’Europe ainsi que l’accès FreeWiFi, le reste est largement réduit par rapport aux 2 autres forfaits. Les appels sont ainsi limités à 2 heures par mois et peuvent se passer vers les mobiles de France, d’Europe, des DOM, des États-Unis, du Canada et de Chine ou vers les fixes d’une centaine de destinations. Au-delà de ces 2 heures d’appel, il faudra compter 0,05 euro par minute d’appel supplémentaire. Si ce prix est raisonnable, on ne peut pas en dire autant des mégaoctets qui dépassent la limite de 50 Mo disponibles dans le forfait. En effet, chaque mégaoctet supplémentaire coûtera 0,05 euro. Cela veut dire que 1 Go de données se chiffrerait à 47,50 euros, près de 5 fois le forfait à 9,90 euros qui offre 50 Go. On ne peut donc que recommander à tous les abonnés de ce forfait de désactiver totalement les données mobiles. Les téléchargements en arrière-plan pour afficher les notifications e-mail, Facebook, etc. dépassent très probablement ces 50 Mo mensuels.

Les abonnés Freebox peuvent obtenir ce forfait gratuitement. En tant que forfait principal, il sera à réserver à ceux qui ne comptent pas utiliser Internet. Toutefois en second forfait, cela peut s’avérer utile aux abonnées SFR ou Bouygues qui disposent d’un smartphone double-SIM. Ainsi, en cas d’urgence en montagne ou dans un endroit avec une couverture limitée, il sera possible de passer sur cette seconde carte SIM pour passer des appels ou envoyer des SMS via les réseaux Free ou Orange.

Un manque d’innovation en attendant la 5G

Le plus gros reproche que l’on peut faire à Free est son relatif manque d’innovation sur les technologies mobiles. Ainsi, il est le seul opérateur à ne pas supporter le VoWiFi et le VoLTE. Même la Poste et Prixtel qui ne sont que des MVNO (des opérateurs virtuels qui non pas de réseau en propre), supportent ces technologies. Pour rappel, VoWiFi permet de passer les appels via le réseau WiFi si le smartphone est connecté. Cela permet d’améliorer la couverture à l’intérieur des bâtiments. Bien sûr, Free se repose sur la technologie FemToCell qu’il a intégrée aux Freebox Révolution et Mini 4K, mais il faut être abonné Freebox pour en profiter. La technologie VoLTE permet quant à elle de passer les appels vocaux sur la 4G. Cela permet de continuer à consulter Internet ou de recevoir ses e-mails tout en maintenant sa conversation téléphonique. Free Mobile l’avait annoncé, mais ce service n’a jamais été activé. Il paraît clair que Free se prépare à l’arrivée de la 5G, quitte à délaisser le déploiement de la 3G et des services 4G. Il semblerait que Free Mobile envisage de faire cohabiter la 4G et la 5G sur la même zone de fréquences des 700 MHz. D’ailleurs, l’opérateur aurait déjà commencé à installer des stations de base spécialisées AirScale ainsi que de nouveaux convertisseurs MDEA. Cela lui permettrait de déployer rapidement et à faible coût un réseau 5G, même si celui-ci ne disposera pas du débit complet qu’offre cette nouvelle technologie.